Les actualités thaïlandaises rapportées par la presse française ne sont pas très roses. Heureusement, deux boxeurs réunionnais et un succès technologique nous redonnent le sourire.


Manifestations anti-israéliennes à Bangkok
Le Monde s’inquiète de la façon dont sont perçus, en Thaïlande, les problèmes récurrents avec certains citoyens israéliens. Sous le titre, « En Thaïlande, les ultranationalistes manifestent contre Israël », le quotidien revient sur un sujet évoqué il y a quelques jours par lepetitjournal.com. Il ajoute que « les réseaux sociaux thaïlandais rapportent une myriade d’affaires impliquant des ressortissants israéliens, où se mêlent incivilités, investissements louches, comportements menaçants, mais aussi théories du complot. »
L’ancien leader des Chemises jaunes et ses partisans ont des reproches à faire à certains Israéliens en Thaïlande et sont venus le clamer haut et fort devant l’ambassade de l’État hébreu à Bangkok. C’est une chose. Mais les amalgames récurrents avec la situation à Gaza en sont une autre, qui a moins sa place dans ce débat précis sur le respect du pays d’accueil.
Kevin Dimino va-t-il quitter la Thaïlande ?
20 minutes et d’autres médias ont repris les informations de l’AFP concernant Kevin Dimino, ce Français qui a refusé des Israéliens dans son zoo de Koh Samui et se trouve sous le coup d’un ordre d’expulsion de Thaïlande. Là encore, lepetitjournal.com suit l’évolution de l’affaire. L’article nous explique qu’il est « détenu dans un commissariat pendant que la procédure suit son cours. Il dénonce ses conditions de détention, décrites comme une «torture psychologique». «Ils me mettent dans une cage, comme un criminel, surveillé par deux policiers 24 heures sur 24 avec la lumière allumée. On dirait qu’ils essayent de me faire péter un câble», a-t-il témoigné lors d’un appel vidéo. » Il n’a ainsi pu accompagner sa femme à Bangkok pour faire appel de son expulsion. Sa femme qui se dit prête à quitter le pays si on lui laisse le temps de préparer ses affaires et de dire au revoir à ses animaux.
Un mur entre Thaïlande et Cambodge

La Provence a repris, elle aussi, les informations de l’AFP mais sur un autre sujet brûlant. « La Thaïlande érige un mur à la frontière après des affrontements avec le Cambodge », titre le quotidien régional. « Seulement interrompu par des bornes datant de l'époque coloniale française, un mur surmonté de barbelés longe la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, première section d'un ouvrage de huit kilomètres érigé par l'armée thaïlandaise après les affrontements meurtriers de l'an dernier. Cet ouvrage en béton armé, haut de 3,6 mètres, traverse des terres agricoles dans la province thaïlandaise de Chanthaburi. » L’article nous fait partager le sentiment des riverains, notamment ces habitants d’un village agricole de 200 habitants. « « On accepte de perdre un peu de terrain pour gagner en sécurité », explique une commerçante, Suwin Muangmeung, tout en reconnaissant qu'elle ne sait toujours pas très bien où se situe précisément la frontière. « Cela nous donne un sentiment de sécurité dans notre vie quotidienne, puisque nos plantations sont le long de la frontière », confirme le chef du village, Itchira Aranchaiyasiri. » Entre gêne et sécurité, les habitants de la région semblent avoir choisi de dormir plus tranquillement.
Ils luttent contre le trafic d’animaux
« Je me demande parfois si nous aurions pu faire quelque chose pour arriver plus tôt : en Thaïlande, des agents de renseignement luttent contre le trafic d'animaux » C’est Le Figaro qui brosse leur portrait et nous fait plonger au cœur d’une réalité méconnue.
« Aux côtés des armes, de la drogue et de la traite d'êtres humains, le commerce illégal d'animaux sauvages est l'une des formes de criminalité organisée les plus répandues et les plus lucratives au monde, opérée par des réseaux transfrontaliers. La Thaïlande occupe une position particulière en raison de l'abondance de sa faune, de la disponibilité d'espèces rares dans les pays voisins et de son accessibilité par voie aérienne et terrestre. »
On parle ici aussi bien d’animaux sauvages que de coraux vivants. Les animaux ne sont pas toujours retrouvés et, lorsqu’ils le sont, apparaissent souvent affaiblis et parfois décèdent.
« Les trafiquants d'animaux sauvages risquent jusqu'à 10 ans de prison pour des crimes impliquant des espèces protégées, et 15 ans pour des espèces menacées », précise l’article, histoire de freiner les vocations.
La boxe réunionnaise à l’honneur à Bangkok

Linfo.re, média réunionnais, a rendu hommage à deux enfants de l’île. « Installés en Thaïlande depuis environ deux ans pour se consacrer pleinement au muay-thaï, Johan Nativel et Gabriel Colter, deux Réunionnais de 22 ans, ont brillé vendredi soir à Bangkok. Les deux boxeurs se sont imposés au stade du Rajadamnern, lieu emblématique de la discipline. »
Une soirée à Bangkok qu’ils n’oublieront certainement pas et qui devrait les unir à jamais.
Un succès pour la technologie militaire française
Enfin, le magazine spécialisé Mer et Marine rapporte que la Thaïlande a choisi le constructeur sud-coréen Hanwha Ocean pour lui livrer sa prochaine frégate, un navire « à forte composante française ». « Un succès important pour Séoul, mais aussi pour l’industrie française. Pour ce marché, le chantier coréen a en effet fait le choix inhabituel de s’associer étroitement avec Naval Group et MBDA, qui doivent fournir une partie essentielle du système de combat et de l’armement du futur bâtiment. Si Paris et Séoul sont souvent présentés comme des concurrents sur les marchés export de la défense, cette offre à forte coloration franco-coréenne pourrait constituer un exemple particulièrement intéressant des complémentarités qui peuvent aussi exister entre les industries navales des deux pays, notamment à destination du marché asiatique. »
Seuls, les Français n’auraient certainement pas été retenus, nous est-il expliqué. Ce partenariat constitue donc une piste d’avenir et ce succès pourrait en appeler d’autres.
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