Les autorités de Nouvelle-Galles du Sud ont annoncé récemment le lancement d’un projet d’extraction de gaz de charbon à hauteur de 3,6 milliards de dollars australiens. Porté par le groupe australien Santos, environ 850 puits devraient être forés sur une surface de plus de 1000 hectares.
Gladys Berejiklian, la première ministre de NSW, s’est déclarée « soulagée » qu’une commission indépendante valide cette idée, le gaz étant d'après elle « un élément central » de la sécurité énergétique de l'Australie dans le futur.
Une position qui tranche, évidemment, avec celle de Cate Faehrmann, membre du Greens NSW : « Avec cette approbation, nous risquons de devenir un paria des énergies fossiles alors que le monde passe aux énergies renouvelables et que les pays renforcent leur engagement en faveur de l’action climatique ».
Même s’ils permettront de créer plusieurs emplois, le débat fait rage en effet dans le pays. L’économie australienne étant toujours très largement basée sur cette source d’énergie polluante, le charbon s’est progressivement imposé comme un sujet de division, pointé du doigt pour son impact environnemental dans un pays très vulnérable aux changements climatiques.
BREAKING: Santos has the green light to destroy the Pilliga forest to carve up a new gas project.
— Nature NSW (@naturensw) September 30, 2020
The NSW Government has turned its back on the Traditional Owners of the land, farmers and local communities in North West NSW who have fought to protect the land and water. pic.twitter.com/iZFaoOwimM