Miss et Mister Trans, en collaboration avec l’hôpital Kamol à Bangkok, se tiendra le 29 octobre à Paris. Onze candidats participeront à une soirée consacrée aux droits des personnes trans.


Le 29 octobre, la Halle Pajol (salle Yves Robert), dans le 18e arrondissement de Paris, accueillera la 8ème édition de Miss et Mister Trans. Organisée par MTFrance, association bénévole qui œuvre pour la visibilité et les droits des personnes trans en France et à l’international. La soirée débutera à 20h avec les élections. Cette année, onze candidats, dont huit femmes trans, et, pour la première fois, trois hommes trans. Animée par Lou Trotignon, humoriste et homme trans, la soirée se poursuivra avec la remise des Prix des Transcenders 2026/2027. À partir de 22h, le public pourra enfin participer à la Glitz, une soirée trans-queer ouverte à toutes et tous.
Un partenariat avec l’hôpital Kamol à Bangkok
Le prix pour chacun des deux gagnants comprendra une enveloppe financière pour le voyage aller-retour, une participation à l’hébergement et aux soins d'intervention chirurgicale à l’Hôpital Kamol de Bangkok, en Thaïlande. Les lauréats pourront choisir une intervention chirurgicale, des produits et d’autres services.
Pourquoi un partenariat avec Bangkok ? « Cela s’explique par la place qu’occupe le pays dans la chirurgie de réassignation » assure Camille Creuset, qui s’occupe des relations presse pour le concours. Elle évoque également les difficultés d’accès à certains parcours médicaux en France, où elle estime que les possibilités restent inégales selon les personnes et leurs moyens.
Les parcours sont tous différents
Le concours a été créé et pensé par Livia Nielsen, présidente de MTFrance et femme trans, très impliquée dans la communauté trans. « C’est Livia qui a tout fait. Et moi, je suis son bras droit », insiste Camille Creuset, fière de son amie.
Cette année apporte une nouveauté, avec la présence de trois hommes trans. « Les parcours sont tous différents », souligne Camille Creuset. Le concours ne fixe d’ailleurs aucune condition concernant les interventions chirurgicales. « On n’exige rien. Il y a des filles qui se présentent et qui n’ont subi aucune chirurgie », précise-t-elle. Les candidates et candidats, qui s’inscrivent un an à l’avance, sont notamment choisis pour leur charisme, leur présence scénique, leur capacité à s’exprimer et leur engagement dans le mouvement LGBT.
La transition démarre par l’esprit, pas par le physique
Pour Camille Creuset, cette diversité des parcours permet aussi de rappeler ce qu’est une transition. « La transition démarre par l’esprit, pas par le physique », affirme-t-elle. Elle insiste sur le fait qu’une transition ne se résume pas à une chirurgie ou à une modification corporelle et qu’elle ne s’arrête jamais à une étape précise. « Une transition n’est pas une course au bistouri », insiste-t-elle. L’objectif est aussi de montrer les différentes dimensions d’un parcours de transition, qu’il soit ou non accompagné d’interventions chirurgicales.
Des lauréats ambassadeurs pendant un an
Au-delà du titre, les lauréats auront également un rôle de représentation pendant un an, de leur élection fin octobre 2026, jusqu’au prochain concours. Ils deviendront des porte-parole de la cause trans et participeront à des actions de visibilité.
Pour Camille Creuset, cette soirée doit ainsi permettre de parler des parcours trans au-delà des représentations centrées sur le physique. lepetitjournal.com suivra également les candidats dans la suite de leur parcours, afin de raconter leurs histoires et les différentes étapes de leur transition.
Informations et billetterie ici :












