La presse française s’interroge sur les priorités thaïlandaises en cas d’inondations, raconte les manifestations anti-FMI et salue le retour en France d’un cycliste talentueux.


La Thaïlande choisit-elle ses inondés ?
Le magazine d’actualité d’Arte « 28 minutes » a regardé la télévision thaïlandaise ces derniers jours. Résultat : « Bangkok sauvée des eaux… mais à quel prix ! »
Le journaliste commence par une question. « Faut-il prioritairement sauver un immeuble de bureaux ou un village rempli d’habitants ? La réponse n’est pas forcément celle à laquelle vous pensez. En Thaïlande, des localités ont été inondées volontairement pour protéger la capitale. La démarche est radicale mais assumée par les autorités. Les maisons sur pilotis doivent encore être rehaussées d’un niveau. La colère gronde. Une solution, pas encore retenue pour l’instant, serait de transformer Bangkok en ville-éponge (lepetitjournal.com a déjà évoqué cette solution, ndlr), c’est-à-dire créer des espaces verts qui pourraient accueillir l’eau et la réutiliser en cas de très fortes pluies. Pour l’instant, les autorités misent plutôt sur un canal de dérivation vers des zones rurales moins habitées. »
Manifestations anti FMI à Bangkok

La fameuse rubrique « no comment » d’Euronews est intitulée « Thaïlande : à Bangkok, des centaines de manifestants dénoncent FMI, Banque mondiale et capitalisme destructeur. » Les images ne sont pas commentées, puisque c’est le concept, mais un texte les accompagne sur le site de la chaîne.
« Des centaines de manifestants ont défilé jeudi 15 octobre dans les rues de Bangkok pour protester contre les réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale organisées dans la capitale thaïlandaise.
Une pieuvre géante, une tirelire en forme de cochon et des masques de dirigeants mondiaux ont accompagné les manifestants venus de toute la Thaïlande pour dénoncer l’influence du capitalisme mondial.
La Provence, reprenant un reportage de l’AFP, ajoute que Somporn Yamyong, une rizicultrice de 62 ans, a elle fait le déplacement depuis la province centrale de Suphan Buri afin d'attirer l'attention sur les « difficultés auxquelles sont confrontés les agriculteurs » depuis plusieurs années. « Les Thaïlandais sont déjà pauvres. S'il vous plaît, ne nous appauvrissez pas davantage », a demandé Sombat Chuekrod, 51 ans, cultivateur de noix de coco dans la province de Prachuap Khiri Khan, au sud-ouest de Bangkok. Quelques manifestants étrangers figuraient dans le cortège, parmi lesquels Harry May, un militant et chercheur sud-africain de 59 ans, qui a accusé les institutions financières internationales de « ruiner les pays en développement », ajoute le quotidien.
Ce cycliste français qui a brillé en Thaïlande rentre en France

Le Télégramme nous parle cyclisme et évoque l’avenir d’un coureur qui a fait un passage remarqué en Thaïlande.
« Après une saison en Thaïlande, pays d’origine de sa mère, Baptiste Poulard, passé par la Conti d’Arkéa-B&B Hotels, rejoint une formation de N1 française pour la saison 2027. Laissé sans contrat par la disparition de l’équipe bretonne Arkéa-B&B Hotels en fin de saison dernière, Baptiste Poulard avait un choix fort pour la saison 2026 : le Francilien avait décidé de poursuivre sa carrière dans le pays d’origine de sa mère, la Thaïlande, en s’engageant avec l’équipe Roojai Insurance Winspace, pour un contrat de trois ans qui n’en aura finalement duré qu’un seul. Comme indiqué par Direct Vélo, la formation thaïlandaise ne repartira pas en 2027 et Baptiste Poulard, qui avait même acquis la nationalité thaïlandaise et choisi un nouveau prénom (Athit), a donc fait le choix de rentrer en France. Celui qui a notamment été sacré deux fois champion de Thaïlande (course en ligne et contre-la-montre) en janvier s’est engagé en faveur de l’équipe de N1 Team Vittel-N’side, basée dans les Vosges. »
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