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TERRORISME – La France et la Tunisie coopèrent dans l'enquête de Nice

Par Lepetitjournal Tunis | Publié le 02/11/2020 à 00:00 | Mis à jour le 02/11/2020 à 10:10
BASILIQUE DE NICE TERRORISME

Le Président tunisien Kaïs Saied s'est entretenu ce samedi 31 octobre par téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron de la migration clandestine, au surlendemain d'un attentat à Nice dont l'auteur est un Tunisien.

Le 29 octobre, trois personnes ont été sauvagement tuées dans la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption, à Nice. L'assaillant, Brahim Issaoui, est un Tunisien de 21 ans arrivé clandestinement en Europe depuis Sfax vers l'île italienne de Lampedusa le 20 septembre, avant de rejoindre la France 24 ou 48h avant l'attaque. Il n'était pas fiché pour terrorisme, mais avait des antécédents judiciaires de droit commun, de violence et de drogue.  

Le pronostic vital de l'assaillant hospitalisé n'est plus engagé, mais son état actuel n'est pas compatible avec un interrogatoire. Six personnes proches de l'assaillant sont actuellement en garde à vue.

Quinze jours après l'assassinat de Samuel Paty enseignant d’histoire-géographie, à Conflans-Sainte-Honorine par un islamiste d'origine tchétchène qui bénéficiait du statut de réfugié en France, ce nouvel acte barbare serait également lié aux caricatures du Prophète par Charlie Hebdo, qui avaient été utilisées par le professeur, dans un cours sur la liberté d'expression. 

Migration clandestine 

Kais Saied et Emmanuel Macron ont évoqué les relations bilatérales, " les actes terroristes que la France a connus et subit toujours ", ainsi que " la question de la migration clandestine et les solutions à trouver ensemble pour faire face à ce phénomène, qui s'aggrave "

Le chef d’Etat tunisien s’est engagé à faciliter le rapatriement de plusieurs fichés S (atteinte à la sûreté de l'Etat) d’origine tunisienne. Une visite de Gérald Darmanin, Ministre de l'Intérieur de la France est prévu en fin de semaine en Tunisie. Il y rencontrera son homologue, Taoufik Charfeddine, 
 

Enquêtes en France et en Tunisie
Le chef du gouvernement tunisien Hichem Mechichi a appelé le 31 octobre, ses ministres de l'Intérieur et de la Justice à coopérer pleinement avec les autorités françaises dans l'enquête et réitéré la " condamnation totale et absolue " de cette opération " terroriste brutale et lâche ".

La Tunisie a également lancé une enquête, et les autorités ont arrêté le 29 octobre deux personnes après la publication d'une vidéo sur les réseaux sociaux, qui revendique l'attaque par une organisation inconnue, " Al Mahdi ". Cette revendication n'a pas été jugée crédible par les experts des mouvements djihadistes.

Kaïs Saied a également dénoncé " toutes les formes de violence et de terrorisme " ... " Il existe de nombreuses personnes qui se servent de l'islam pour recruter d'autres personnes dans le but non seulement d'offenser l'islam mais également de détruire les relations entre les peuples et nations ", selon le communiqué de la présidence. 

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