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BIOGRAPHIE - Abdelfattah Mourou

Par Lepetitjournal Tunis | Publié le 10/06/2013 à 23:00 | Mis à jour le 10/06/2013 à 04:46

 

 

Abdelfattah Mourou, avocat et théologien, a fondé le parti Ennahdha avec Rached Ghannouchi en 1981, puis s'est désolidarisé du parti et a abandonné la politique, avant un retour en force après le 14 janvier 2011

Crédit photo : A. Mourou

Abdelfattah Mourou, né le 1er juin 1948 à Tunis, est un avocat et homme politique tunisien de tendance islamique.

Fils d'un cafetier et d'une couturière, enfant d'Halfaouine et lointain descendant d'émigrants andalous, il fait ses études au Collège Sadiki. Il poursuit ensuite des études de droit à l'Université de Tunis et obtient une licence en droit et une autre en sciences islamiques.

Très tôt, il rejoint un ordre soufiste, appelé Al-Madaniyya, créé au début du xxe siècle et appelant à l'origine au rejet de la présence étrangère en Tunisie.

Il commence ses activités islamistes dans les années 1960, en prêchant dans les lycées et les mosquées.

En 1969, il fait la connaissance de Rached Ghannouchi dans une mosquée de Tunis et se met d'accord avec lui pour fonder un mouvement islamique en Tunisie. En 1973, en tentant d'organiser une assemblée d'une centaine de personnes à Sousse, Mourou, Hmida Ennaifer et Ghannouchi sont arrêtés par la police.

Naissance d'Ennahdha


À la suite de cet incident, il est décidé de créer une organisation clandestine (Jamâa Al-Islamiya) qui se décompose en structures régionales et nationales. Elle est active principalement dans les mosquées et les universités et édite un journal, El Maarifa, diffusé librement dans certains kiosques et dans les librairies proches de l'organisation. Mourou devient l'un des grands prêcheurs de la capitale et le leader populaire de Jamâa Al-Islamiya. Celle-ci deviendra Ennahdha, en association avec Rached Ghannouchi, Habib Mokni et Salaheddine Jourchi, en 1981 et Mourou deviendra numéro deux du mouvement.

Toutefois, le mouvement est rapidement la cible de la répression et Mourou est arrêté et passe deux ans en prison. Après l'affaire de Bab Souika, en 1991, il est à nouveau détenu. Il fait l'objet, en 1992, d'une campagne de diffamation de la part du régime tunisien qui vise à le discréditer personnellement.

Après cette nouvelle détention, Mourou adopte une approche de conciliation, dénonce la violence et annonce la suspension de son appartenance au mouvement Ennahdha. Mourou cesse alors toute activité politique en Tunisie mais continue de pratiquer son métier d'avocat.

Le 30 janvier 2011, à la suite du retour d'exil de Rached Ghannouchi, Mourou laisse entendre qu'il va exercer à nouveau une activité politique. Suite à un appel du prédicateur Youssef al-Qaradâwî, Ghannouchi déclare que Mourou se chargera de la campagne électorale de son parti lors de l'élection de l'assemblée constituante en octobre 2011. Mais Mourou confirme son divorce définitif avec le mouvement Ennahdha et se présente à l'élection en tant qu'indépendant, dans le cadre d'une alliance centriste, l'Alliance démocratique indépendante, constituée de plusieurs personnalités indépendantes et de partis politiques qui se sont joints à cette alliance.

Vie privée

C'est à la Marsa, à la cité des Juges, un quartier chic à l'entrée de la ville, qu'Abdelfattah Mourou a choisi de construire sa maison à son goût.

Il est passionné de lecture et de musique et particulièrement le malouf, aime le chant et pratique le piano. Il a une prédilection pour les livres de poésie et de théologie, et sa collection d'instruments de musique s'élève à 350 pièces.

Il porte dans sa vie de tous les jours une tenue traditionnelle tunisienne qu'il a adopté à l'âge de 18 ans.

Il est père de quatre garçons et une fille.

La Rédaction (www - lepetitjournal.com/tunis) mardi 11 juin 2013

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