Édition internationale

Un séparatiste musulman, un roi pilote, une fleur noire : la presse française parle de la Thaïlande

Un séparatiste jusqu’au boutiste, Rama X aux commandes de son Boeing, des négociations agitées, une fleur originale et un nouvel hôtel de Bangkok intéressent la presse française.

Nikmatullah Seri, porte-parole de la délégation du Barisan Revolusi Nasional (BRN)Nikmatullah Seri, porte-parole de la délégation du Barisan Revolusi Nasional (BRN)
Nikmatullah Seri, porte-parole de la délégation du Barisan Revolusi Nasional (BRN)
Écrit par Franck STEPLER
Publié le 20 septembre 2026, mis à jour le 21 septembre 2026


 

Les séparatistes musulmans du sud de la Thaïlande prêts à se battre « jusqu’à la fin des temps »

 

TV5 Monde et La Provence, notamment, se font l’écho de l’interview exclusive donnée à l’AFP par Nikmatullah Seri, porte-parole de la délégation du Barisan Revolusi Nasional (BRN) chargée des négociations de paix avec les autorités thaïlandaises. « Après deux décennies d'une insurrection qui a fait des milliers de morts dans le sud de la Thaïlande, un dirigeant du principal groupe séparatiste musulman malais promet de poursuivre la lutte « jusqu'à la fin des temps ». Le ton est donné. « Nous continuerons à nous battre tant que nos objectifs ne seront pas atteints, poursuit-il. Nous voulons le pouvoir politique ». Les différents articles rappellent que « les militants du BRN réclament depuis les années 1960 la création d'un État islamique indépendant dans le sud à majorité musulmane de la Thaïlande, mais les violences actuelles ont véritablement commencé en 2004 et fait, depuis, plus de 7.000 morts, selon l'ONG Deep South Watch. La région faisait autrefois partie du sultanat de Patani, avant d'être annexée au début du XXe siècle par le Siam, devenu depuis la Thaïlande, pays à majorité bouddhiste. Nikmatullah affirme que les Malais musulmans y sont victimes de « discrimination » et qu'ils ne se sont « jamais sentis en sécurité ». Des accusations rejetées par Bangkok. » La suite inquiète. « Répartie sur quatre provinces thaïlandaises proches de la frontière malaisienne, la région que le BRN souhaite gouverner serait administrée par une police de la charia et des tribunaux appliquant la loi islamique aux musulmans. »

Les médias rappellent également que, « le mois dernier, des dizaines d'attaques coordonnées, menées de nuit, ont fait plusieurs blessés et endommagé des bâtiments publics, ainsi que des entreprises privées. En juillet, cinq soldats thaïlandais ont été tués dans une attaque contre un poste de contrôle, qui a également fait six blessés parmi les civils, selon les autorités. » Ces événements et bien d’autres vous ont été rapportés par lepetitjournal.com.

Dans son interview, le porte-parole tient à clarifier la stratégie. « Nous ne visons pas les groupes vulnérables. Notre cible, c'est le gouvernement. Nous ne sommes pas les agents de renseignement des colonisateurs. »

« Selon lui, poursuit l’article, la branche armée du BRN a enregistré la mort d'environ 1.000 combattants au cours des vingt dernières années. Le responsable estime que l'absence actuelle d'un médiateur malaisien freine les négociations, mais laisse entendre que le BRN pourrait participer dès octobre à des échanges informels avec la Thaïlande. Dans une déclaration à l'AFP, le ministre malaisien de la Défense, Mohamed Khaled Nordin, a fait savoir que la nomination d'un nouveau médiateur était « à l'étude ». « La Malaisie respecte la souveraineté de la Thaïlande », a-t-il précisé, refusant que son pays soit utilisé « comme refuge ou cachette par quiconque recourt à la violence ou rejette le processus de paix ». »

La violence qui ne s’arrête pas puisque vendredi 18 septembre après-midi, une bombe a fait deux morts et 16 blessés dans la région de Narathiwat, au sud de la Thaïlande, non loin de la frontière avec la Malaisie. Placé au bord de la route, l’engin a explosé au passage du camion qui transportait les victimes, des volontaires du corps de défense territoriale.

 

La Thaïlande et le Cambodge cherchent un compromis sur le dossier maritime

 

Mer entre Thaïlande et Cambodge

 

« Le Cambodge et la Thaïlande misent sur l’arbitrage international pour régler un conflit maritime ». Courrier international revient sur le premier round de discussions entre le Cambodge et la Thaïlande lancé à Singapour devant une cour d’arbitrage de l’ONU, dont lepetitjournal.com a raconté l’ambiance tendue. Même angle d’attaque pour le magazine français. « Un calme fragile règne sur la frontière terrestre entre le Cambodge et Thaïlande. Mais c’est de leur différend maritime qu’il a été question durant deux jours à Singapour, les 15 et 16 septembre, dans le cadre d’un processus de conciliation devant le bureau régional, à Singapour, de la Cour permanente d’arbitrage. En jeu : les revendications respectives des deux pays sur l’espace maritime du golfe de Thaïlande. » Et ses centaines de milliards d’euros de ressources naturelles…

« À Singapour, les débats entre les deux pays ont démarré sur les chapeaux de roues, note The Straits Times, les « tensions » ayant éclaté lorsque le ministre des Affaires étrangères thaïlandais a accusé son voisin de formuler des revendications « égoïstes et empreintes d’hypocrisie ». Dans un discours aux termes très fermes, Sihasak Phuangketkeow a déclaré que « le Cambodge n’a cessé de dénigrer la Thaïlande par le biais de récits mensongers » au lieu de s’engager dans un dialogue bilatéral.

Même si le Cambodge appelle à un dialogue apaisé, difficile d’y parvenir dans cette ambiance.

 

Le roi Rama X tient le manche…

 

Rama X pilote

 

Pendant ce temps, le roi de Thaïlande et son épouse étaient en déplacement au Vietnam. Une visite qui a fait parler pour des raisons aériennes et vestimentaires. « Le roi de Thaïlande Rama X et la reine Suthida pilotent leur Boeing royal… des images aussi rares qu’impressionnantes ! », à titré Gala.

« Des images pour le moins spectaculaires. Ce mardi 15 septembre, le compte Instagram officiel de la famille royale de Thaïlande a dévoilé une impressionnante vidéo : on y découvre le roi Rama X aux commandes d’un avion, tandis que son épouse, la reine Suthida, prend place à ses côtés dans le cockpit. Une scène immortalisée à l’occasion de leur arrivée à Hanoï, au Vietnam, pour une visite d’État de trois jours. Et si la séquence a de quoi impressionner, ce n’est pas la première fois que Rama X démontre son expérience dans les airs. Le souverain, qui a servi dans l’armée de l’air thaïlandaise et s’est formé au pilotage de plusieurs types d’appareils, est connu depuis ses années de prince héritier pour sa passion de l’aviation. »

 

… tandis que les robes de la reine Suthida impressionnent

 

Couple royal thaï accueilli par couple présidentiel Vietnam

 

« Visite d’Etat de Rama X et Suthida de Thaïlande au Vietnam : stratégie internationale et duel de costumes traditionnels au sommet », a choisi de son côté de titrer Point de Vue.

« Rama X s’était déjà rendu à Hanoi, en 1992 et 1997, lorsqu’il était prince héritier. Le lendemain de leur arrivée, la reine Suthida et lui étaient invités d’honneur d’un dîner d’Etat offert par le secrétaire général du Parti communiste et président du Vietnam et son épouse, Ngo Phuong Ly. Toutes deux en mauve et or, la première dame et la reine de Thaïlande rivalisaient d’élégance ce soir-là. Suthida avait revêtu le tchud thaï, habit traditionnel sauvé de l’oubli et remis au goût du jour par la reine Sirikit.

 Ce vêtement qui fait désormais la fierté de l’ancien royaume de Siam attend d’être classé au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO.  Ngo Phuong Ly portait quant à elle le fameux ao dai, devenu costume national au XVIIIè siècle, sur décision du prince Vô, membre de la dynastie des Nguyên. Le Viêtnam envisage lui aussi de candidater auprès de l’UNESCO pour faire classer cet habit sur la liste du patrimoine culturel et immatériel de l’humanité. »

 

Une française veut aider les couples à se former

 

Cindy Antoni

 

« Des Vosges à la Thaïlande, Cindy Antoni veut aider femmes et hommes à trouver le bon partenaire ».

lepetitjournal.com vous a présenté Cindy Antoni il y a quelques mois. Elle était la semaine dernière dans Vosges matin. « Née à Épinal, diplômée d’une école d’ingénieurs de Nancy, ayant parcouru le monde pour l’Agence nationale de sécurité des aliments et désormais installée en Thaïlande, Cindy Antoni a changé de cap pour désormais aider les célibataires actifs, notamment les femmes, à trouver le bon partenaire sans avoir à sacrifier leur carrière.

Elle les appelle les guerrières ou les amazones. « Ce sont ces femmes qui veulent passer les obstacles de la vie sans pour autant avoir à lutter. Mais pour beaucoup de ces femmes, cela ne va pas de soi. Je veux donc leur donner les clés pour parvenir à trouver le bon partenaire. » Cindy Antoni, née à Épinal, organise du 24 au 28 septembre, le premier sommet « femmes irrésistibles » qui se tiendra sur internet. Cinq soirs durant, des femmes actives telles qu’un mannequin international, une sociologue, une neuro-coach ou une danseuse professionnelle, livreront leurs conseils à toutes celles qui veulent faire partie de « ces femmes qu’on n’oublie pas », explique la Vosgienne d’une quarantaine d’années. »

Rendez-vous est pris.

 

Découverte d’une « fleur du diable »

 

Fleur du diable

 

Geo revient sur la « découverte en Thaïlande d'une « fleur du diable »... qui peut vivre sans soleil ».

« Cinq chercheurs de Songkhla et de Bangkok ont annoncé dans la revue PhytoKeys avoir découvert en Thaïlande une plante qui défie les règles du monde végétal. Baptisée Thismia daemona, cette petite fleur presque entièrement noire, hormis des taches rouge orangé ressemblant à des yeux luisants, a à son sommet en forme de dôme trois longues excroissances irrégulières pouvant être prises pour des cornes, un peu comme les six pics du casque de Sauron, le grand méchant du Seigneur des anneaux. D’où son surnom de « fleur du diable ».

Il n’y a pas que son apparence qui est étrange, son mode de vie l’est tout autant.

Contrairement à la plupart des plantes, Thismia daemona n’utilise pas la lumière du soleil pour se nourrir. Elle ne possède pas de chlorophylle, le pigment vert qui absorbe l’énergie lumineuse, donc ne peut pas faire de photosynthèse pour convertir cette énergie en « aliment ». Elle dépend, à la place, des champignons présents dans le sol, qui lui fournissent le carbone et les nutriments nécessaires à sa survie. Les scientifiques parlent de « mycohétérotrophie ». En bref, la plante se branche sur le réseau souterrain des champignons plutôt que de se tourner vers le soleil.

L’équipe thaïlandaise a découvert cette population en mai 2025 dans le parc national de Thong Pha Phum, dans la partie ouest du pays, à près de 1.000 mètres d’altitude.

Une seule population est pour l’heure connue, avec « moins de 50 plants sur une surface inférieure à 0,05 kilomètre carré ». Même si elle se trouve dans un parc protégé, les visiteurs peuvent involontairement abîmer les plantes ou le sol dont dépendent leurs champignons. Ceux qui l’ont découverte proposent donc de la considérer provisoirement comme « en danger critique d’extinction ». »

 

YOTEL s’installe à Bangkok

 

Yotel Bangkok

 

La Tribune de l’hôtellerie annonce que « YOTEL fait ses débuts à Bangkok au sein du complexe créatif Cloud 11 ».

« YOTEL ouvrira son premier hôtel thaïlandais le 15 octobre 2026, au cœur de Cloud 11, nouveau complexe créatif du quartier de South Sukhumvit à Bangkok. Il s'agit du 24e établissement de la marque dans le monde et du premier hôtel asiatique à rejoindre Select by Hilton, plateforme née de l'accord exclusif signé entre YOTEL et Hilton en mars 2026. »

L’établissement proposera 250 chambres.

« Fondé à Londres en 2007, YOTEL compte désormais 24 hôtels dans le monde et vise un triplement de son portefeuille dans les prochaines années. La marque doit par ailleurs ouvrir un établissement à Kuala Lumpur début 2027, confirmant sa montée en puissance sur le marché asiatique. »

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