Édition internationale

(publi-info) "La région bordelaise a une carte à jouer au Brésil ",  Cédric Filet, bordelais et CEO d’Aldelia

Écrit par Lepetitjournal Sao Paulo
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Il a 37 ans, est originaire de Bordeaux, y a fait toutes ses études, est marié, père de famille? mais vit à présent à Rio de Janeiro. Pour pimenter le tout, il est PDG d'Aldelia, une agence de ressources humaines qui recrute partout dans le monde pour alimenter les grands projets pétroliers. Alors forcément, quand Cédric Filet affirme que Bordeaux a les atouts pour se développer davantage à l'international, on a tendance à le croire?

Bonjour Cédric, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis originaire de Bordeaux. J'y ai suivi toutes mes études, de la maternelle à l'IUT de gestion logistique à Bruges (agglomération bordelaise). Je suis arrivé à Londres avec un mobile et un ordinateur portable. J'y ai habité pendant 8 ans avant de m'installer à Rio de Janeiro. Mais Bordeaux reste ma ville. Je lis le Sud-Ouest tous les matins et je ne rate jamais un match des Girondins. Il paraît même que j'ai gardé l'accent !

Alors que votre entreprise prospérait au Royaume-Uni vous avez décidé de partir au Brésil, pour quelles raisons?

L'Europe reste incontournable pour Aldelia puisque tous les grands sièges sociaux y sont ! Cependant, nous avons besoin d'être au plus près de nos clients, d'aller là où les affaires se concluent. A ce titre, il était indispensable pour moi de rejoindre le Brésil qui est un marché incontournable.

Avec quelques mois de recul quelles sont, selon vous, les caractéristiques du business à la brésilienne?

Vivre et travailler au Brésil est une expérience unique, très déroutante, faite de découvertes quotidiennes. Il faut s'adapter en permanence et garder en mémoire la taille immense de ce pays. D'une ville à l'autre les us et coutumes sont très différents, tous comme les accents et les manières de faire du business.

Le revers de la médaille est que le « ticket d'entrée » pour un étranger (ou une entreprise étrangère) est très élevé. En effet, il faut beaucoup d'énergie, de temps et aussi d'argent pour s'intégrer au tissu social et économique brésilien.

J'ai également  été impressionné par l'expertise et les compétences des entreprises brésiliennes. Il ne faut pas se tromper, une nouvelle classe dirigeante a émergé avec des cadres brillants, formés dans les meilleures universités étrangères. Le Brésil n'est clairement plus un pays en développement. C'est un pays-continent qui fait partie des acteurs économiques majeurs !


Le territoire bordelais a-t-il des atouts à faire valoir pour attirer des entreprises brésiliennes ?

Oui bien sûr ! De plus en plus d'entreprises brésiliennes vont partir à l'international. La France constitue un très bon « hub » à cause des liens historiques avec l'Afrique de l'Ouest. Les entreprises brésiliennes sont en effet en train de supplanter leurs concurrentes chinoises sur tout le continent africain. L'entreprise de BTP comme Odebrecht (équivalent brésilien de Bouygues) a quasiment reconstruit un pays comme l'Angola !

Et il ne faut pas oublier qu'il y a à peine 25 ans, la majorité des étudiants brésiliens étudiaient le français ! La France a vraiment une image très positive?il faut exploiter cela au niveau bordelais.

Le marché intérieur est extrêmement dynamique donc les entreprises brésiliennes se concentrent principalement dessus, mais il sera bientôt trop petit pour elles. Bordeaux doit donc se positionner dès maintenant comme une destination pertinente pour elles.

Pourquoi vous mobilisez-vous au sein du réseau Bordeaux Connexion* ?

*Bordeaux Connexion est un réseau international de 500 entrepreneurs qui souhaitent participer à la promotion de Bordeaux depuis leurs pays d'adoption (www.bordeaux-connexion.com)

Il me semble logique de me battre pour le développement de la ville qui m'a vu naître. Je crois à fond à la logique des réseaux, à  la nécessité de communiquer, de s'asseoir ensemble autour d'une table pour faire naître des projets ambitieux. Quand, comme moi, on vit entre deux avions, qu'on travaille dans le multiculturel et qu'on échange avec de nombreuses personnes de tous pays et de tous secteurs, on comprend vite que s'ouvrir aux autres, apprendre d'eux, s'inspirer de leurs réussites, est une nécessité pour avancer. J'espère d'ailleurs rencontrer de nombreux bordelais lors du prochain dîner organisé au mois d'Avril à Rio de Janeiro.

 

Participez au repas des Aquitains du Brésil !

 

Deux dîners seront organisés lors de la semaine du 9 avril à Sao Paulo (9 avril 2012) et Rio de Janeiro (12 avril 2012).
L'inscription à ces repas typiques du Sud-Ouest est gratuite, il vous suffit de contacter Marc ETCHEVERRY : metcheverry@bordeaux-invest.fr 0033 557 140 639

Ce sera pour vous l'occasion de déguster de bons produits du Sud-Ouest tout en découvrant comment devenir un ambassadeur actif de la région bordelaise depuis le Brésil

Contact - metcheverry@bordeaux-invest.fr
Pour plus d'informations, inscrivez-vous sur www.bordeaux-connexion.com
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lepetitjournal.com sao paulo
Publié le 27 mars 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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