Depuis le 15 septembre 2026, les stylos à injection pour perte de poids sont classés en Thaïlande comme médicaments spécialement contrôlés. Ils ne seront plus disponibles sans prescription médicale.


Un Thaïlandais sur trois serait en situation de surpoids. Les « stylos à injection pour perte de poids » y ont un grand succès. Mais le suivi médical fait défaut.
Alors, depuis le 15 septembre 2026, ces remèdes ne sont plus distribués que sur ordonnance. Trop de contrefaçons, notamment, ont mis en danger les utilisateurs.
Pas d’évaluation médicale appropriée
Le contenu de ces seringues, appelé GLP-1, a été initialement développé pour traiter le diabète de type 2. Il aide à réguler le taux de sucre dans le sang, ralentit l'évacuation gastrique et augmente la sensation de satiété. Depuis quelques années, il est également utilisés pour la gestion du poids chez les personnes obèses mais sans contrôle particulier.
En Thaïlande, Supattra Boonserm, secrétaire générale de l'Autorité thaïlandaise des aliments et des médicaments (FDA thaïlandaise), a déclaré que ces médicaments avaient récemment été utilisés pour la perte de poids sans évaluation médicale appropriée. Cette situation a motivé le classement de ces injectables comme médicaments spécialement contrôlés, depuis le 15 septembre 2026.
Des trafics inquiétants
Devant l’engouement provoqué par l’arrivée de ces produits, les ventes illégales de médicaments, faux ou d'origine inconnue, via des canaux en ligne, se sont multipliées. En août 2026, des stylos anti-obésité non enregistrés et du matériel qui soutient leur utilisation, d'une valeur dépassant 50 millions de bahts, ont été saisis dans une maison à Nonthaburi. Le vendeur aurait généré environ 8 millions de bahts par mois grâce aux ventes effectuées en ligne en un an.
Un cadre strict pour la distribution
Depuis le mardi 15 septembre 2026, la vente de ces médicaments dans les pharmacies autorisées nécessite donc une ordonnance médicale. « Les médicaments devront être dispensés par un pharmacien pour garantir que les patients reçoivent une évaluation médicale appropriée et utilisent ces médicaments de manière sûre et correcte », a précisé Supattra Boonserm.
La surveillance de la distribution sera également renforcée : les importateurs, distributeurs et vendeurs autorisés seront tenus de déclarer les données de vente.
En France, un cadre aussi strict
La Thaïlande n'est pas seule à encadrer strictement ces médicaments injectables. En France, leur primo-prescription a longtemps été réservée aux spécialistes (endocrinologues, diabétologues). Depuis le 23 juin 2025, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a assoupli ces conditions en permettant à tout médecin de les prescrire, selon les modalités prévues par l'autorisation de mise sur le marché.
Leur remboursement, dans certains cas, est accordé depuis le 15 juin 2026.
La FDA américaine a également approuvé les GLP-1 pour la perte de poids. Dans un pays où l’obésité est un tel fléau, toutes les solutions sont les bienvenues.
Attention, tout de même, à accompagner leur usage d’un suivi médical.
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