

Son Excellence l'Ambassadeur, Chef de Délégation de l'UE, Mme Laura BAEZA est intervenue lors du colloque "Le nouveau Maghreb et l'Union Européenne", qui a eu lieu les 27 et 28 septembre 2012 à l'Hôtel Africa, Tunis
"Les défis lancés et les mutations survenues suite au Printemps arabe imposent une nouvelle stratégie pour relancer les relations entre l'UE et les Etats du Maghreb. Le Maghreb est une région avec un potentiel de développement très important. Mais, tout en disposant d'une avantageuse position géostratégique, d'importantes ressources naturelles et humaines, ainsi que de liens culturels et linguistiques partagés, le Maghreb reste l'une des régions les moins intégrées au monde.
Les changements politiques qui ont eu lieu en 2011 dans la région élargie ont été alimentés à la fois par l'existence de régimes autoritaires et des économies relativement fermées.
Pour répondre aux aspirations des peuples pour une meilleure vie et des emplois décents, les pays du Maghreb devraient créer de nouvelles opportunités pour ses citoyens.
En s'appuyant sur sa propre expérience d'intégration, l'UE soutien le renouveau de l'élan observé depuis un an vers une meilleure intégration entre les Pays maghrébins, ainsi que l'instauration d'une coopération plus étroite entre le Maghreb et l'UE.
Les pays du Maghreb se trouvent aujourd'hui face à des défis fondamentaux, notamment dans les domaines liés aux réformes démocratiques et économiques, ainsi que dans le secteur sécuritaire.
De plus, il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne l'environnement et le changement climatique. Ces enjeux représentent aussi des opportunités historiques pour approfondir notre partenariat.
Le soutien et la contribution que l'UE envisage d'offrir prochainement aux pays du Maghreb dans les divers secteurs, pourrait tourner autour des axes suivants:
Au niveau du renforcement de la démocratie :
? un soutien aux acteurs qui luttent pour des changements démocratiques dans leur pays;
? un soutien à la coopération et les échanges entre les parlements des pays du Maghreb et ceux des États membres de l'UE et du Parlement européen;
? un soutien à la modernisation des systèmes de justice;
? un renforcement des médias et de la culture en tant que vecteurs de
démocratisation
Au niveau économique :
? l'aide à l'amélioration de l'éducation et la formation comme éléments clés dans le
cadre de la création d'emplois et l'employabilité;
? l'établissement d'un dialogue technique pour discuter de toutes les étapes successives
vers l'intégration des marchés;
? l'aide au développement du secteur privé;
? l'appui à la promotion d'une meilleure coordination concernant le développement
des moyens de transport intra-régionaux en mobilisant des fonds supplémentaires
et l'assistance technique.
Au niveau de la migration
? Une amélioration de la mobilité offerte aux citoyens maghrébins dans un
environnement bien géré et sécurisé;
? Le développement de capacités dans la gestion des frontières et la surveillance.
Au niveau de l'énergie
? Le développement d'un espace intégré de l'énergie grâce à un partenariat renforcé,
en commençant par les énergies renouvelables et le développement d'un marché
intégré de l'électricité, bénéficiant à la fois le Maghreb et l'Union européenne;
? La coopération pour l'achèvement de la boucle d'électricité Ouest-méditerranéenne
le long de deux couloirs (Algérie-Maroc-Espagne-France-Algérie / Libye-Tunisie-Italie).
Au niveau de l'environnement
? La mise à disposition de fonds supplémentaires pour couvrir les besoins
d'investissement de la région et pour des projets d'infrastructure liés à
l'environnement
Au niveau de la protection civile
renforcer la coopération régionale au Maghreb et avec l'UE afin de prévenir et - au cas échéant - faciliter les réponses coordonnées vis-à-vis aux catastrophes naturelles et
d'origine humaine.
La Rédaction (www.lepetitjournal.com/tunis.html) mercredi 3 octobre 2012













