

La ville de Rio possède un territoire très étendu qui regroupe à la fois le centre-ville, la banlieue et la périphérie rurale. C'est une particularité bien carioca que l'on ne rencontre que très rarement dans les autres grandes villes du monde. Pedra de Sepetiba, située dans la zone ouest de Rio est un exemple de campagne à la ville bien curieux
Carte de l'immense territoire municipal carioca (Réalisation : A.S-T.)
Rio, un territoire gigantesque
La superficie de Rio est de 1.182 km², soit six fois la superficie du territoire de la ville de Paris (intramuros, 200km²). D'est en ouest, la capitale carioca renferme la ville-centre (Centro, Botafogo, Copacabana, Ipanema), la proche banlieue (Zona Norte, la zone des favelas et Barra da Tijuca, quartier du sud de Rio aux allures de Miami) et la banlieue rurale (Santa Cruz et Campo Grande). Le plus souvent ces trois catégories d'espaces urbains se trouvent sur plusieurs municipalités distinctes. On retrouve cependant au nord de Rio, des villes qui peuvent être qualifiées de "villes de banlieue" : Duque de Caixas, São João de Meriti ou encore Niloplis. Elles forment avec Rio, Niteroï et quelques autres villes, l'agglomération de Rio qui compte près de 11 millions d'habitants (IBGE, recensement 2000).
Pedra de Sepetiba, un village dans la ville
Cette situation inédite permet à la ville de Rio de renfermer des trésors. Pedra de Sepetiba en est un excellent exemple. Sur la route du sud, après Ipanema, Barra da Tijuca et Recreio, se trouve ce véritable havre de quiétude. Ce village (quartier de Rio en réalité) se trouve tout de même à une heure et demi de voiture du centre-ville, un jour de week-end (sans bouchon), ce qui donne une idée de l'étendue du territoire carioca. Seules s'y trouvent des maisons de un à deux étages, point d'immeubles. La place centrale de Pedra de Sepetiba regroupe de nombreux restaurants de poissons et de fruits de mer, achetés au marché de la criée de Sepetiba qui se trouve sur la même place. L'ambiance y est paisible et reposante. En cette saison (l'hiver), on n'y trouve que les habitués et les intrépides désirant sortir du tumulte des plages de Rio. Un ponton en bois a été installé par la mairie. Il sert aux bateaux de pêcheurs mais il permet aussi de s'avancer à l'intérieur de la baie de Sepetiba, autre magnifique splendeur naturelle. De jeunes habitants construisent même sur la plage des barques en bois, une image d'un autre temps au c?ur même de la ville. Nous conseillons : les friands de crevettes (pasteis de camarão), la ratatouille de poissons (moqueca de peixe) et des boissons fraiches, au bar Budo (le bar Bu...), sur la place centrale et face à la baie, au soleil couchant (à 16 heures à Rio en ce moment). Quand l'Urbanisme rejoint le plaisir de vivre, on découvre des quartiers cariocas inimaginables, au delà de la carte postale habituelle de la ville.
Antoine Soulier-Thomazeau (www.lepetitjournal.com ? Rio de Janeiro) mardi 20 juillet 2010





