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DIPLOMATIE - Entretien avec Bertrand Delanoë à la résidence de France

Écrit par Lepetitjournal Tunis
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 10 décembre 2012

Bertrand Delanoë a donné le 6 novembre, une conférence de presse à la résidence de France à la Marsa

 

Bertrand Delanoë, ainsi que l'ambassadeur de France François Gouyette ont reçu journalistes français et tunisiens dans les salons de la Résidence de France, afin d'évoquer le relations franco-tunisiennes, et le but du voyage du maire de Paris.

Voici ses propos concernant la coopération décentralisée tuniso-française :

"Je suis venue en Tunisie pour rencontrer les acteurs principaux, de tous bords, de la nouvelle démocratie. Je ne suis pas venu faire un discours sur la coopération décentralisée, il faut que les actes qui vont avec soient bien concrets. Nous avons pu donner un coup d'accélérateur à cette coopération et ce qui m'intéresse, c'est le bénéfice pour la population"

"Nous avons bien travaillé avec Monsieur Lasram, Maire de Tunis : il m'a demandé si je pouvais, comme je l'avais fait pour le passé à Bizerte, mettre en oeuvre la rénovation de trois cimetières, un chrétien, un juif, un musulman.  C'est une demande qui s'inscrit tout à fait dans la mentalité tunisienne et je n'ai pas eu besoin de réfléchir pour dire oui."

"J'ai gardé des relations privilégiées avec la Tunisie. Il faut dire que je suis Tunisien, la Tunisie est mon premier pays, et la France est ma patrie. J'ai bien sûr de nombreux amis de longue date : Moncef Marzouki que je connais depuis plus de vingt ans, et que j'ai soutenu lorsqu'il était poursuivi par l'ancien régime, Kamel Jendoubi à qui l'on doit entre autres, de premières élections exemplaires, Mokhtar Trifi, Président de la Ligue des Droits de l'Homme. Beji Caïd Essebsi est aussi un ami, et je rencontre ces personnes autant à titre privé qu'à titre officiel"

"la Tunisie est en train de construire quelque chose de nouveau. La démocratie n'est pas simple, mais elle est bien sûr plus intéressante que la dictature. L'assemblée constituante va devoir rechercher des compromis pour finaliser la constituante, car le nouveau paysage politique tunisien est éclectique. Il faut que la France soit aux côtés du peuple tunisien, et ne pas se positionner en faveur de tel ou tel candidat ou parti.  La France doit montrer sa solidarité au peuple Tunisien, qui saura faire ses propres choix. Concernant les critiques sur la rencontre entre Laurent Fabius et Beji Caïd Essebsi, sachez que la France se doit de recevoir tous les acteurs de la nouvelle scène politique et civile tunisienne. Beji Caïd Essebsi a demandé cette entrevue, ce qui est tout à fait logique. Il est un ancien premier ministre et il est un personnage politique de poids pour les prochaines élections."

"Malgré mon agenda surchargé, j'ai tenu à rencontrer et apporter mon soutien à la jeune femme violée par deux policiers et à discuter avec ses avocats. C'est une jeune femme traumatisée qui  a besoin de temps pour se reconstruire. Je ne peux pas parler au nom de ses avocats, mais les choses évoluent dans le bon sens : les policiers sont en prison, et la plainte à son encontre ne devrait pas être maintenue"

La conférence de presse a duré 30 minutes, et a été suivie d'un cocktail dans les jardins de la Résidence. François Gouyette et Bertrand Delanoe ont rappelé, dans leur discours, la volonté de la France de soutenir la transition démocratique. Bertrand Delanoe a ensuite invité sur le podium un invité d'honneur : le fils de Farhat Hached et lui a annoncé officiellement que prochainement un lieu parisien porterait le nom de son père.

La Rédaction (www.lepetitjournal.com/tunis.html) mercredi 7 novembre 2012

logofbtunisie
Publié le 7 novembre 2012, mis à jour le 10 décembre 2012
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