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INDUSTRIE - Lafarge renforce sa présence dans l’Etat de Rio de Janeiro

Écrit par Lepetitjournal Rio de Janeiro
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 février 2018

Un jour après Weber Saint-Gobain, c’était au tour d’un autre groupe français, Lafarge, d’inaugurer le 26 février dernier une usine de ciment près de Rio, à Santa Cruz (zone ouest), afin de profiter du boom de la construction dans la région. Le gouverneur de l’État de Rio de Janeiro, Sergio Cabral, et le consul général de France à Rio, Brice Roquefeuil, ont fait le déplacement. Lepetitjournal.com les a accompagnés.

"Lafarge construit des villes meilleures". C’est avec ce slogan que le leader mondial de la construction veut poursuivre sa conquête du monde et renforcer sa présence au Brésil. La nouvelle unité de production de Santa Cruz (zone ouest de Rio), inaugurée le 26 février dernier, occupe une aire de 57.000 m² au bord de l’avenida Brasil.

Elle est le résultat d’un investissement de 70 millions de réais et devrait générer 50 emplois directs et 170 indirects. Elle produira du ciment en concertation avec l’usine de Cantagalo, dans la région Serrana (Nord de l’État de Rio de Janeiro). Elle atteindra sa production maximale en 2015 avec 750.000 tonnes de ciment qui sortiront par l’avenida Brasil pour construire habitats et infrastructures dans la région.

La consommation individuelle en hausse
Selon Alexis Langlois, dirigeant franco-brésilien du groupe au Brésil, "la vente de sacs de ciment individuels est le marché le plus porteur pour Lafarge". "Avec la hausse des salaires des classes les plus basses de la population, les habitants des favelas améliorent leur habitat et font eux-mêmes les travaux", ajoute-t-il. Il ne s’y trompe pas au moment des remerciements qui vont avant tout aux consommateurs et clients sans lesquels "l’usine de Santa Cruz n’aurait pu voir le jour".

Alexis Langlois n’hésite pas non plus à interpeller le gouverneur de l’Etat de Rio de Janeiro, Sergio Cabral, et autorités publiques en leur demandant de meilleures infrastructures, notamment ferroviaires, pour faire face aux routes bondées. Il rappelle la nécessité de garantir la sécurité des marchandises et des employés dans leurs déplacements dans la région.

Une présence locale renforcée
La présence de Lafarge s’accentue également à Rio avec la signature en décembre dernier d’un partenariat avec le club de

football local de Flamengo. L’investissement réalisé est de 1,5 millions de réais, le leader mondial de la construction s’engageant à fournir le ciment nécessaire aux travaux du centre d’entraînement, et  celui-ci verra en contrepartie l’une de ses marques locales, "Campeão", apparaître sur le centre d’entraînement, le site officiel et la TV Fla.

De plus, la marque phare de l’industrie du ciment inaugurera bientôt un laboratoire de recherche pour le développement de matériaux de constructions dans le quartier de Rio Comprido. Ce sera le cinquième de l’entreprise dans le monde, mais le premier sur le continent américain. L’objectif est d’y adapter la gamme de produit aux spécificités du marché brésilien.

Sergio Cabral évoque Villegagnon et remercie la France
De son côté Sergio Cabral, après avoir confirmé son départ du gouvernement pour des raisons  électorales le 3 avril prochain, tient à remercier Lafarge, mais également la France. Les entreprises françaises ont été, selon lui, les plus grands investisseurs au Brésil depuis le début des années 2000 et encore plus dans l’État de Rio de Janeiro, premier récepteur d’Investissement direct étranger (IDE) français du pays.

Il rappelle l’épisode de la France Antarctique et la création de la ville par Villegagnon et les Français. C’est selon lui un juste retour des choses 450 ans après. Il en appelle d’autres et assure que les Français seront toujours bien reçus, avant de citer Saint-Gobain, qui a inauguré la veille une autre usine de ciment, et L’Oréal qui va installer son plus grand centre de recherche brésilien à Rio.

Il défend également son bilan et évoque "Minha Casa, Minha Vida" (programme national d’amélioration de l’habitat) duquel Rio serait le champion national et qui a grandement contribué à la croissance locale de Lafarge. Il fait référence au chômage qui serait de 3,8% dans la région métropolitaine de Rio, ce chiffre ferait rêver bien des Etats européens.

Damien LARDERET (www.lepetitjournal.com - Brésil) vendredi 14 mars 2014

*Photos : Marcelo Horn

Le groupe Lafarge au Brésil

Lafarge est présent au Brésil depuis 1959, c’est le quatrième cimentier local avec 10% des parts de marché. Le groupe français possède les marques Mauá, Campeão et Montes Claros. L’entreprise emploie 1.800 personnes avec un parc industriel sur plusieurs États : Rio de Janeiro, São Paulo, Minas Gerais, Goiás, Paraíba, Bahia et Pernambouc. Il possède 10 usines de ciment, plus de 50 unités de production et trois centres de recyclage et de dépollution. Leader mondial en matière de construction, Lafarge emploie 64.000 personnes dans 62 pays et a enregistré un chiffre d’affaires de 15,2 milliards d’euros en 2013.

 

lepetitjournal.com Rio
Publié le 13 mars 2014, mis à jour le 9 février 2018

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