Pour la première fois au Brésil, le nombre d'accouchements par césarienne a été plus élevé que le nombre d'accouchements naturels en 2010. Avec un taux de 52% l'année dernière, le Brésil a largement dépassé les recommandations le l'OMS (l'Organisation Mondiale de la Santé) qui préconise un taux idéal autour de 15%. Egalement loin devant des pays comme les Etats-Unis (26%) ou d'autres pays européens qui ont des pourcentages plus proches du taux référent de l'organisation mondiale, le Brésil impute ce score élevé en partie aux pratiques qui sévissent dans le réseau privé. Dans les hôpitaux et cliniques privés, près de 80 % des cas sont en effet des césariennes, chiffres à l'appui depuis 2004. Mais les hôpitaux publics ont eux aussi leur part de responsabilité, le taux de césariennes y est passé de 28 % en 2004 à 35% en 2009 et 37% aujourd'hui. Les raisons de cette augmentation sont multiples : la commodité pour les gynécologues obstétriciens de gérer plus facilement leurs interventions, la rémunération plus élevée de l'acte chirurgical mais aussi la formation des médecins et la précarité des services de néonatologie.
CPB (www.lepetitjournal.com) mercredi 23 novembre 2011







