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Faire un bilan de santé sexuelle - Pour qui ? À quelle fréquence ?

Par International Medical Clinic | Publié le 04/04/2019 à 14:15 | Mis à jour le 11/04/2019 à 12:48
Photo : @shutterstock
Santé sexuelle, Bilan, Sida, VIH

Si vous êtes sexuellement actif/active, le test de dépistage des maladies sexuellement transmissibles (MST) est essentiel pour protéger votre santé. Assurez-vous d'avoir une conversation ouverte et honnête avec votre médecin sur vos antécédents sexuels, il pourra ainsi diagnostiquer si un test de dépistage des MST est nécessaire.

 

Recommandations

• Un test de dépistage du VIH est recommandé à toute personne de 13 à 64 ans, et cela hors notion d’exposition particulière.

• Un test de dépistage annuel de la chlamydia et de la gonorrhée pour toutes les femmes de moins de 25 ans sexuellement actives, ainsi que pour les femmes plus âgées présentant des facteurs de risque (tels qu'un nouveau partenaire sexuel, de multiples partenaires sexuels ou un partenaire sexuel atteint d'une infection sexuellement transmissible).

• Un test de dépistage de la syphilis, du VIH, de la chlamydia et de l'hépatite B est recommandé pour toutes les femmes enceintes. 

Les femmes enceintes à risque doivent également être dépistées pour la gonorrhée au début de la grossesse, avec des tests supplémentaires si nécessaire, afin de protéger la santé des mères et de leur nourrisson.

• Un test de dépistage de la syphilis, de la chlamydia et de la gonorrhée annuel est nécessaire pour les hommes multipartenaires, ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Les hommes ayant plusieurs partenaires ou des partenaires anonymes doivent être soumis à un dépistage des MST plus fréquemment (tous les 3 à 6 mois).

• Toute personne ayant des rapports sexuels non protégés, ainsi que les utilisateurs de drogue par voie intraveineuse, doivent se faire tester pour le VIH au moins une fois par an.

Toute personne homosexuelle ou bisexuelle, sexuellement active, peut bénéficier de tests plus fréquents (tous les 3 à 6 mois).

 

Quelles sont les MST les plus couramment diagnostiquées à Singapour ? 

La chlamydia

C'est l'une des IST les plus courantes à Singapour. Une maladie silencieuse qui ne présente aucun symptôme chez près de 75 % des femmes infectées. Elle est causée par la transmission d'une bactérie lors d'un rapport sexuel vaginal, anal ou oral non protégé avec une personne infectée.

Le nombre de cas dépistés à Singapour était de 2 900 en 2015, ce nombre reste assez stable aujourd’hui. On note cependant une forte augmentation des IST chez les 10-39 ans. Pour les moins de 20 ans, le taux est particulièrement alarmant, il a plus que doublé ces dernières années.

L'herpès génital

Causé par le même virus qui provoque l'herpès labial, (le virus de l'herpès simplex (HSV), l’herpès génital est transmis lors de relations sexuelles vaginales, anales ou orales non protégées avec une personne infectée. Il peut également être transmis des organes génitaux à la bouche et vice et versa lors de relations sexuelles orales. Une personne infectée qui ne présente aucun symptôme peut tout de même le transmettre à un partenaire sexuel.

Les symptômes se développent habituellement quelques jours après l’infection, lorsque de petites cloques ou plaies douloureuses apparaissent. Du liquide ou du sang suintent également des plaies. L’herpès génital provoque également démangeaisons, picotements ainsi que des douleurs urinaires. La fièvre et les ganglions lymphatiques enflés sont d'autres symptômes possibles.

Le VIH

En 2015, 455 nouveaux cas d'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ont été détectés à Singapour. Cela porte le nombre total des personnes infectées à Singapour par le VIH à 7 140.

En 2015, 1 816 décès liés au VIH ont été enregistrés. Le nombre de nouveaux cas de VIH signalé à Singapour reste stable depuis 2008.

 

Quel est l'intérêt de se soumettre à un dépistage précoce ? Quelles infections ou maladies sont plus faciles à traiter lorsqu'elles sont détectées tôt (par rapport à une détection tardive) et quelles sont les conséquences si elles ne sont pas détectées ou détectées tardivement ?

Le recours au dépistage des infections sexuellement transmissibles permet un diagnostic précoce, une meilleure prise en charge et une diminution du risque de transmission.

La chlamydia se traite facilement avec un traitement antibiotique. Cependant, si elle n'est pas traitée, elle peut endommager gravement les organes reproducteurs et même provoquer la stérilité.

La gonorrhée est également traitée avec des antibiotiques. Si elle n'est pas détectée, elle peut provoquer des maladies inflammatoires pelviennes (PID, appelées annexite ou salpingo-ovarite) pouvant endommager les trompes de Fallope. Notez que même si une personne a été traitée pour la gonorrhée, elle peut de nouveau contracter la maladie si elle a des rapports sexuels non protégés avec une personne infectée.

 

Comment minimiser les risques pour la santé sexuelle (en dehors d'une abstinence totale) ?

Le moyen le plus sûr d'éviter la transmission des MST consiste à s'abstenir de tout rapport sexuel non protégé que ce soit oral, vaginal et anal ou à entretenir une relation monogame à long terme, avec un partenaire non infecté. Pour les personnes traitées pour une MST autre que le VIH (ou dont les partenaires suivent un traitement), l'abstinence des rapports sexuels jusqu'à la fin du traitement est essentielle.

 

Conclusion

Il est à noter que les médecins sont régulièrement exposés à des patients présentant des problèmes de santé sexuelle et qu'il ne faut donc pas hésiter à leur demander conseil. Parlez-en ouvertement à votre médecin. Il est là pour vous aider.  

 

Le Dr Chris Eldridge est un médecin francophone formé au Royaume-Uni. Appelez-le au 6465 4440 pour prendre rendez-vous dès maintenant.  

 

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