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BIOGRAPHIE - Taieb Baccouche, ministre des Affaires étrangères

Écrit par Lepetitjournal Tunis
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 février 2015

Taieb Baccouche, secrétaire général du parti Nidaa Tounes depuis sa création, est ministre des Affaires étrangères au sein du gouvernement de Habib Essid, voté le 5 février 2015

Taieb Baccouche est né en 1944 à Jemmal.

Titulaire d'un doctorat d'Etat en linguistique (Paris Sorbonne, 1980), d'une agrégation d'arabe (Paris Sorbonne, 1968), d'un DES en linguistique (Paris Sorbonne, 1966), d'une licence d'Arabe (ENS de Tunis, 1965), d'un CES de langue et de littérature françaises (1964) et d'un CES d'histoire ancienne et d'archéologie (1963), il est enseignant chercheur à l'Université de Tunis depuis 1969.

Entre 1995 et 2002, il est président de l'association tunisienne de linguistique.
Il a occupé plusieurs postes de responsabilité dans nombreux secteurs, dont le secrétariat général de la fédération de l'enseignement supérieur entre 1974 et 1977.
Entre 1981 et 1984, M. Baccouche est secrétaire général de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT).
Il est directeur du journal Echaab de 1981 à 1985.
Il est auteur ou co-auteur de très nombreux ouvrages et articles, en arabe et en français, sur la linguistique, la sociopolitique et les Droits de l'Homme.
Depuis 1998 et jusqu'à sa récente nomination, M. Taieb Baccouche était président de l'Institut Arabe des Droits de l'Homme.

Carrière depuis la révolution
Après la révolution de 2011, il est nommé ministre de l'Éducation ainsi que porte-parole du deuxième gouvernement de Mohamed Ghannouchi, le 17 janvier 2011. Son secrétaire d'État est Hassen Annabi.
À la suite de la démission de Ghannouchi et son remplacement par Béji Caïd Essebsi, il est confirmé dans ses fonctions dans le nouveau gouvernement.

Il annonce en mars 2011 la suppression du certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement secondaire et son remplacement par une nouvelle méthode6. Par ailleurs, il interdit le port du niqab au sein des institutions éducatives et annonce que l'État n'a pas les moyens de construire des salles de prières au sein des écoles. Il dénonce aussi la politisation des lieux éducatifs.
Durant son mandat, il doit veiller au bon déroulement des examens nationaux, notamment le baccalauréat. Il annonce par ailleurs que des mesures sont prises pour éviter une année blanche en regroupant les deux derniers trimestres et en allégeant le programme de la quatrième année secondaire.
Le 24 décembre, il quitte ses fonctions, laissant sa place à Abdellatif Abid, nommé ministre dans le gouvernement de Hamadi Jebali. C'est Samir Dilou qui lui succède en tant que porte-parole du gouvernement.
Le 23 janvier 2015, il est nommé au poste de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Habib Essid, qui obtient le vote de confiance le 5 février.

La Rédaction (www.lepetitjournal.com/tunis) lundi 9 février 2015

 

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Publié le 9 février 2015, mis à jour le 9 février 2015
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