Plus de 50 Singapouriens ont été arrêtés et placés en détention dans la région du Guangxi, dans le sud de la Chine, pour leur implication présumée dans un système pyramidal et d'autres infractions connexes. Il s'agit du plus grand nombre de citoyens singapouriens détenus simultanément à l'étranger dans une même affaire.


Les autorités singapouriennes ont confirmé vendredi 4 septembre 2026 que 52 Singapouriens sont concernés par une enquête menée par les autorités chinoises. Selon le ministère singapourien des Affaires étrangères (MFA), les investigations sont toujours en cours. D'après plusieurs sources dont Reuters, certains des Singapouriens arrêtés seraient détenus depuis la mi-juillet 2026. Mais que s’est-il passé ?
Les autorités singapouriennes ont indiqué que les arrestations étaient liées à des activités présumées de système pyramidal ainsi qu'à d'autres infractions connexes.
Des soupçons d’un système pyramidal
Les autorités singapouriennes ont indiqué que les arrestations étaient liées à des activités présumées de système pyramidal ainsi qu'à d'autres infractions connexes. Difficile à ce jour d’y voir plus clair sur les chefs d'accusation potentiels, l'ampleur de l'enquête ou l'éventuelle implication d'autres nationalités.
Cette affaire intervient alors que plusieurs médias singapouriens ont récemment rapporté l'existence de réseaux proposant à des citoyens de Singapour des opportunités d'investissement dans certaines villes chinoises. À ce stade, ni Singapour, ni la Chine n'ont précisé le rôle exact des 52 personnes détenues ni les montants potentiellement en jeu.
« nous faisons tout notre possible pour les accompagner dans cette période particulièrement difficile ».

Singapour mobilise son réseau diplomatique
Le ministère singapourien des Affaires étrangères a indiqué suivre l'affaire de près par l'intermédiaire de l'ambassade de Singapour à Pékin et du consulat général à Guangzhou.
Les services consulaires ont déjà rendu visite aux 52 détenus afin de vérifier leurs conditions de détention et de leur apporter une assistance consulaire. Lors d'un point presse organisé vendredi 4 septembre, la seconde ministre des Affaires étrangères et de l'Intérieur, Sim Ann, a précisé : « nous faisons tout notre possible pour les accompagner dans cette période particulièrement difficile ».
Singapour a rappelé qu'elle ne pouvait pas intervenir dans les procédures judiciaires d'un autre État. « Le gouvernement singapourien ne s'immisce pas dans les enquêtes et procédures judiciaires d'autres pays, tout comme nous attendons des gouvernements étrangers qu'ils respectent nos propres lois et procédures », a déclaré Sim Ann.
La ministre a également appelé les Singapouriens à faire preuve de vigilance face aux offres d'investissement ou aux opportunités commerciales promettant des rendements exceptionnellement élevés, et a rappelé que les citoyens vivant ou voyageant à l'étranger doivent respecter les lois en vigueur dans leur pays d'accueil.
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