Édition internationale

DIAPORAMA - Le volcan Kawah-Ijen, le cratère vert

Écrit par Lepetitjournal Singapour
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 15 novembre 2012

Laurent vous propose de découvrir en images, à l'extrême est de l'île de Java en Indonésie, un lac de cratère très particulier, le Kawah-Ijen, le cratère vert

Le volcan Kwah-ljen surnommé le "cratère vert" en référence à la couleur de son eau d'un vert émeraude voire turquoise, se situe à l'extrême est de l'île de Java en Indonésie. C'est le plus grand lac d'acide du monde avec un diamètre d'environ 650m pour une profondeur maximum actuellement de 182m soit un volume de 30 millions de m3 d'un mélange d'acides sulfurique et chlorhydrique (pH minimum de 0,18).
Le Kawah-Ijen qui culmine à 2.386m abrite également un solfatare (de l'italien solfatara, soufrière ), c'est-à-dire une zone où des dégagements de fumerolles libèrent du dioxyde de soufre en abondance. Le soufre ainsi extrait est utilisé pour le blanchiment du sucre. Cette mine très particulière est exploitée depuis 1968.

Diaporama photo Laurent Himblot

"L'ascension tout comme la descente est très physique. De bonnes chaussures de marche et le masque à gaz sont indispensables en raison du nuage de soufre qui va et vient suivant le sens du vent. L'odeur de soufre se fait sentir plusieurs centaines de mètres avant d'arriver au bord du cratère. Dans notre cas, le brouillard épais qui n'était simplement que le nuage de souffre, nous empêchait de voir le lac acide au fond du volcan. Lorsque tout devient clair, la descente aux enfers peut commencer en protégeant bien son appareil photo car le soufre peut faire des dégâts.
Des hommes, malgré les risques et les conditions très difficiles, travaillent tous les jours en tongs, sans protection. Dans leurs paniers en osier, ils transportent sur leurs épaules le soufre émis en continu par le solfatare dont la charge peut atteindre plusieurs dizaines de kilos sur un difficile trajet de 4 km. Des tuyaux canalisent et refroidissent le soufre liquide orange (115 °C), qui cristallise en masse jaune "citron". Ces miniers sont bien évidemment payés aux nombres d'aller retour qu'ils peuvent effectuer par jour pour une poignée de roupies. L'astuce étant de sortir un maximum de soufre du volcan avant la nuit et de le stocker sur le chemin pour finalement redescendre plus tard avec la récolte du jour
", explique Laurent.

Carole Chomat & Laurent Himblot (www.lepetitjournal.com-Singapour) vendredi 6 avril 2012

logofbsingapour
Publié le 6 avril 2012, mis à jour le 15 novembre 2012
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