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LEGISLATIVES - Biographie et programme d'Alexandre Foulon

Écrit par Lepetitjournal Tunis
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Alexandre Foulon est candidat indépendant aux élections législatives de juin 2012 pour les Français de la 9éme circonscription, qui regroupe les 16 pays du Maghreb et de l'Afrique de L'Ouest

 

Fiche biographique

Alexandre Foulon est né en Seine-et-Marne (77) et a passé son enfance puis fait ses études entre plusieurs villes françaises : Angers, Clermont-Ferrand, Bordeaux bien qu'ayant ses racines plus à Paris, dans le Lot, l'Aveyron et la Normandie (et aussi un peu en Russie) qu'ailleurs. Il a étudié les Sciences Politiques et les Relations Internationales et a choisi d'émigrer en Afrique tôt dans sa vie.

Il a aujourd'hui 29 ans, travaille comme consultant indépendant, à de nombreuses politiques publiques (protection sociale, agriculture, etc.) dans plusieurs pays du continent. Il vit entre Casablanca et Abidjan et partage sa vie avec sa compagne, ivoirienne.

Engagé à gauche depuis toujours (mis à part un bref épisode gaulliste vers l'âge de 10 ans?) son parcours a longtemps été associatif. Il est ainsi passé par certaines associations militantes comme ATTAC qui le conduira dans les sommets altermondialistes du début des années 2000, ou comme Survie, dans laquelle il trouvera de quoi transformer son intérêt  « académique » pour des sujets de géopolitique (Bordeaux dispose d'un grand centre d'études aujourd'hui appelé « Les Afriques dans le Monde ») en engagement contre le néocolonialisme. Il est aujourd'hui moins actif dans les mouvements militants et préfère se consacrer à d'autres activités comme la photographie.

A partir de 2005 il travaille d'abord à Bamako, puis à Dakar dans des organisations et bureaux d'étude dédiés à la communication et aux médias. Il passera en 2007, entre deux années à Dakar, un an à Lagos au Nigeria dans le secteur de la coopération, qu'il quittera malgré son attachement pour cette « ville-monde », en raison d'un travail localisé au sein d'un consulat français qui lui confirmera son aversion à l'égard de ce système. Bien des années après il évoque avec dégoût quelques anecdotes de cette période : un Consul dans ce pays qui demande à son adjoint qui est le prix nobel de littérature Wole Soyinka qu'il a en face de lui, une administration qui rechigne à aider des journalistes dépouillés dans la zone du delta du Niger sous prétexte qu' « ils n'avaient rien à faire là-bas », des visas refusés à longueur de journée sans motivation et souvent à tort, etc.

Aujourd'hui son travail le conduit à travailler dans plusieurs pays aussi bien sur les questions agricoles, que les questions de gouvernance, de sécurité sociale ou de santé, il a décidé de profiter des élections législatives des Français de l'étranger pour mettre sur la scène de la campagne électorale des thématiques peu développées par les partis politiques, et qui plus est souvent prompts, malgré leurs supposées différences, à se rejoindre sur les questions internationales.

Il entend ainsi par sa démarche mettre les politiques étrangères et migratoires au c?ur de la campagne et y apporter un point de vue différent, opposé à une « politique de puissance ». Elles sont d'après lui un élément capable de refonder un pacte social, entre toutes les composantes de la société française,  y compris en ses diasporas (les Français de l'étranger / les Français en France d'origines étrangères). Et une voie de ?sortie de crise' aussi bien économique qu'idéologique.

Programme

I- Pour sécuriser la situation des Français de l'étranger confrontés notamment au Sahel à une insécurité croissante, sécuriser les populations des pays d'accueil, et parce que nous sommes résolument opposés au renouveau interventionniste dans cette région du monde, au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes :

1)    Soumettre au Parlement, la politique étrangère de la France, et a fortiori impérativement les

engagements militaires des forces françaises à l'étranger, y compris dans un cadre multilatéral (ONU, OTAN). Cette proposition phare doit faire l'objet d'une proposition de loi à l'Assemblée Nationale aussi vite que possible et doit marquer la fin d'un « domaine réservé » du seul ressort de l'exécutif. De façon plus générale elle s'inscrit dans ma logique de la démocratie qui penche pour l'accroissement des pouvoirs des élus au détriment de l'exécutif.

2)    Revoir les objectifs et le déploiement de la présence militaire française à l'étranger, et présenter une proposition de loi formulant ces nouveaux objectifs approfondissant les conclusions du « Livre Blanc de la Défense » de 2008, et visant, entre autres, à accélérer la fermeture des bases militaires françaises des neuvième et dixième circonscription des Français de l'étranger et à reconvertir les moyens développées à la coopération scientifique et civile.

3)    ?uvrer pour un retrait immédiat de la France du commandement militaire intégré de l'OTAN et des théâtres d'opération sur lesquels ses troupes sont impliquées, et pousser à la dissolution de cette organisation.

II- Pour développer les citoyennetés, et faire appliquer l'idée d'une France soucieuse de ses idéaux de libre circulation et de métissage culturel et consciente de son identité riche et multiple :

4)    Affirmer l'existence d'un droit inaliénable à la mobilité. Partant :

?i)    encourager la circulation, et l'obtention de visa pour les étrangers, notamment des visas pour études,
?ii)    renouer avec une politique de regroupement familial respectant la dignité humaine,
?iii)    revoir le rôle de contrôle des Parlements des Etats membres de l'UE sur les accords de gestion concertée des flux migratoires, et plus  particulièrement demander la démilitarisation de l'agence Frontex et la diminution du budget lui étant consacré,
?iv)    contrôler l'usage et réduire drastiquement l'utilisation des centres de rétention sur le sol français.
5)    Réaffirmer le principe de la bi-nationalité, et a fortiori des identités multiples, comme un principe de la République française et de son enrichissement. Etre français n'est ni exclusif, ni totalisant, il s'agit d'une identité parmi d'autres : nationale, géographique, politique, ethnique, culturelle, religieuse, sexuelle, etc. La France n'a jamais été mieux défendue dans ses heures les plus sombres que depuis l'étranger ou par des étrangers et descendants d'étrangers.

Ce principe doit permettre d'?uvrer à l'Assemblée Nationale pour :

?i)    faciliter les unions entre Français et étrangers,
?ii)    réformer et assouplir les conditions d'acquisition de la nationalité française, au minimum dans les conditions d'acquisition existant en France avant 1993,
?iii)    simplifier les démarches d'obtention de visa pour les familles de conjoints de Français,
?iv)    limiter la fraude aux visas dans les consulats.
6)    Affirmer le principe d'une double citoyenneté et par conséquent i) défendre et promouvoir le droit de vote des étrangers en France à l'ensemble des élections et le droit d'éligibilité aux élections locales et régionales et ii) étudier et mettre en place avec les pays d'accueil les modalités d'un droit de vote des citoyens français immigrés aux élections de ces pays.

III- Pour améliorer les pratiques économiques des entreprises françaises à l'étranger, améliorer le tissu social et l'environnement des pays d'accueil, et ce faisant créer à la fois les conditions d'un « échange égal » et les conditions économiques de développement d'une industrialisation dans les pays d'accueil :

7)    Aller vers le « mieux » d'implantations économiques françaises plutôt que vers le « plus ». La présence de sociétés françaises à l'étranger est un fait. Il s'agit de responsabiliser ces acteurs économiques :

?i)    en luttant contre la corruption et les crimes économiques en créant une législation adéquate en France,
?ii)    en renforçant de concert avec les autorités des pays concernés les mécanismes de responsabilités sociale et environnementale des entreprises françaises,
?iii)    en améliorant les retombées sociales et financières de la présence d'entreprises françaises à l'étranger pour les pays d'accueil, notamment en matière d'emplois, de formation et d'appui à l'industrialisation.
?iv)    en ?uvrant à une transformation profonde du rôle des institutions financières internationales sur le plan européen et mondial,
?v)    en défendant les intérêts des classes sociales les plus défavorisées, en France et dans les pays de la 9ème circonscription, de plus en plus liées par les phénomènes migratoires, et unies de fait par les conséquences de la crise du capitalisme sur le plan mondial et par leur volonté d'émancipation et de libre accès aux services publics.
Car si nous sommes convaincus que ces ?grandes- entreprises contribuent par le mécanisme de l'impôt au financement du développement en France (dans une part qui reste cependant à revoir), nous sommes également persuadés qu'il reste à les impliquer beaucoup plus concrètement dans les pays d'accueil, d'où elles tirent une part substantielle de leur chiffre d'affaire, en promouvant leur rôle économique et social au détriment du rôle politique et diplomatique obsolète qu'elles ont occupé trop longtemps. Ce rôle politique et les transactions financières occultes afférentes doivent être pénalisés et poursuivis. En un mot, les entreprises françaises à l'étranger ne doivent pas représenter un prolongement de l'action de l'Etat, mais rester de simples acteurs économiques.

La gouvernance des entreprises dans lesquelles l'État a des participations directes ou indirectes doit faire l'objet de règles précises et élargies, dans le cadre d'une mission étendue des institutions françaises qui en ont aujourd'hui la charge. Les investissements de PME à capitaux mixtes dans des secteurs industriels stratégiques pour les États d'accueil doivent être encouragés.

IV- Pour renouveler le rayonnement diplomatique et culturel de la France et lui redonner un sens positif :

8)    ?uvrer au libre choix des trajectoires nationales et confirmer le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes en soutenant dans les instances internationales une représentation accrue des États du Sud, et notamment au Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

9)    Proposer la mise en place d'une réflexion de grande ampleur (France, UE, CEDEAO, CEMAC, États membres) etc. sur une réforme dans la gestion de la politique monétaire des « zones francs » à même de dynamiser l'économie de ces régions, en désarrimant leur gestion du Trésor public français.

10)    Renforcer le soutien de la France à la recherche et à la création (scientifique, artistique, littéraire, cinématographique, etc.) dans les pays étrangers tout en continuant à promouvoir la langue française, et ses multiples usages et locutions.

11)    S'engager à promouvoir l'enseignement d'un plus grand nombre de langues vivantes étrangères dites « rares » en France dès le collège, sur le mode optionnel, et dès le primaire, sur le mode obligatoire pour les établissements français ?publics- de l'étranger.

12)    Renforcer l'appui à l'éducation par le renouveau d'un système de bourses (pour Français nécessiteux dans les établissements français publics à l'étranger / pour étrangers dans l'enseignement supérieur français) et démocratiser l'accès aux établissements français publics.

V- Pour apaiser le climat international et trouver un rôle de leader non pas dans la puissance extérieure mais dans la paix sociale :

13)    Sur le plan symbolique et pour des relations internationales apaisées :

?i)    mettre en place une Commission Parlementaire sur les crimes imprescriptibles ou cas de complicité de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis par des citoyens français à l'étranger depuis 1945 ?hors lois d'amnistie- et y donner le cas échéant les suites judiciaires nécessaires ;
?ii)    auditer la politique du « secret défense » français et adopter de nouvelles mesures encourageant l'accès à une information publique, base d'une démocratie réelle et d'un principe de responsabilité des gouvernants, devant se traduire dans les faits par un renouvellement plus rapide des générations politiques,
?iii)    bloquer l'adoption de lois mémorielles par le Parlement, forcément fragmentaires, et encourager au contraire le rôle de la recherche et la diffusion de ses résultats.
VI- Pour améliorer l'état civil des Français à l'étranger, les dispositifs de réponse aux situations de Français en difficulté :

14)    Renouveler le rôle et la mission des consulats français à l'étranger, et particulièrement au « Sud ». Ils sont un des lieux de formation d'un sentiment anti-français à l'étranger en raison des conditions d'accueils réservés aux étrangers (parfois futurs français), par un personnel dont les motivations sont souvent essentiellement économiques peu enclin à s'intégrer dans le pays d'accueil. De même, l'aide apportée aux Français de l'étranger y est relative et souvent politique. Pour ces raisons il est nécessaire de contraindre le gouvernement à adopter des textes réglementaires sur :

?i)    les processus de sélection du personnel consulaire français en poste à l'étranger,
?ii)    l'amélioration des conditions d'accueil des étrangers dans ces lieux représentant la France à l'étranger,
?iii)    la simplification des prises de rendez-vous dans les consulats (généralisation de l'internet) et la mise en place de standards téléphoniques performants, fonctionnels et personnalisés,
?iv)    la facilitation des démarches d'état-civil pour les Français de l'étranger, leurs enfants, conjoints et familles souvent soumis à de véritables casse-têtes administratifs,
?v)    l'amélioration des dispositifs civils et diplomatiques de réponses aux cas de « Français en danger »  dans des pays étrangers (en particulier pour les professions « à risques » tels les journalistes, employés d'associations ou ONG, magistrats, etc.)

15) Apporter une aide efficace aux Français en difficulté sociale à l'étranger et améliorer notamment les possibilités d'affiliation aux systèmes de protection sociale des citoyens résidant à l'étranger non couverts.

Candidat aux élections législatives 2012
9ème Circonscription des Français de l'étranger
Site de campagne : www.alexandrefoulon.com
contact@alexandrefoulon.com ou foulon.alexandre@yahoo.fr
twitter : @alexandrefoulon

logofbtunisie
Publié le 22 mai 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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