

En poussant les portes de la boulangerie Piekarnia Aromat, lepetitjournal.com/Varsovie s'est trouvé face à un dilemme quasi-insurmontable : comment rester professionnel le temps d'une interview quand l'image d'une mie finement alvéolée et le goût d'un éclair à la grenadine vous martèlent les sens ? Autant l'avouer, c'est avec peu de retenue que nous nous sommes prêtés au jeu de la dégustation dans cette boulangerie pâtisserie française tenue par la famille Adamczyk.
On entre à Piekarnia Aromat par une ruelle nichée au c?ur du quartier d'affaire de Varsovie, entre Zloty Tarasy et le musée d'Art contemporain. A l'intérieur, une déco minimaliste, quelques tables hautes et des magazines à disposition dans un présentoir. Preuve qu'ici les clients ont du mal à prendre leur baguette sans prendre également le temps d'un thé ou d'un expresso (vous auriez tort de passer à côté du café, issu d'un petit torréfacteur de Praga). Dans cette harmonie de bois et de blanc se dégage une impression de fraîcheur, renforcée par la quasi-absence de séparation entre le fournil et la boutique ; une simple vitre permet de contempler le travail des artisans tout en vous régalant du produit fini... Un vrai plaisir !
Une petite saga familiale

L'exigence de la qualité

Ne pas s'enfermer dans les canons de la pâtisserie française
Le choix de la mixité est visible sur l'étal, avec une large gamme de pains spéciaux : scandinaves avec le "Brød", baguettes torsadées à la farine de maïs, pain de seigle, ou encore à la carotte, une recette très plébiscitée au Danemark. Côté pâtisserie, on retrouve en plus des classiques français, des éclairs déclinés en saveurs « chocs » comme la grenadine, des cinnamon "Kanelbulle" (une viennoiserie d'Europe du Nord à la cannelle) et des gâteaux maisons aussi beaux que bons.
L'extrême attention portée aux matières premières et le talent créatif des artisans de Piekarnia Aromat leur assure une clientèle fidèle, sans surjouer la carte de la France, comme c'est parfois le cas avec d'autres établissements de la capitale. Au fond, la griffe française, au-delà d'une enseigne ou d'un nom, c'est d'abord une question de savoir-faire.



Smacznego!
Arnaud Chaffange (lepetitjournal.com/Varsovie) ? Mercredi 29 avril 2015
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