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PUBLI – Françoise : le Brésil pour mes poneys !

Par Lepetitjournal Sao Paulo | Publié le 06/07/2010 à 00:05 | Mis à jour le 14/11/2012 à 10:22

L'aventure brésilienne de Françoise Denis : de son coup de foudre pour le Brésil à ses 20 ans à l'ouverture du premier club de poney du pays

Pour Françoise Denis, belge d'origine, l'aventure brésilienne débute très tôt, à l'âge de 20 ans alors qu'elle travaille comme groom à Liège et doit accompagner les chevaux du célèbre cavalier brésilien Luis Felipe de Azevedo à Rio de Janeiro. Ce sera le premier voyage d'une longue série qui lui fera franchir l'océan à plusieurs reprises toujours en compagnie des plus célèbres montures de la planète. Au cours d'un de ses séjours sur les terres brésiliennes, dans la furie et la moiteur du carnaval de Rio de Janeiro, elle tombe amoureuse d'un carioca ; cet instant magique, puis la naissance des ses deux garçons scelleront pour toujours son avenir avec le Brésil !

De retour au pays, elle n'abandonne pas l'idée de revenir un jour s'installer au Brésil. Elle reprend à Liège sa carrière équestre, travaille pendant plus de dix ans avec les plus grands cavaliers internationaux tels que Nelson Pessoa, François Mathy, Eric Wauters ou encore Paul Schockemöhle. De sa rencontre avec son second mari, naîtra cette fois son propre centre équestre où elle se spécialisera dans l'équitation à poney.

L'aventure se tente?

Mais l'envie de repartir loin de la grisaille nordique ne la quitte plus et un projet fou commence à germer peu à peu dans son esprit. Pourquoi ne pas lancer le premier poney club au Brésil ? Un vrai pari, certes, mais qui, pour aboutir, devait franchir les multiples obstacles à la fois psychologiques, matériels et naturels liés au pays. Oui le défi était d'abord d'ordre psychologique car il fallait réussir à faire accepter et respecter le poney dans le milieu brésilien. L'animal en soi n'avait en effet nullement la côte sous les tropiques ! Considérés comme têtus, arrogants et méchants, les poneys, ces petits chevaux pas plus grands qu'1,48 mètres au garrot ne séduisaient pas les parents brésiliens peu enclins à confier leur progéniture à une bête aussi mal "embouchée"! L'équitation au Brésil étant une affaire de "riches", il y avait encore moins de bonnes raisons d'apprendre à monter sur un "demi cheval", un pauvre canasson sans passé ni blason !

L'autre barrière n'était autre que les 9.500 km qui séparent la Belgique des côtes brésiliennes, et qu'il fallait franchir à tout prix pour disposer sur ces nouvelles terres, de poneys dociles, habitués à ménager leur jeune cavalier. Quel mécène assez magnanime accepterait de s'engager dans cette folle épopée et faire traverser l'Atlantique aux 24 poneys belges de Françoise et Dominique ? Ils le rencontrèrent comme ils réussirent aussi à trouver un toit pour accueillir les petits immigrants, à passer les contrôles sanitaires, à payer les taxes d'importation? sans avoir la certitude que les Brésiliens accueillent avec bienveillance des leçons à poneys pour leurs bambins. Mais volontaires, déterminés, optimistes et enthousiastes, ils franchirent les obstacles un à un et réussirent un parcours sans faute !

L'aventure se réalise?

Aujourd'hui, cette femme au dynamisme communicatif peut être fière d'avoir gagné son pari. "Même si ce n'est pas facile, si on travaille beaucoup, ça en vaut la peine", nous dit-elle le sourire aux lèvres. Nos deux entrepreneurs font tourner deux poneys club, abrités par deux grands clubs d'équitation, la Sociedade Hipica Brasileira (SHB) de Rio de Janeiro sur la Lagoa et la SHB de São Paulo dans le quartier de Brooklyn Novo. Ils proposent aux enfants de 5 à 12 ans des cours hebdomadaires, ont crée un "baby poney club" pour l'initiation à poney d'enfants de 18 mois à 4 ans, organisent régulièrement des concours hippiques où les jeunes participants exhibent leur talent en dressage ou en obstacles. "Nous sommes de plus en plus invités aussi à des exhibitions", rajoute Françoise, la dernière en date se déroulait le dimanche 9 mai à Petropolis dans le cadre d'une feria locale.

Et bien d'autres projets en tête?

Mais s'il est un projet qui lui tient particulièrement à c?ur, c'est l'achat d'une fazenda entre Rio et São Paulo où elle pourrait emmener ses élèves en stage de huit jours dans un cadre champêtre mais tout aussi sérieux. "Nous sommes exigeants et strictes sur la sécurité mais privilégions aussi beaucoup le côté ludique dans l'apprentissage afin que l'enfant apprenne aussi en s'amusant en oubliant ses peurs". C'est une école vivante et attachante où le contact avec l'animal épanouit ces cavaliers en herbe qu'ont su créer Françoise et Dominique et fiers du chemin parcouru, ils ne veulent pas en rester là. "Nous aimerions ouvrir d'autres clubs au Brésil, faire de la reproduction?" Pour cela ils cherchent, recrutent et forment des jeunes motivés qui ont envie de prendre part à cette formidable aventure brésilienne ! Car l'aventure continue !

CPB (
www.lepetitjournal.com - Rio de Janeiro) mardi 6 juillet 2010

Pour les contacter : www.poneiclubebrasil.com.br Françoise Denis 011 8419 1995, Dominique Jacquinet 021 7812 0823
SHB Rio de Janeiro, Borges de Medeiro 2448, Lagoa, Rio de Janeiro, Tel 2156 0161.
SHB SP Rua Porto Martins 342, Brooklyn Novo SP, tel 011 5504 6800

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