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IDEE VOYAGE – Alter do Chão, l'autre terre d'Amazonie

Écrit par Lepetitjournal Sao Paulo
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018

A mi-chemin entre Belém et Manaus, le village d'Alter do Chão se situe sur les rives du Tapajós, affluent de l'Amazone. Célèbre pour ses eaux claires et ses plages de sable fin, le site surnommé "Caraïbes de l'eau douce" offre des balades inoubliables à pied et en bateau.

Dans l'état du Pará, Alter do Chão se trouve à une trentaine de kilomètres de l'aéroport de Santarém.

Fondée sur une ancienne aldéia des Indiens Borari, le village se situe contre un canal entre la rivière et l'étang formé un peu plus loin, appelé "lac vert". Face à la place centrale du bourg, on contemple un banc de sable au milieu du Tapajos, l'lha do Amor. Cette île inattendue, dont on perçoit tous les contours, abrite quelques cabanes sur pilotis qui servent des boissons. Pour la rejoindre, on emprunte une petite barque. Promenade à l'intérieur de l'îlot, pour grimper jusqu'au point culminant, au Morro da Piroca. Une vue à 360° découvre les collines de forêt vierge. Les méandres de la rivière, dont la largeur atteint près de 20km par endroits, règnent dans tout le bassin. Des baies et des îles aux reflets d'émeraude se dessinent au coucher du soleil.

La forêt nationale de Tapajós est une pure carte postale de l'Amazonie brésilienne. On ne peut pas dormir sur l'île, mais dans le village, l'hébergement est de qualité, le Beloalter accueille parfois même des groupes d'entreprise. Pour le dîner, retour sur l'île de l'amour. À la lumière des feux, on vous servira une piracaia, plat traditionnel local de poissons grillés, que l'on peut déguster assis dans des "bancs" creusés dans le sable. Au rythme des percussions, une danse raconte un mythe de la région. Quelques communautés d'Indiens, peuvent se visiter au c?ur de la forêt. La région est imprégnée de la culture indigène (voir encadré sur l'artisanat).

Aventure en eau douce


Immense étendue d'eau, le lac se ride et se calme au gré du vent. En longeant ses rives, des sortes de hérons, blancs éclatants, rouges écarlates, déploient leurs ailes. Les paresseux, à peine cachés, tiennent la pose pour une photo. Avec un peu de chance, on peut voir des dauphins de mer.

Embarqués avec un guide, on s'aventure à travers les arbres de la forêt immergée. On touche du doigt la magie de l'Amazonie : les eaux denses et ombragées par la cime des arbres toute proche, les milliers de bruits d'insectes et d'oiseaux, tous les sens sont en éveil. Emerveillé par la force et l'immensité de la nature, légèrement effrayé par son hostilité?

A Ponta do Cururu, un peu plus loin, des plages désertes de sable fin serpentent, des vagues douces portées par la brise viennent lécher le sable pur. Entre janvier et août, tout ce petit paradis est perdu, englouti par les eaux. Encore peu connu des touristes de São Paulo ou de Rio, Alter do Chão reçoit pourtant de nombreux visiteurs étrangers, dans un cadre qui est présenté comme un exemple de tourisme respectueux de l'environnement.

LB (www.lepetitjournal.com - Brésil) Rediffusion

Contacts pour les excursions: Vento em Popa (ventoempopa@netsan.com.br
), Mãe Natureza (maenatureza@hotmail.com.br), Amazon Planet Adventure, (www.amazonplanetadventur.com.br)

Artisanat

À ne pas manquer si vous êtes sur place, la boutique Araribá (photo) regorge de trésors de l'Amazonie. Colliers, paniers, céramique, masques?L'artisanat est authentique, les objets sont beaux, le commerce est équitable. On apprend plein de choses sur 80 tribus d'Indiens auprès desquelles s'approvisionne le magasin. Bref, on se sent un touriste intelligent.

Angle entre Travessa Antônio Lobato et Rua Dom Macêdo Costa. Du mardi au dimanche, de 8h à 12h et de 15h à 19h. Site
www.araribah.com.br. Plusieurs boutiques sont signalées également à Santarem.

lepetitjournal.com sao paulo
Publié le 9 avril 2014, mis à jour le 9 janvier 2018
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