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Transparence : la Communauté valencienne parmi les meilleures régions d’Espagne

La Communauté valencienne s’impose désormais comme l’une des régions les plus transparentes d’Espagne. Selon une étude publiée par la Revista Vasca de Administración Pública (RVAP), la Generalitat valencienne atteint la deuxième meilleure note du pays en matière de transparence publique, juste derrière la Catalogne.

Vue panoramique de la Cité des arts et des sciences de Valence avec des citoyens consultant des données publiques sur des écrans numériques, illustrant la transparence et l’administration ouverte de la Communauté valencienne.Vue panoramique de la Cité des arts et des sciences de Valence avec des citoyens consultant des données publiques sur des écrans numériques, illustrant la transparence et l’administration ouverte de la Communauté valencienne.
@Image générée par IA via DALL·E – OpenAI
Écrit par Paul Pierroux-Taranto
Publié le 26 mai 2026

La Communauté valencienne veut apparaître comme l’une des vitrines espagnoles de la transparence publique. Et cette fois, ce n’est pas seulement un discours politique : les chiffres semblent lui donner raison.

Avec 98 points sur 100, la région valencienne dépasse largement la moyenne nationale, établie à 74,3 points, et rejoint le cercle très restreint des autonomies espagnoles considérées comme des références en matière de gouvernement ouvert.

 

Transparence : la Catalogne et Valencia creusent l’écart en Espagne

Menée par le chercheur basque Lander Jauregi-Maza, l’étude passe au crible les portails de transparence des 17 communautés autonomes espagnoles. Derrière les notes, une question simple : jusqu’où les citoyens peuvent-ils réellement accéder aux informations publiques, les comprendre, les exploiter et suivre l’action des administrations dans le temps ?

En tête du classement, la Catalogne frôle le sans-faute avec 99 points. La Communauté valencienne suit à un souffle (98), devant la Castille-et-León (93). Trois régions seulement dépassent la barre des 90 points.

À l’autre bout du tableau, le contraste est brutal. La Cantabrie plafonne à 40 points, l’Estrémadure à 41. Presque 60 points d’écart entre les régions les plus transparentes et celles où l’accès à l’information publique reste encore fragmenté, peu lisible ou difficilement réutilisable.

 

Pourquoi la Communauté valencienne fait figure de modèle

Le rapport souligne plusieurs points forts du modèle valencien. Premier élément mis en avant : la connexion jugée « robuste » entre les plateformes institutionnelles GVA Oberta et Dades Obertes, qui permettent non seulement d’accéder aux données publiques, mais aussi de les réutiliser facilement.

Concrètement, les informations budgétaires, les contrats publics ou encore les dépenses de l’administration sont publiés dans des formats ouverts, avec des licences claires, facilitant leur exploitation par les chercheurs, les entreprises ou les citoyens.

L’étude insiste aussi sur l’ergonomie des portails de la Generalitat. Menus intuitifs, moteurs de recherche efficaces, organisation claire des contenus… Autant d’éléments qui renforcent l’accessibilité de l’information publique.

Autre point salué : le niveau de détail des données économiques publiées. La Communauté valencienne met notamment à disposition des séries historiques permettant de suivre l’évolution des comptes publics dans le temps, une pratique encore loin d’être généralisée ailleurs en Espagne.

 

La grande fracture des régions espagnoles

Derrière ce classement se joue surtout une mutation plus profonde de l’administration espagnole. Depuis la loi sur la transparence adoptée en 2013, les communautés autonomes sont poussées à ouvrir davantage leurs archives : contrats publics, subventions, budgets, évaluations ou fonctionnement interne doivent progressivement sortir des tiroirs administratifs.

Cette logique de « gouvernement ouvert » s’est encore accélérée ces dernières années sous l’impulsion de l’Open Government Partnership (OGP) et du nouveau plan espagnol de gouvernement ouvert 2025-2029, qui pousse les régions à rendre leurs données plus accessibles, plus lisibles et réellement réutilisables.

Mais l’étude montre aussi une Espagne à plusieurs vitesses. Certaines autonomies disposent désormais de plateformes numériques cohérentes, pensées pour faciliter l’accès à l’information publique. D’autres continuent d’empiler des documents dispersés, difficilement consultables ou publiés dans des formats peu exploitables.


 

La transparence, nouvelle vitrine politique de la Communauté valencienne

Dans le cas de la Communauté valencienne, les auteurs estiment que la transparence dépasse désormais le simple cadre légal. Elle devient un outil politique de reddition de comptes et de participation citoyenne. Le portail valencien intègre ainsi des espaces dédiés au suivi des politiques publiques, à l’évaluation des plans stratégiques de la Generalitat et à la consultation des données administratives dans des formats ouverts.

Cette deuxième place nationale offre aussi une victoire symbolique au gouvernement de la Communauté valencienne, qui cherche depuis plusieurs années à projeter l’image d’une administration plus moderne, plus lisible et plus ouverte au public.

Derrière les plateformes et les tableaux de données, l’enjeu est bien sûr politique. Dans une Espagne où la méfiance envers les institutions reste forte, rendre les dépenses publiques plus transparentes est une manière de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.
 

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