Guitare, violoncelle, percussions, piano et électronique : le collectif thaïlandais TYOY a livré deux heures de musique inclassable devant une salle prête pour la découverte.


Samedi soir 23 mai 2026, l'auditorium de l'Alliance française de Bangkok affichait complet. Spectateurs thaïlandais et français mêlés prenaient place dans la salle en bois aux qualités acoustiques remarquables pour « The Poetry of Boundless », concert du collectif TYOY. Deux heures de musique allant de l'improvisation libre au jazz, de la musique classique contemporaine à l'électronique expérimentale, avec une dimension visuelle assurée par Palindroma.
Sur scène, plusieurs membres du collectif : Itthikorn Tuchmalee au violoncelle, Minami Takei aux percussions, Sukrit Chomsawat à la batterie, Mahakit Mahaniranon au piano et à l'électronique. Quatre musiciens invités les rejoignaient, dont Denny J. Euprasert, pianiste et doyen du Conservatoire de musique de l'Université Rangsit.
Le Fryprone, curiosité de la soirée
L'instrument le plus intrigant de la soirée était le Fryprone, conçu et joué par Dirk Johan Stromberg, enseignant à Singapour. Fait maison, l'engin produisait des sonorités électroniques parfois franchement dérangeantes. Le potentiel est là, la maîtrise, ou peut-être le parti pris esthétique, reste à affiner. Le reste de l'ensemble CLASSISM, avec Phakphoom Tiavongsuvan à la guitare et Parames Boonroungkaw à la batterie, assurait une assise plus lisible.
L'auditorium, avec ses neuf bandes acoustiques en bois courbées, rendait à l'ensemble une profondeur que les salles de fortune ne peuvent pas offrir. Un écrin qui méritait la curiosité de la soirée.












