

Ce 24 juin, Rachid Ammar, chef d'Etat-major des Armées, aura beaucoup fait parler de lui : après avoir reçu les insignes de grand officier de l'ordre de la République, il annoncera son départ le soir même
Lors de la cérémonie d'anniversaire du 57ème anniversaire de l'armée tunisienne tenue au palais de Carthage, Moncef Marzouki, président de la République et chef suprême des forces armées, a décoré le général Rachid Ammar, chef d'état-major des armées, des insignes de grand officier de l'ordre de la République
Le président de la République a affirmé en cette occasion, que "nulle institution n'a jamais autant que l'armée incarné l'altruisme, le sacrifice et le culte du travail dévoué et bien fait ... C'est cette même institution, qui a veillé au bon déroulement des divers examens et concours nationaux, sécurisé les récoltes, lutté contre les incendies de forêts, secouru les victimes des inondations et des vagues d'enneigement et c'est encore elle qui est, aujourd'hui, en première ligne pour combattre les groupes terroristes qui prétendent vouloir changer le mode de vie des Tunisiens sous la contrainte et par la violence".
Coup de théâtre
Invité de l'émission Attassiâa sur la chaine Tv Attounissiya, le soir même, Rachid Ammar a fait sensation au point que chacune de ses révélations était relayée simultanément sur les réseaux sociaux.
En effet, il a tout d'abord inquiété en présentant la réalité du terrain d'une manière on ne peut plus alarmiste, prévenant qu'à ce rythme, la Tunisie allait vite ressembler à la Somalie.
Il a également rappelé qu'il est régulièrement la cible de critiques car il dérange plusieurs politiciens, et qu'il accepte la critique dès lors qu'elle est constructive. Or, ce n'est pas le cas, particulièrement de la part de Mohamed Abbou qui l'a choisi comme bouc émissaire.
Le poste de la Présidence
Rachid Ammar a aussi révélé qu'il avait refusé le poste de la Présidence le 15 janvier 2011. En effet, malgré les demandes de différents hauts responsables de l'état à l'époque, il a préféré que l'article 57 de la constitution de 1959 soit appliqué pour garantir une transition démocratique en bonne et due forme.
Pour finir Rachid Ammar a déclaré que Moncef Marzouki, avait accepté sa demande de départ à la retraite. Cette demande avait été adressée quelques jours auparavant. Il a précisé qu'il s'agissait d'un départ à la retraite, non pas d'une démission, comme l'ont annoncé certains médias.
"la Révolution qui a eu lieu est la Révolution de la Tunisie, pas celle du Printemps Arabe ou du Jasmin" a-t-il conclu avant de quitter le plateau.
La rédaction (www.lepetitjournal.com/tunis) mardi 25 juin 2013













