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Bourses pour étudier en Chine : le guide pour les Français

Frais de scolarité, logement, allocation mensuelle : étudier en Chine peut coûter très peu, à condition de frapper à la bonne porte. Le gouvernement central, les universités, les villes et les provinces proposent chacun leurs bourses, avec des règles et des calendriers différents. Voici comment s'y retrouver, et quelles dates noter dès maintenant.

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Écrit par François Tricon
Publié le 12 octobre 2026

Le 5 septembre 2026, l'Académie Yenching de l'Université de Pékin accueillait sa 12ᵉ promotion de boursiers, avec des candidatures 2027 ouvertes jusqu'au 30 novembre. Le 9 septembre, la candidature Schwarzman 2027-2028 se clôturait. Pour les Français, l'automne est le moment d'agir : la plupart des dossiers se jouent entre novembre et avril.

 

La bourse du gouvernement chinois (CSC)

C'est la plus complète. Le China Scholarship Council finance la scolarité, le logement, l'assurance médicale et une allocation mensuelle de 2 500 yuans en licence, 3 000 en master et 3 500 en doctorat. Elle comporte trois voies : le type A, via l'autorité d'envoi du pays (pour les Français, la fenêtre Union européenne de la Mission chinoise auprès de l'UE), le type B, en candidatant directement à une université qui propose ensuite les candidats, et le type C, pour les programmes spéciaux.

En type A, on s'inscrit sur studyinchina.csc.edu.cn avec le numéro d'agence 00006. La date limite 2026-2027 était le 8 février 2026, avec des résultats en juillet ou août. L'appel 2027-2028 n'est pas publié, mais les deux derniers l'ont été en novembre : à surveiller.

Il faut être citoyen de l'UE et en bonne santé, avoir moins de 25 ans en licence, 35 en master, 40 en doctorat (45 et 50 pour les chercheurs invités). Côté langue, comptez HSK 3 en général, plutôt HSK 4 pour un master ou doctorat en chinois, avec dispense pour les cursus de langue. Pour l'anglais, l'université fixe la preuve. Depuis 2026-2027, les candidats en licence doivent aussi passer le test CSCA, obligatoire pour tous en licence dès 2028.

Le dossier réunit une pré-admission (non obligatoire mais prioritaire), un plan d'études (200 mots minimum en licence, 1 000 en master et doctorat), deux lettres de professeurs pour les études supérieures, le formulaire médical et les diplômes. Contactez les universités tôt, elles fixent leurs échéances. La CSC ne se cumule pas avec les autres bourses publiques chinoises ou de l'université d'accueil. En type B, certaines universités n'incluent pas l'allocation : faites confirmer l'offre par écrit.

 

Les bourses des universités

Les universités nomment les candidats CSC de type B, gèrent leurs propres bourses et accueillent des programmes nationaux comme celui du CLEC. Leurs aides vont de la remise partielle de scolarité à la prise en charge complète, parfois avec allocation et assurance. La demande se fait presque toujours avec la candidature d'admission (case à cocher ou portail dédié), donc de décembre à avril en général.

À l'Université de Pékin, la Peking University Scholarship, créée en 2012, couvre scolarité, allocation et assurance pour les candidats en cursus payant sans autre bourse. Candidature en ligne entre janvier et mars (9 mars en 2026 pour les masters et doctorats). Fudan, Jiao Tong, Zhejiang, Tsinghua ou Xiamen ont leurs propres dispositifs. Les critères se ressemblent : conditions d'admission, bon dossier, niveau de langue, pas d'autre bourse. Consultez l'onglet « scholarships » des sites d'admission, et demandez à votre établissement français si un accord d'échange prévoit des exonérations.

 

Les bourses des villes et des provinces

Pékin, Shanghai, le Zhejiang, le Jiangsu ou le Fujian financent des bourses pour attirer des étudiants. On candidate en général via une université locale, qui désigne les lauréats. Elles ne se cumulent pas avec la CSC et sont réévaluées chaque année.

À Shanghai, la bourse municipale (SGS) existe depuis 2006. Le type A couvre scolarité, logement, vie courante et assurance, le type B scolarité et assurance. HSK 4 généralement requis, mêmes limites d'âge que la CSC, candidature sur study-shanghai.cn de février à avril auprès d'une trentaine d'établissements (Fudan, Jiao Tong, Tongji).

À Pékin, la bourse municipale (BGS) compte trois catégories : A (scolarité, logement, vie courante, assurance), B (sans vie courante), C (scolarité et assurance). HSK 4 pour un diplôme en chinois. La catégorie A exige en principe une université du top 500 QS ou une moyenne d'au moins 85/100 (GPA 3,6), et pour un cursus en anglais un TOEFL de 85 ou un IELTS de 6,5. Chaque établissement fixe sa date limite.

Les provinces offrent des montants plus modestes. Le Zhejiang verse 30 000 yuans par an (classe A) ou 20 000 (classe B), sans allocation mensuelle. Le Jiangsu a sa bourse « Jasmine », complète ou partielle. Le Fujian et la ville de Xiamen ont aussi les leurs.

 

Programmes ciblés et aides françaises

La bourse CLEC (ex-Institut Confucius) vise ceux qui apprennent ou enseignent le chinois : un semestre, onze mois ou un cursus diplômant, avec 2 500 yuans par mois pour la langue. Le dossier passe par une institution recommandante (Institut Confucius, centre HSK, ambassade), avec au moins 210 points au HSK 3. Prochaine échéance : le 31 octobre 2026 pour mars 2027.

Schwarzman Scholars (Tsinghua, un an, en anglais) rouvre d'avril à septembre 2027 pour les 18-28 ans. Yenching (Pékin, deux ans en études chinoises) finance scolarité, voyage, logement, allocation et assurance.

En France, l'aide à la mobilité internationale verse 400 € par mois pendant 1 à 10 mois aux boursiers sur critères sociaux, via le service des relations internationales de l'établissement. Doctorants et chercheurs peuvent viser le PHC Cai Yuanpei, sur appel annuel.

À retenir : préparez HSK et pré-admission dès maintenant. Dates clés : 31 octobre (CLEC), 30 novembre (Yenching), novembre (appel CSC), décembre à avril (universités et villes), février (clôture CSC).

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