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SOCIETE - Etudiantes moins attirées par la sexualité, taux de natalité toujours en baisse

Par Lepetitjournal Tokyo | Publié le 13/08/2012 à 22:29 | Mis à jour le 20/11/2012 à 13:20

Une étude menée par l'Association japonaise pour l'Education sexuelle (JASE) révèle que les jeunes japonais sont moins attirés par la sexualité et plus intéressés par un mode de vie dit "herbivore", et que le phénomène toucherait désormais un nombre croissant de femmes, alors que le taux de natalité du pays continue de chuter

Selon une étude de l'Association japonaise pour l'Education sexuelle (AJES), le Japon connait depuis quelques années  une population jeune moins intéressée par la sexualité, avec notamment le phénomène de "soushoku danshi" (garçons herbivores): des jeunes gens plutôt réservés, qui sortent peu et ne sont généralement pas des "coureurs de jupons". Mais l'enquête de l'AJES révèle que le nombre d'étudiantes ayant des rapports sexuels a considérablement diminué au cours des six dernières années, tandis que la société japonaise connait un taux de natalité en baisse constante. Le pourcentage de lycéennes et étudiantes à l'université ayant eu des rapports sexuels avait suivi une tendance à la hausse depuis que l'étude a été lancée en 1974 et jusqu'en 2005, avec environ 60% pour les étudiants à l'université et 30% de lycéennes. Toutefois, en 2011, 47% des étudiantes à l'université et 24% de lycéennes ont été recensées sexuellement actives. Menée tous les six ans par l'AJES pour mieux comprendre la prise de conscience sexuelle de la jeune génération au Japon, l'étude a été menée en octobre 2011 et a duré jusqu'en février 2012, recensant les réponses d'environ 7.770 étudiants de collèges, lycées et universités dans le pays. Selon le professeur Kazuo Katase, de l'Université de Tohoku et membre du comité de recherche AJES, ces résultats révèlent que de nombreuses jeunes Japonaises adoptent elles aussi, le mode de vie dit "herbivore".

Un taux de natalité en baisse continue
Associés aux difficultés économiques pour élever un enfant, ou à l'idée de fonder une famille qui présente de moins en moins d'attrait pour la jeune génération, ces chiffres soulignent un phénomène déjà enclenché au Japon. L'indice de fécondité a stagné à 1,4 enfant par femme en 2011, d'après une étude gouvernementale publiée au début du mois de juin dernier, alors que 2,1 enfants par femme en moyenne seraient nécessaires pour assurer le strict renouvellement de la population. Un peu plus de 1,05 million de fillettes et garçonnets sont nés au Japon en 2011, 20.606 de moins qu'un an auparavant, ce qui signifie que le taux de natalité a pour sa part baissé à 8,3 en 2011, contre 8,5 en 2010. Les statistiques montrent de surcroît une élévation de l'âge moyen des mères lors de la naissance des bébés, les Japonaises se mariant et enfantant pour la première fois à un âge de plus en plus avancé, limitant le nombre de grossesses possibles. En 2011, l'âge moyen de la mère pour le premier bébé était ainsi de plus de 30 ans. Les aléas économiques et l'anxiété relative aux revenus et au travail constituent autant de facteurs décourageant les jeunes actifs à fonder une famille.
(http://www.lepetitjournal.com/tokyo.html avec AFP) mardi 14 août 2012

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