

Comme l´année dernière à l'École Officielle de Langues de Sagunto située à 25 km au nord de Valence, Geneviève Nieto, professeure de français, a fêté les Catherinettes avec ses élèves. Arrivée à la rentrée 2013 à l´Ecole Officielle de Langues de Valence, elle a de nouveau fait vivre cette tradition avec Marisa Tarazona, chef du département de français, et l'ensemble des professeurs de français de l´Ecole Officielle de Langues de Valence. Une tradition ancestrale où les femmes qui ont atteint l'âge de 25 ans et ne sont toujours pas mariées, mettent un chapeau plus ou moins extravagant où prédominent le jaune et le vert, décoré avec des objets faisant allusion à leur personnalité ou à leur profession.
(Photo DR)
Sainte Catherine : une tradition ancrée. D´après l'ouvrage de Paul Yves Sébillot intitulé "Folklore et curiosités du vieux Paris", avant d'être la sainte patronne des jeunes filles, elle était celle des écoliers, des philosophes et de la faculté de théologie de Paris, parce qu'elle était très érudite. Vers la Sainte Catherine, dans les collèges, les élèves soutenaient des thèses appelés "catherinettes" pour cette raison. Au Moyen âge, c'était la plus populaire des saintes. Elle devint sans doute la patronne des jeunes filles parce que "Céatharina" en grec veut dire "toujours pure, immaculée".
Quant à l'expression "coiffer la sainte Catherine" elle vient du fait qu'autrefois, en France, on habillait les statues et que les jeunes filles étaient chargées de ce soin. On devait confier aux plus âgées le soin de coiffer la sainte, d'où l'expression. Quant à l'âge de 25 ans, il était considéré comme la fin de la jeunesse. Ainsi la Sainte est devenue la patronne des Fileuses, des Couturières et des Modistes jusqu'à être reconnue comme celle des jeunes filles célibataires. Pour conserver cette tradition, des régions de France organisent des concours de chapeaux et les grandes Maisons de Couture, un défilé de mode avec de très beaux chapeaux, comme par exemple à Paris.
Un travail d´équipe où tradition rime avec création
C´est en effet la fête des modistes, (créateurs de chapeaux) dans toutes les grandes maisons de couture parisienne. Elle donne ainsi l´occasion aux petites mains de préparer les plus beaux chapeaux et comme à l´Ecole Officielle de Langues, elle est aussi l´occasion de renforcer l´esprit d´équipe. Cette fête est célébrée à l'École Officielle de Langues au sens le plus large du terme : de cette façon, les élèves confectionnent leurs chapeaux à la maison et défilent en classe. Les ?uvres qui demandent une semaine entière de travail, celle du 25 novembre bien sûr, ont été exposées du 2 au 9 décembre pour que tous les élèves, les professeurs, ainsi que le personnel de l'école puissent les voir et voter pour les trois meilleurs chapeaux, avec remise de prix à la fin. Des hommes et des femmes de tout âge ont participé à cette fête donnant libre cours à leur imagination et créativité !
Cécile PANISSAL (www.lepetitjournal.com- Espagne) Mercredi 11 décembre 2013







