

Lundi 21 mai, le Parti Socialiste a organisé un meeting à Tunis dans le cadre des législatives 2012, pendant lequel sont intervenus Jean Louis Bianco, Pouria Amirshahi et Martine Vautrin Jedidi
C'est à l'hôtel Belvédère Fourati que nous avons assisté au meeting de la section du PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS en Tunisie.
Jean-Louis BIANCO, ancien Secrétaire général de l'Elysée sous la présidence de François Mitterrand, ancien ministre, député et président du conseil général des Alpes-de-Hautes-Provence, a présenté le candidat au législatives, Pouria AMIRSHAHI, ainsi que sa suppléante Martine VAUTRIN-DJEDIDI.
Voici ses propos* :
"Un homme et une femme qui portent et qui représenteront nos valeurs, celles de tous les citoyens, des citoyens à part entière et non pas des citoyens à part, comme le veulent la droite et l'UMP.
Nous sommes dans une période particulière, au sortir d'un vote historique, dans le sens où François Hollande est le 2e Président socialiste de la Ve république. Il est à craindre que cet engouement ne retombe, rien n'est joué car le score que François Hollande a fait en Tunisie ne préjuge pas de la suite.
Imaginez qu'il y ait beaucoup moins de gens qui votent pour les législatives. En effet, ce vote est une première pour les Français de l'Etranger. Il existe donc un risque et il faut donc se mobiliser et mobiliser autour de vous.
Si François Hollande n'a pas la majorité au gouvernement, il ne pourra pas mener la politique qu'il a prévue. Imaginez vous un gouvernement de cohabitation avec Jean François Copé 1er Ministre ?François Bayrou a dit qu'il n'y avait aucune chance que la France se redresse s'il y avait cohabitation.
Les priorités à défendre sont la jeunesse et la justice, par ces temps ou règnent la précarité, le chômage et l'insécurité. Les efforts ont tout de suite commencé : baisse du salaire des ministres, abrogation de la loi injuste Guéant.
François Hollande a souvent été critiqué sur le fait qu'il n'avait jamais été Ministre, tout comme Angela Merkel et Barack Obama. Il a parfaitement tenu son rôle de Président lors des débats avec eux. Il a également prouvé sa détermination en promettant le retrait total des troupes d'Afghanistan fin 2012.
Nous devons réhausser l'image de la France et lui redonner son exemplarité. Nous devons redonner confiance aux Français, mais aussi aux pays voisins."
Pouria AMIRSHAHI : Candidat du Parti Socialiste dans notre 9éme circonscription
Secrétaire national du Parti Socialiste à la coopération, à la francophonie, à l'aide au développement et aux droits de l'Homme, a ensuite pris la parole.
Voici ses propos* :
"Tout d'abord j'insiste sur la nécessité de se mobiliser lors de ces élections législatives afin d'obtenir la majorité. Les années à venir vont être déterminantes, avec une Europe qui s'affaisse, des replis identitaires, le chômage et la montée de l'extrême droite.
Je me suis investi dans cette campagne, j'ai parcouru les pays d'Afrique pour donner au Parti Socialiste une vision du monde. Si la gauche a perdu en 2007, c'est qu'elle n'était pas prête. Des choses se jouent entre les deux rives de la Méditerrannée et cette candidature s'inscrit dans un processus de reformulation de la coopération, des partenariats économiques, éducatifs, culturels auxquels on doit donner de grandes ambitions.
Il faut fixer un horizon assez lointain. On ne peut pas faire l'UPM dans une ambiance d'islamophobie et de xénophobie. Il faut rompre avec la Françafrique et proposer une nouvelle politique internationale commune, une économie commune, riche en emploi pour des millions de jeunes.
Nous devons mettre en oeuvre de grands projets dans une perspective de gestion commune pour des raisons stratégiques et de coopération culturelle. Je ne vois pas la Françafrique comme le rayonnement de la France.
Aujourd'hui, la coopération ne peut plus exister seulement d'Etat à Etat, mais de société civile à société civile, d'entreprise à entreprise.
Concernant les propositions pour lesquelles je vais me battre, il est important de réduire considérablement le coût de l'école. Il est inacceptable de payer 550 euros par mois et par enfant pour l'accès à l'école. Seulement 2% des Français résidant à l'étranger ont bénéficié de la gratuité. Il n'y a pas de raison que les Français établis hors de France ne bénéficient pas de l'école pour tous. Nous devons demander un moratoire à notre nouvelle Ministre à ce sujet.
Nous devons également obtenir que les familles aux revenus moyens puissent avoir accès aux bourses d'études. Quant aux enseignants, non seulement l'ancien gouvernement a supprimé 100 000 postes, mais il a en plus supprimé leur formation. Nous devons réinstaller la formation des enseignants, car il est impensable qu'un enseignant prenne directement ses fonctions à peine son diplôme obtenu.
Concernant la Sécurité Sociale, une refonte s'avère nécessaire, la CFE étant bien évidemment trop onéreuse. Sont à revoir la rétroactivité, le prolongement des droits, les droits pour les couples, entre autres.
J'ai été syndicaliste, militant associatif, je compte bien faire en sorte que les associations de parents d'élèves, patronales, syndicales continuent à être dans cette exigence, afin que les français de l'étranger ne soient pas les oubliés.
Si je suis élu, je serai avec vous à travers les associations et je me rendrai pour 10 jours tous les 3 mois dans chaque pays de la circonscription, ainsi qu'une fois par an, hors session parlementaire, pour faire le bilan de l'année écoulée.
J'insiste aussi sur le rôle des élus de l'AFE et particulièrement Martine Vautrin Jedidi, qui vit en Tunisie et qui est une femme remarquable, qui se bat tous les jours sur le terrain.
Je vous rappelle encore une fois qu'il est très important de se mobiliser et de voter dans cette circonscription, car c'est aussi cela qui détermine le degré de présence française. Marquer sa présence, c'est éviter les suppressions de consulat, préserver le service public, c'est être citoyen.
J'aimerais que cette majorité soit apportée par les Français de l'étranger, au regard de ce qui se passe depuis 5 ans, qu'ils assument pleinement ce message : nous sommes tous des français, que l'on s'appelle Kader, Mohamed ou Martin, et fiers de l'être."
Martine VAUTRIN-DJEDIDI : Suppléante - Conseillère élue à l'Assemblée des Français de l?Etranger, a pris la parole.
Voici ses propos* :
Le 6 mai, nous avons réglé une partie du problème. Nous ne pouvons pas nous permettre un échec dans cette circonscription et nous devons nous mobiliser. Dans les 11 circonscriptions, nous avons la chance d'avoir un socle d'électeurs convaincus. Tout le monde s'est félicité ici en Tunisie de la victoire de François Hollande, il faut la conforter. Il faut absolument participer à cette élection et obtenir un fort taux de participation.
Chaque voix compte. Nous pouvons à quelques voix près, perdre la majorité".
*en substance
Propos recueillis par la Rédaction (www.lepetitjournal.com/tunis.html) mercredi 23 mai 2012
Pouria Amirshahi et Martine Vautrin Djedidi vous rencontreront également
Mercredi 23 mai à partir de 19 H à Sousse
Ecole primaire Française Guy de Maupassant - Boulevard El Ghazali
et Jeudi 24 mai à Bizerte
partisocialistefrancaistunisie@gmail.com













