Lundi 14 juin 2021
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Gérard Larcher clarifie la situation sur le passeport sanitaire

Par Édouard Maury | Publié le 14/05/2021 à 23:57 | Mis à jour le 15/05/2021 à 00:15
Photo : Sénat | Source : Wikimedia Commons
Gérard Larcher en plein discours

Lors d’une conférence entre Gérard Larcher et des conseillers consulaires, l’un des représentants des Français du Chili, Jean-Marc Besnier, a alerté le président du Sénat sur la situation des Français auxquels ont été injectés des vaccins non-homologués par l’Union Européenne. Un sujet qui pourrait devenir problématique pour les Français du Chili au moment de la mise en place du passeport sanitaire en Europe.

Après avoir exprimé son étonnement sur le placement du Chili en liste rouge, et l’imposition d’une quarantaine en France pour les personnes revenant du Chili, Jean-Marc Besnier a demandé au président du Sénat comment seraient traitées les personnes ayant reçues des doses de vaccin non-homologuées par l’Union Européenne. Comme le rappelle le conseiller consulaire, "les vaccins russes et chinois proposés au Chili (principalement utilisés dans la campagne de vaccination chilienne NDRL) ne sont pas reconnus par l’Union Européenne". Alors qu’un certificat sanitaire sera mis en place au mois de juin pour voyager en Europe, le cas de personnes n’ayant pas reçu un vaccin "conventionnel" interroge. Gérard Larcher ne laisse cependant pas de place au doute : "J'ai la conviction personnelle que les ressortissants européens vivant à l'étranger, et ayant reçu un vaccin non-reconnu par l'Union Européenne, pourraient tout de même être éligibles au passeport sanitaire. Autrement, le gouvernement français devra mettre à la disposition des expatriés des vaccins homologués." Il rajoute même : "Cela en va du principe de non-discrimination entre les Français sur le territoire national et ceux à l’étranger."

Édouard Maury

Étudiant à Sciences Po Aix, j'effectue un stage au sein de la rédaction de lepetitjournal.com Santiago. Passionné de sport, et de nature, je découvre le Chili pour la première fois.
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Julie dim 16/05/2021 - 21:42

Il me parait important de préciser que : - Le vaccin, quel qu’il soit, ne dispense pas des mesures de contrôle sanitaire, ni des mesures de quarantaine. - Le pass sanitaire sera un outil qui sera d’abord mis en place pour l’EU, ce qui n’empêchera pas chaque pays de décider de ses règles d'entrée dans le pays. - Hors UE, le pass sanitaire ne pourra être mis en place entre 2 pays qu'après accord entre ces 2 pays. Et d'ici là, les documents papiers feront toujours foi.

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Julie dim 16/05/2021 - 21:35

Important peut-être aussi de préciser que : - Aujourd’hui, le vaccin n’est pas nécessaire pour rentrer en France et il suffit d’être ressortissant français, pour pouvoir renter (avec son conjoint, marié, pacsé et concubin, et ses enfants). - Le vaccin, quel qu’il soit, ne dispense pas (à ce jour) des mesures de contrôle sanitaire (pour le Chili en ce moment): examen biologique de dépistage virologique « RT-PCR COVID » datant de moins de 36 heures avant le départ (départ du premier vol en cas de voyage avec correspondance) et ne concluant pas à une contamination par la covid-19 ou, à défaut, le résultat d’un examen biologique de dépistage virologique (PCR) réalisé moins de 72 heures avant le départ ne concluant pas à une contamination par la covid-19 et d’un test antigénique réalisé moins de 24 heures avant le départ ne concluant pas à une contamination par la covid-19), ni des mesures de quarantaine ou d’isolement. - S’agissant du pass sanitaire, et au delà de la marque du vaccin en lui-même et de son homologation ou non par l’UE, se pose le problème de la vérification de la véracité de la vaccination effectuée localement. Le pass sanitaire sera un outil numérique (une application) pour fluidifier et certifier les vaccinations et les tests, avec une clef numérique reconnue entre les 27 pays de l’UE. L'objectif est d'avoir ce pass en place au 1er juillet 2021 pour l’EU, ce qui n’empêchera pas chaque pays de décider de ses règles d'entrée dans le pays: par exemple, qui peut rentrer dans le pays, qui doit effectuer une quarantaine, où cette quarantaine doit avoir lieu. Hors UE, le pass sanitaire ne pourra être mis en place entre 2 pays qu'après accord entre ces 2 pays (ou avec la commission européenne) pour que les systèmes informatiques soient interopérables. Et d'ici là, les documents papiers feront toujours foi.

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