

Zine-Eddine MJATI est candidat EELV aux élections législatives de juin 2012 pour les Français de la 9éme circonscription, qui regroupe les 16 pays du Maghreb et de l'Afrique de L'Ouest
Zine-Eddine M'JATI est né le 21 février 1958 à Casablanca au Maroc. Il grandit dans cette ville jusqu'à son départ pour la France en 1981.
Après l'obtention de son baccalauréat au lycée Ibn Toumert, et poussé par sa passion pour les sciences humaines, il abandonne ses études d'ingénieur chimiste pour celles de sociologie à Amiens et à Paris.
Carrière professionnelle
Sa carrière professionnelle débute dans le domaine des enquêtes et des sondages, mais son militantisme pour la reconnaissance de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE) le pousse à travailler pour la protection de l'enfance. Il se spécialise dans celle des Mineurs Isolés Etrangers (MIE). Tout récemment, il a travaillé avec certains pays Africains dans le cadre de la coopération décentralisée et le codéveloppement, notamment pour le développement durable.
Engagement politique
AU MAROC
Sensibilisé très jeune aux questions de défense des droits Humains et de la démocratie, il participe aux luttes pour un Etat de droit au Maroc. Il adhère à l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), qu'il quitte en 1977 après le procès d'Abraham SERFATY et ses camarades, pour rejoindre l'extrême gauche marocaine. De retour sur sa terre natale, il milite au sein de l'Association Démocratique des Français de l'Etranger (FDM-ADFE) section du Maroc. Il est aussi membre de l'association marocaine Touche pas à mon enfant.
EN FRANCE
Zine-Eddine MJATI prend des responsabilités au sein de l'Union Nationale des Etudiants Marocains (UNEM) syndicat estudiantin qui a formé certains cadres politiques marocains, il devient en 1991 le compagnon de lutte d'Abraham SERFATY après l'expulsion de ce dernier vers la France. Ils restructurent, avec d'autres camarades, l'organisation Ila Al Amam et créent le Mouvement des Démocrates Marocain en France, puis la Voie Démocratique.
Il a toujours le souci de lier son combat pour un Etat de droit au Maroc à celui pour l'égalité en France. Il participe aux marches qualifiées "des Beurs", celles pour l'égalité et contre le racisme en 1983 et aux autres les années suivantes. Il milite au sein de l'association Texture, et la Fédération des associations Mémoire Fertile pour une nouvelle citoyenneté. Il se prononce contre la double peine, et pour la citoyenneté des jeunes Français issus de l'immigration. Il est pour le droit de vote des étrangers non communautaires, et contre la discrimination et la stigmatisation des quartiers populaires.
Après la mort d'Hassan II et le retour d'Abraham SERFATY au Maroc en 1999, il se consacre à la politique française et adhère aux Verts.
ECOLOGIE POLITIQUE
Selon lui, l'écologie est d'abord un paradigme de l'équité. Il s'agit d'un nouveau contrat social entre les Hommes. Sa conception tend vers un nouvel humanisme qui place l'Homme dans son milieu, dont il reste partie intégrante, se refusant de le dissocier de son environnement, et liant par le développement durable son présent à son avenir. Il participe activement au rassemblement des écologistes et la création d'Europe Ecologie-Les Verts.
Responsabilités politiques
RESPONSABILITÉS AU SEIN DES VERTS
Zine-Eddine MJATI occupe au sein des Verts différents postes à responsabilité au niveau local, régional et national. Il est responsable de la fédération des Français établis hors de France d'Europe Ecologie Les Verts (EELV-HDF), pour organiser les Français du Monde.
CONSEILLER RÉGIONAL
Elu Conseiller Régional d'Ile de France de 2004 à 2010, il préside le Conseil de l'Egalité de cette région (CEIF). Il est aussi administrateur de l'Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des Chances (ACSE), poursuivant ainsi son combat contre les discriminations et pour l'égalité. D'autre part, il s'occupe de la coopération décentralisée avec certaines régions Africaines, du sport, de la politique de la ville?

Mes cher-e-s compatriotes résident-e-s au Maghreb et en Afrique de l'Ouest, comme vous le savez, nous allons les 3 et 17 juin prochains élire notre député, et j'ai l'honneur de solliciter aujourd'hui vos suffrages pour devenir votre représentant à l'Assemblée Nationale.
Mes cher-e-s compatriotes,
Né en 1958 à Casablanca, où j'ai grandi et suivi toute ma scolarité, je me suis installé en France en 1981 pour étudier, travailler, fonder une famille, et poursuivre mes activités militantes et politiques sans entraves, notamment au sein de l'écologie politique depuis 1992. Elu Conseiller Régional d'Ile de France de 2004 à 2010, et en charge de la coopération décentralisée avec l'Afrique, j'ai beaucoup travaillé avec le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest, ce qui m'a permis d'approfondir ma connaissance de l'ensemble de la région, et de bien connaître les problèmes auxquels les Français établis dans cette région sont confrontés. J'ai notamment eu l'opportunité de lutter avec mes moyens contre cette Françafrique qui prolonge la domination française sur les ressources naturelles (minières, halieutiques, et agricoles) de la région, laissant derrière elle désolation, misère et dictature. Elle doit être remplacée par une réelle coopération respectant la souveraineté des peuples pour construire un développement solidaire basé sur le Développement Durable : ce sera l'un de mes combats prioritaires.
Ce parcours politique en France et en Afrique, ainsi que mes luttes pour la démocratie et l'égalité ont fait de moi un homme de gauche et écologiste. Je serai donc, si vous m'accordez votre confiance, le député qui défendra au mieux vos intérêts : en priorité votre sécurité, mais bien sur également votre protection sociale, l'éducation de vos enfants, votre fiscalité et la réforme des institutions qui vous représentent.
Concernant la sécurité, vous savez que notre magnifique région est malheureusement instable : il suffit de constater ce qui s'est passé il y a quelques années en Côte d'Ivoire que nombre de nos compatriotes ont dû quitter précipitamment en abandonnant tout derrière eux. De la même façon, les évènements récents en Tunisie, en Libye, ou encore aujourd'hui au Mali, ne sont pas faits pour nous rassurer. La sécurité des biens et des personnes, l'accueil de nos compatriotes évacués ou en difficulté seront mes priorités. A ce propos, au moment où je vous écris, j'ai une pensée toute particulière pour nos compatriotes otages de l'AQMI.
La CFE
La sécurité sociale sera aussi l'un de mes combats afin de réformer en profondeur la Caisse des Français de l'Etranger. Il faut que les droits et prestations proposés par la CFE soit équivalents à ceux de nos compatriotes vivant en France. En particulier, nos concitoyens les plus en difficulté doivent pouvoir bénéficier de notre solidarité. Ainsi, je m'engage à ?uvrer pour réformer l'assistance sociale des consulats afin qu'elle devienne plus efficace et plus ciblée sur nos difficultés réelles.
Ma suppléante Mme Laurence Bonneterre-Bernoussi, enseignante à Tunis, est très informée des problèmes liés à la scolarité de nos enfants. Avec elle, je suis pour la gratuité de l'écolage : aujourd'hui, la scolarité d'un élève en France coûte 10.000 euros, alors que celle d'un élève Français hors de France n'atteint pas 5.000 euros. Cette discrimination est anticonstitutionnelle : Il faudra sortir des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy et de la position idéologique de certains partis de gauche pour que la contribution de l'Etat pour la scolarité d'un élève hors de France devienne équivalente à celle d'un élève sur le sol français.
La discrimination
A propos de discrimination, je me battrai également pour que cesse l'amalgame entre expatriation et exil fiscal. Je m'opposerai à la double imposition proposée par Jérôme Cahuzac (PS) et Edouard Courtial (UMP) et j'?uvrerai pour l'amélioration des conventions fiscales.
D'autre part, je lutterai de toutes mes forces contre cette agression permanente dont sont victimes les binationaux, que l'UMP considère comme des Français à part et auxquels M. Edouard Courtial souhaite retirer la nationalité française s'ils ne payent pas d'impôts en France. Or, la nationalité française est liée au sang, au sol ou à une volonté d'appartenir à la communauté nationale. Nous autres Français binationaux sommes des Français à part entière. Nous devons notamment pouvoir faire venir nos conjoints et nos familles sans être constamment suspectés. Ainsi, je me battrai pour réexaminer les politiques de visas, et rendre la Kafala (procédure d'adoption spécifique au droit musulman) juridiquement valable.
Resserrer les liens avec la France
Enfin, je ferai tout pour resserrer nos liens avec la France, et en priorité, j'?uvrerai pour une réforme en profondeur de l'Assemblée des Français de l'Etranger (AFE), qui dispose aujourd'hui de trop peu de pouvoirs, pour qu'elle prenne toute sa dimension d'institution en charge des intérêts des Français établis hors de France.
Resserrer les liens avec la France, c'est aussi participer à la vie publique. C'est pour cette raison que je vous engage à réaliser en votant un acte citoyen démontrant votre attachement à nos institutions. Comme le dit le proverbe "loin des yeux, loin du c?ur" : cette élection est une occasion historique pour nous, Français établis hors de France, de manifester notre attachement à notre démocratie. Saisissons-la et montrons notre force.
Mes cher-e-s compatriotes,
La France n'en peut plus après dix ans de gouvernement de droite. Elle a besoin de changement pour mieux répondre aux défis du présent et de l'avenir.
En votant pour moi, vous choisissez un député de la gauche unie, rassemblée et plurielle, riche de sa diversité : une gauche forte et efficace.
Le 3 juin, votez massivement, votez pour un député qui vous ressemble.
Zine-Eddine M'JATI
Site de campagne : legislatives2012.mjati.fr - Contact : mjati2012@gmail.com
NDLR : Zine-Eddine M'Jati sera en meeting le 25 mai, à la Marsa, voir notre brève à ce sujet













