Édition internationale

JIADING - La Chine impériale aux portes de Shanghai !

Écrit par Le Petit Journal Shanghai
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 juillet 2016

Aux portes de Shanghai (certes à 1h de la station Jiaotong au terminus de la ligne 11?), ce quartier du district de Zhabei est un véritable havre de paix. Si vous voulez vous ressourcer dans la Chine traditionnelle et ses jardins, et sans prendre la voiture, c'est l'escapade idéale ! Difficile de résister au charme de Jiading?

Par Marie-Eve Richet

Il vous faudra quasiment une heure pour sortir de Shanghai et son interminable (et débilitante) banlieue? Mais cela en vaut la peine. Arrivé au terminus Jiading Bei (attention à bien vous assurer que vous avez pris la bonne direction à la fourche du métro !), vous êtes certes dans un faubourg  aéré et vert, mais encore dans un quartier d'immeubles modernes. Rassurez-vous, en prenant un taxi orange (ceux de la banlieue de Shanghai), et en demandant Hui Long Tan Gong yuan (respirez !) vous vous retrouverez pour une course de 12 RMB devant la magnifique porte du Jardin qui abrite le Temple de Confucius.

Hui Long Tan Gong Yuan,  ?????, le jardin des cinq dragons

Passé le superbe arche au toit ouvragé, on débouche sur une de ces allées majestueuses aux grands arbres comme la Chine nous en réserve. Une grande sérénité se dégage du lieu, on se sent tout de suite dans un véritable havre de paix ! Typique des jardins chinois, mais dans une version très naturelle et presque sauvage, le jardin se compose de cinq petits cours d'eau qui confluent vers un étang où se reflètent les saules pleureurs et un kiosque, une vision digne des estampes chinoises. On se laisse aisément entraîner dans la légende de ses dragons qui auraient enterré la perle dans le petit terre-plein qui symbolise la montagne? Un pavillon aux sculptures dorées très raffinées, Bai Niao Chao Yang Terrace complète avec ravissement le tableau.

En retournant sur l'entrée, vous remarquerez les 72 lions de pierre symbolisant les disciples de Confucius qui veillent sur son Temple, dont les trois ponts en pierre ornés de lions de l'entrée en terrasse ne sont pas sans rappeler ceux des temples de Pékin. L'ambiance confucéenne imprègne le lieu et on comprend aisément que l'endroit faisait la fierté des lettrés de Jiading au 16ème siècle. Mais le temple recèle surtout le musée très intéressant des archives des examens des mandarins. L'occasion de réviser ses dynasties ! Et de se plonger dans l'histoire de la Chine impériale? des Sui, qui ont initié ce système féodal en 605 jusqu'aux Qing, l'âge d'or du mandarinat.

" Tout devient merveilleux dans la brume " Oscar Wilde " (photo MER)

Pour continuer à profiter de Jiading, il faut ressortir du jardin des cinq dragons pour rejoindre celui des nuages d'automne. Un nom romantique pour un jardin qui l'est tout autant?

Le jardin des nuages d'automne, ???, le romantisme de Jiading

Empruntez donc la Nan da jie pour vous diriger tout droit à pied (on vous propose un contournement si vous êtes en voiture) vers la pagode à 6 étages de Fahua, un bon point de repère ! Si vous avez prolongé le plaisir le matin en flânant dans le jardin, il sera temps de déjeuner. Ça tombe bien, un restaurant thaïlandais, certes un peu incongru, mais bienvenu, vous offrira une halte idéale. Installé dans une vielle demeure rénovée, il propose une cuisine délicieuse et un service impeccable. Après une pause appréciable sur la terrasse à l'extérieur, il est temps de remonter la rue. Piétonnière, elle recèle quelques jolies maisons anciennes réaménagées en maison de thé. Traversez ensuite la rue pour continuer le long du canal (et du parking Auchan !) pour rejoindre le jardin des nuages d'automne. Plus petit que le précédent, il est tout aussi enchanteur. Entre les entrelacs de rivières, de chemins pavés, de corridors, se nichent quelques petits pavillons, des grottes aux rochers sculptés et de superbes massifs de rhododendrons. Un monde en miniature, selon le concept des jardins chinois qui sous les couleurs et la brume d'automne, promet d'être encore plus idyllique.

Jiading la nonchalante (photo MER)

Après le silence appréciable de la nature, il est temps de revenir à un monde plus urbain et de goûter un peu la vie locale dans la rue piétonnière de la « vieille » ville. Contrairement à beaucoup de villes d'eau touristiques, ici, on est dans un quartier vraiment habité, commerçant et fréquenté par les habitants, ce qui donne une vision finalement plus authentique de la Chine. Pour terminer, le musée des gravures sur bambou est assez agréable, et surtout donne envie de prolonger ce moment de calme dans l'hôtel qui l'abrite, une idée pour s'échapper de la ville à l'occasion du week-end prolongé de Dragon boat. Une autre alternative peut être de visiter la ville d'eau voisine de Nanxiang, capitale des xiao long bao?

Marie-Eve Richet Lepetitjournal.com/shanghai Mardi 7 juin 2016

 

 

 

Le Petit Journal Shanghai
Publié le 6 juin 2016, mis à jour le 14 juillet 2016
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos