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Un week-end à Okinawa : la découverte d'un autre Japon

Par Julien Loock | Publié le 13/08/2018 à 12:27 | Mis à jour le 13/08/2018 à 12:57
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(Publi-reportage) Il y a quelques jours, notre rédaction a été invitée à couvrir le week-end inaugural de l'Hideout Okinawa Uruma, un nouveau complexe hôtelier d'appartements de standing. Comme son nom peut le laisser imaginer, ce récent lieu de villégiature offre un cadre idyllique au cœur de l'archipel d'Okinawa, précisément à Uruma, sur l'île de Naha. Le cadre estival et la chaleur, qui enveloppe le Japon en ce moment, ont attisé notre envie de délaisser le clavier froid d'un ordinateur pour un carnet de notes en cuir usé qui n'attendait plus que la pointe aiguisée d'un crayon de bois sur son généreux papier. Telles les mémoires romancées d'un instant volé ; embarquez pour une aventure ensoleillée à la découverte de Naha et de l'Hideout Okinawa Uruma.

 

Hideout Okinawa Uruma

  

Les roues de notre oiseau d'acier embrassent à peine le bitume brûlant du tarmac qu'un autre Japon se dessine à nos yeux. La belle couleur de l'eau éblouit déjà du hublot, alors que les avions militaires américains se parquent au garde à vous près d'immenses hangars. Une chose est certaine, Tokyo nous semble déjà loin. Une ambiance estivale plane définitivement au-dessus de l’aéroport. Notre pas pressé nous amène ensuite à notre parking pour nous exposer, sans ménagement, à la caresse extrêmement chaleureuse des rayons du soleil de l'île de Naha. Pour gagner notre destination, le chic et branché Hideout Okinawa Uruma, nous devons sillonner quelques kilomètres d'autoroutes afin de nous éloigner de la frénésie de Naha City. Nous rejoignons une contrée plus pastorale, où les mots d'ordre lorgnent uniquement du côté du champ lexical de l'hédonisme. Question pragmatique, pour une île de la taille de Naha, la location d'une voiture équivaut à briguer la liberté totale, délestée de toutes les contraintes qui peuvent chagriner le voyageur en vacances. D'autres options sont envisageables pour rejoindre son transat face à la mer : le taxi (9000 yen environ pour quatre personnes) ou le bus (80 minutes). L'enjeu de ce minime effort en vaut la chandelle et le souvenir de cette heure de route s'envole une fois la valise déposée à la réception. C'est ce que tout un chacun ambitionne lors d'un séjour dans l'archipel japonais d'Okinawa : lâcher prise dans un lieu qui ne veut que le bien-être du vacancier, qu'il soit en famille, en couple ou avec ses alter ego de camaraderie. Les premiers pas émoustillent. Bienvenue à Hideout Okinawa Uruma.

 

Hideout Okinawa Uruma

 


Okinawa : le lâcher prise


Que souhaitons-nous lors d'une allègre escapade dans l'archipel dépaysant japonais d'Okinawa ? Notre imaginaire nous conte alors la chronique d'un lâcher prise au son de la lumineuse eau du Pacifique. On désire vivre un moment unique de villégiature afin de choyer son âme et panser les vestiges d'un stress qui plombe le quotidien. Un séjour à Okinawa ne peut faillir à sa fonction de soupape hédoniste et à sa vocation d'offrir sur un plateau une expérience relaxante. Armé de notre fujifilm en bandoulière et d'un crayon comme seul allié à l'écriture de nos états d'âme, nous partons alors à la découverte de chaque recoin de l'Hideout Okinawa Uruma pour nous imprégner de la sérénité captivante du lieu. La paresse et l'envie de fuir le simple effort nous envahissent. L'envoûtement est total. Un autre Japon s'esquisse petit à petit, loin du béton omniprésent de la tentaculaire Tokyo. 


L'envie de tracer notre route sur le chemin escarpé qui mène à la mer est trop forte. Elle nous obnubile depuis le hublot de notre oiseau d'acier. Une fois si proche, difficile de résister à cet aimant naturel. Le sable chaud embrase avec légèreté la plante des pieds qui glissent ensuite avec bonheur dans l'eau délicatement torride. L'immensité de l'océan nous fait face et la petite crique nous charme et nous ensorcèle. Ce n'est sûrement pas la plus ravissante plage de l'archipel, mais elle a un atout de choc : elle est à soi, souvent rien qu'à soi. On s'avance dans l'eau peu profonde, les pieds caressés par de petits poissons curieux et l'esprit se met à divaguer. Ce petit carré de sable deviendrait bien une échappée régulière afin de se ressourcer dans un calme réparateur, quelquefois brisé par le vol des avions de chasse de l'Oncle Sam. De retour sur la terre ferme et la terrasse en bois noble de notre lieu de villégiature, il est difficile alors de résister aux différentes tentations qu’offre l'extérieur de l'Hideout Okinawa Uruma. La paresse s’immisce en nous à la vue des transats accueillants, arborant la marinière, face à la mer, mais ce sentiment est vite annihilé lorsque l'on descend les quelques marches qui séparent le coin terrasse de la piscine à débordement. 

 

Hideout Okinawa Uruma

 


Hideout Okinawa Uruma, un chez-soi de rêve


Luxe et standing nous semblent les termes appropriés pour désigner ce nouveau complexe hôtelier. Le côté exclusif du faible nombre d'appartements (vingt-trois) souligne l'envie des propriétaires d'offrir un cadre convivial à taille humaine, pour que le confort des voyageurs ne soit aucunement altéré. Un drôle de sentiment nous envahit d'ailleurs à l'ouverture trépidante de notre appartement : à peine entré, le voyageur a déjà la sensation qu'il sera difficile d'en repartir. Le vague à l'âme ne nous saisira pas et c'est avec des yeux curieux que l'on découvre son chez-soi, une parenthèse enchantée, sur les terres d'Okinawa. Hypnotisé par la vue, il nous est impossible de résister au désir de poser son pied sur le grand balcon, là où trônent des transats face au panorama onirique de la mer à perte de vue. Les clapotis de l'eau de la piscine en contrebas et les rires des enfants complètent un tableau où le temps devient notre pire ennemi. On prie pour que les minutes s'allongent et que les secondes stoppent leur envolée frénétique. La beauté de l'instant à contempler le spectacle, qui s'offre à nos yeux, est gracieuse et dépaysante.   

 

Hideout Okinawa Uruma

 


Nous résistons à la tentation insolente des transats, car, on le sait, l'adage qui veut que l'on s'y love seulement quelques minutes est un pieux mensonge. Une fois la baie-vitrée fermée, la fraîcheur du climatiseur nous caresse la peau. La taille et les équipements sont les autres atouts indéniables des appartements, qu'ils soient pour deux ou  quatre personnes. On apprécie particulièrement le grand dressing, idéal pour les longs séjours, qui, par sa taille, nargue de nombreux appartements des grandes villes japonaises, où le mètre carré est une denrée extrêmement précieuse. Le coin salle de bains donne le ton également avec sa machine à laver dernier cri et son bain jacuzzi. L'opulence des détails high tech fascine le voyageur qui oublie, un instant, la mer en toile de fond. Ces appartements correspondent parfaitement aux besoins des baroudeurs en famille, en couple ou entre amis. Le songe de Tokyo s'assoupit et le moment présent devient l'unique obsession. Il est temps pour nous d'empoigner une planche de paddle et sa pagaie et de foncer avec enthousiasme vers la mer, accompagné d'un membre du staff d'une gentillesse extrême. Debout sur le paddle au milieu de la mer, le temps s'arrête enfin. Ne pas profiter d'un tel lieu, propre au farniente, et de ses activités serait un crime de lèse majesté.

 

Hideout Okinawa Uruma

 


L'inauguration, entre rituels japonais et spring break à l'américaine


Un tel projet se doit d'être épaulé par la bienveillance des dieux qui ponctuent le quotidien des affaires au Japon. Plus intimiste, la première soirée inaugurale se déroule alors en petit comité autour d'un rite shintoïste qui portera bonheur au lieu et au business. L'ambiance très spirituelle semble suspendre le temps, dans un ballet de gestes et de pratiques qui fascinent nos âmes intriguées. Cet aparté religieux permet ainsi d'entretenir de bonnes relations avec les différents dieux et chaque personne prend son rôle bien à cœur. Les acteurs clés du projet, tels le propriétaire ou encore le maire d'Uruma, sont invités tour à tour à participer au rite shintoïste. Après la bénédiction de différents points stratégiques du lieu, un autre rituel, plus commun, vient ponctuer la soirée inaugurale très dépaysante pour les non-initiés à ces pratiques, inconnues de nos contrées occidentales.Les mains gantées de blanc, les porteurs du projet coupent ensuite le célèbre ruban face à l'entrée de l'hôtel pour entériner définitivement la longue période éreintante qui a devancé cette ouverture tant attendue. Les flashs des médias locaux crépitent et les sourires se dessinent enfin sur les visages plutôt tendus. Les rires viendront alors briser le silence de cathédrale qui a entouré la cérémonie shintoïste, une fois la barrique de saké détruite. On y goûte finalement le célèbre breuvage japonais local dans un masu, le fameux petit récipient cubique de bois. La cérémonie se termine avec joie et spiritualité. L'Hideout Okinawa Uruma peut enfin ouvrir ses portes sous la bénédiction des dieux japonais. 

 

Hideout Okinawa Uruma

 


La seconde soirée inaugurale ouvre un autre chapitre antagoniste du précédent. Une campagne promotionnelle a même été lancée sur les réseaux sociaux et sur le compte instagram de l'Hideout pour que la fête du samedi soir batte son plein. Le sérieux du rituel shintoïste laisse place à l'exaltation et à la frénésie des fêtes à l'américaine, entre pool party, DJ et bar. L'hôtel veut marquer les esprits et s'y attelle avec force et motivation. Se dessine sous nos yeux un instant de jubilation collective et d'extase bon enfant. Les rayons du soleil câlinent les invités, le DJ set s'empare de l'environnement grâce à un système son permanent euphorisant et les Corona, partenaires de la soirée, sont décapsulées dans une furieuse chorégraphie. Un autre Japon, c'est évident. Un esprit de spring break à l'américaine plane sur la terrasse et emporte tout sur son passage. S'y côtoient le staff de l'hôtel en transe, des influenceurs japonais ne lâchant pas leur portable, des enfants hilares brassières flottables aux bras, des marines au repos et des voisins enthousiasmés de pouvoir jouir d'une aussi belle piscine face à l'océan. Le rythme se fait plus endiablé et les corps se précipitent alors vers le camion ambulant de tacos, réservé pour l'occasion. L'image d'un Japon tourné vers le monde nous saute aux yeux. La nuit tombe et le kanpai est lancé. Le beat devient plus tech-house, les gens dansent dans la piscine, verre à la main, et les amitiés se lient. Pour ponctuer un tableau inoubliable dans ce coin paisible de l'île de Naha, la lune rouge se décide à rompre le noir ébène du ciel okinawaïen. 

 

Hideout Okinawa Uruma

 


L'atmosphère particulière d'Uruma


L'Hideout Okinawa Uruma se dresse fièrement face à la mer, au milieu d'un quartier chic et élégant, où se côtoient des familles américaines et japonaises. Ce cadre particulier est un atout pour les vacanciers qui aiment les belles rencontres d'un été. Comme nous, il est alors possible de vivre des moments uniques de communion conviviale et inoubliable avec des inconnus, qui, le temps d'un instant, semblent être des amis de longue date. L'autre Japon, qu'est Okinawa, permet véritablement de retrouver cette brève folie dans le contact avec autrui. Un sourire, une parole échangée, et nous voilà invités chez une famille américaine à l'immense générosité pour partager un barbecue géant avec une vingtaine de convives. Le temps se suspend, les échanges amicaux fusent et la curiosité grandit en nous. En effet, la plupart des hommes réunis autour de cette grillade gargantuesque sont des marines américains travaillant dans les bases voisines, sources de conflit, d'information, de contre-information et de fantasmes aussi, le secret enveloppant souvent ces lieux sous couvert militaire. C'est le cadre idéal et unique pour tenter de poser des questions aux différents marines présents. Comme ils sont  bavards, les discussions sont des plus intéressantes. L'ambiance monte et des feux d'artifice sont alors sortis des tiroirs, pendant que les invités se rendent à l'extérieur de la maison. La fête continue sous la chaleur des soirées d'été japonaises. Avec en fond l'Hideout Okinawa Uruma qui brille de mille feux, les enfants s'amusent à allumer les mèches des différents artifices. Les pétards assourdissent et le ciel s’illumine de crépitations multicolores. 

 

Hideout Okinawa Uruma

 


Bien que le cadre de notre chambre nous hypnotise et nous retienne et que la sérénité des lieux, adoucie par la musique lounge de la terrasse, nous rende  amorphe face à l'effort, l'envie de découvrir le cœur de la ville d'Uruma nous fait quitter notre cocon de standing. Dix minutes de voiture séparent l'hôtel du centre-ville d'Uruma. Le dénouement de cette balade confirme qu'Okinawa est définitivement un autre Japon. L'ambiance et l'esthétisme de la ville mixent différentes influences qui rendent la promenade  pittoresque et fascinante. Nous sommes loin des trésors architecturaux et patrimoniaux du Japon ancestral. Nous vivons les traces d'un Japon plus moderne à l'histoire plus complexe et torturée. Chaque pas dans les rues et les ruelles de la ville intrigue par le côté hétéroclite d'Uruma. Les devantures de la ville sont fanées par le soleil et le vent salé. Le temps est suspendu dans certaines rues, anciennement des incontournables de la nuit, à en croire les nombreux snacks (karaoké) qui semblent dater d'une autre époque. Une sensation de mixité, entre Japon, Amérique du Nord et Caraïbes, souligne notre visite ébahie. Uruma et ses alentours nous ont conquis et l'Hideout Okinawa Uruma a parfaitement réussi la mission de rendre notre séjour à Okinawa inoubliable. Les réservations de l'hôtel se multiplient et les avis sont enthousiastes. Nous n'aurons certainement pas le même pouvoir que les dieux invoqués lors du rituel shintoïste, mais nous souhaitons à l'Hideout Okinawa Uruma un succès florissant. En refermant ce carnet de notes déjà bien nourri, on ne peut être que nostalgique de cette belle aventure. Et même si la jalousie est un vilain défaut, nous envions terriblement les voyageurs actuellement dans nos transats, sirotant une boisson fraîche. C'est la vie !

 

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Julien Loock

Julien Loock

Rédacteur en chef de l'édition de Tokyo depuis décembre 2016.
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