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Finalement, les licornes existent : elles vivent non loin de la Thaïlande

Dans les monts Annamites, à la frontière entre le Vietnam et le Laos, vit peut-être l'animal le plus rare de la planète. Peut-être…

Licorne asiatiqueLicorne asiatique
Écrit par Baptiste PICOT
Publié le 21 juillet 2026, mis à jour le 4 août 2026


 

En 1992, un biologiste en mission dans la réserve naturelle de Vu Quang, au nord du Vietnam, remarque une paire de cornes inhabituelle accrochée dans la maison d'un chasseur local. Elles n'appartiennent à aucune espèce connue. L'année suivante, l'équipe publie sa découverte dans la revue scientifique Nature : on évoque un grand bovidé sauvage, inconnu de la science, tapi dans les forêts denses des monts Annamites. La presse le baptise aussitôt la licorne asiatique. Son nom scientifique est pseudoryx nghetinhensis, ou plus simplement saola. Depuis, personne ne l'a vu.

Aucun scientifique ne l'a jamais observé directement dans la nature. Les seules images confirmées proviennent de pièges photographiques : une en 1999 et une en 2013. Depuis cette date, rien. L'animal mesure environ 1,50 mètre de long, pèse une centaine de kilogrammes, porte deux longues cornes droites pouvant dépasser 50 centimètres et des marques blanches distinctives sur le visage. Il vit dans les forêts sempervirentes humides entre 500 et 800 mètres d'altitude, le long de la frontière vietnamo-laotienne, à quelques centaines de kilomètres des provinces thaïlandaises du Nord-Est. Sa population est estimée à quelques dizaines d'individus, peut-être moins. L'UICN (Union internationale pour la conservation de la naturel) le classe en danger critique d'extinction depuis 1996. Pour cette créature a la frontière du fantastique, la principale menace n'est pas le braconnage ciblé mais les pièges posés pour d'autres animaux comme les collets, dans lesquels il se prend par accident. En mai 2025, des chercheurs vietnamiens ont annoncé avoir séquencé son génome, première étape vers un éventuel programme de reproduction en captivité, où aucun saola n'a jamais survécu plus de quelques mois.

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