Présente dans 80 pays, l'association Français du monde - ADFE accompagne les Français de l'étranger dans leurs démarches, leur représentation et la défense de leurs droits. À Singapour, sa section locale agit auprès de la communauté française, des institutions consulaires et des élus. Rencontre avec Julien Brousseau, nouveau président de Français du monde - ADFE Singapour, et Valérie Bonin.
Quelle est l’origine de Français du monde – ADFE, association dont vous présidez la section de Singapour ?
Jusqu’en 1980, l’UFE (Union des Français de l’étranger) était la seule organisation mondiale représentant les intérêts des Français de l’étranger, souvent des expatriés envoyés par leurs sociétés. Il a alors été jugé utile de créer une autre organisation, avec une sensibilité plus sociale. Ainsi est née l’ADFE (Association Démocratique des Français à l’Étranger), reconnue d’utilité publique en 1986, et devenue Français du monde – ADFE en 2012. A Singapour, les Français étaient représentés par l’Association des Français de Singapour (AFS) depuis 1975 et la section locale de Français du monde – ADFE a été créée en 2012.
Quelle est aujourd’hui l’importance de cette association au niveau mondial ?
Aujourd’hui, l’association est présente dans 80 pays sur les cinq continents à travers 160 sections locales et compte plusieurs dizaines de milliers d’adhérents.
Nous participons au dépouillement des divers scrutins en tant qu’assesseurs.
Quel rôle joue-t-elle tant au niveau local qu’au niveau national ?
Au niveau local, l’association est à l’écoute des préoccupations de nos compatriotes, cherche à les traiter, et les fait remonter tant au niveau local (ambassade, consulat) qu’au niveau national à travers ses représentants. Elle est représentée dans les commissions consulaires locales (bourses, aides sociales, contrôle des listes électorales), les commissions nationales (développement durable et commerce extérieur; lois, règlements et affaires consulaires; finances, budget et fiscalité; affaires sociales et monde combattant, emploi et formation; sécurité et risques sanitaires; enseignement, affaires culturelles, francophonie et audiovisuel extérieur), à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), et au conseil d’administration de la Caisse des Français de l’étranger (CFE).
Au niveau local, elle organise des événements de convivialité pour tisser des liens au sein de la communauté française. Nous participons au dépouillement des divers scrutins en tant qu’assesseurs. Les circonstances ont fait que l’association n’a pas présenté de liste pour les élections consulaires qui viennent d’avoir lieu, mais ce n’est que partie remise.
beaucoup d’entre nous sont des résidents de longue date à Singapour
En quoi votre association diffère-t-elle des autres associations présentes à Singapour ?
Nous cherchons davantage à nous intégrer dans la culture locale, par exemple en accueillant des Singapouriens dans les événements que nous organisons. D’ailleurs, beaucoup d’entre nous sont des résidents de longue date à Singapour et ont souvent fondé des familles mixtes contribuant, dès lors, au profil unique de notre association.
Parlez-nous de votre parcours jusqu’à présent ?
Né dans une famille ouvrière en Vendée, j’ai fait des études d’ingénieur aux Etats-Unis. J’ai fait toute ma carrière dans le domaine de l’électrique et de l’énergie au sein de la même société américaine nVent Erico. J’ai d’abord travaillé trois ans aux Pays-Bas, puis quatre ans à Shanghai, où j’ai rencontré mon épouse d’origine asiatique. Je suis arrivé en 2016 à Singapour, un pays facile à vivre. J’ai rejoint Français du monde – ADFE il y a deux ans et je me suis proposé pour remplacer Valérie Bonin, qui a présidé l’association pendant un an et qui a maintenant d’autres projets.
Si vous êtes intéressés par rejoindre une organisation qui aide vos compatriotes avec une sensibilité sociale, contactez-nous
En tant que nouveau président, avez-vous des objectifs pour la section de Singapour, un message pour la communauté française ?
Je souhaite poursuivre la mission de l’association, notamment en défendant nos compatriotes les moins privilégiés et en développant des liens avec les locaux. Je souhaite aussi augmenter le nombre d’adhérents. L’association repose aujourd’hui sur un trop petit nombre de volontaires qui travaillent à temps plein. Donc, si vous êtes intéressés par rejoindre une organisation qui aide vos compatriotes avec une sensibilité sociale, contactez-nous à cette adresse : fdm.sing@gmail.com
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