

Lepetitjournal.com Brésil continue sa série de portraits de lecteurs! Cette semaine, nos reporters de l'atelier journalisme vous emmènent à la rencontre de Gaëlle, 40 ans, pauliste depuis presque 3 ans
Atelier Journalisme ? Depuis combien de temps vivez-vous au Brésil et comment avez-vous pris la décision de venir vous y installer ?
Gaëlle ? Je suis venue plusieurs fois au Brésil au cours de l'année 2009, mais je m'y suis installée pour de bon le 31 décembre 2009. Je suis venue au Brésil pour rejoindre mon bienaimé. Nous nous sommes mariés en 2010. En revanche, mon mari est comme vous, il a vécu ici quand il était enfant et allait au Lycée Pasteur.
Quelle activité professionnelle exercez-vous au Brésil ?
J'ai monté une petite société et je fais des visites artistiques et culturelles en français. Je fais, par exemple, visiter le Centro de São Paulo, le parc d'Ibirapuera. En ce moment, par exemple j'organise des visites commentées des expositions du Caravage, des Impressionnistes et de la Biennale. Je donne aussi des cours d'histoire de l'art en français tant à des Brésiliens que des Argentins, des Suisses, des Belges et bien sûr aussi des Français.??
Est-ce que ça a été difficile pour vous d'arriver au Brésil ?
Au début, c'est clairement un grand changement de vie. Mais je trouve qu'il y a beaucoup de choses à faire à São Paulo. Sur le plan culturel, certains disent qu'il n'y a pas beaucoup de possibilités, mais je ne suis pas d'accord avec ce point de vue. D'ailleurs, lorsque je fais des visites pour des Français qui viennent au Brésil pour le travail ou pour des séminaires, les gens réalisent que c'est une ville dans laquelle ils peuvent voir et faire beaucoup de choses, contrairement à ce qu'ils imaginaient au départ.
Quelle est votre image du Brésil ?
Le Brésil est un pays que je trouve très dynamique, riche en traditions, en folklore. Les gens y sont particulièrement accueillants. Un aspect que j'aime beaucoup ici, c'est le fait que sur le plan architectural les Brésiliens sont beaucoup moins frileux que les Européens. J'aime ce côté très libre dans la création, mais quelque part São Paulo est victime de son succès parce qu'elle pousse un peu n'importe comment, dans tous les sens. Pour moi, cette ville c'est comme une personne : on n'en tombe pas immédiatement amoureux comme de Paris par exemple, on apprend peu à peu à la connaître et à l'aimer. Dans cette ville, tout le monde est très enthousiaste, on a l'impression que tout est possible.
Comment avez-vous découvert Lepetitjournal.com ? Quels articles lisez-vous en priorité ?
Quand j'étais encore en France en 2009, mon mari m'a envoyé le lien du site du Petitjournal.com pour que je commence à lire quelques informations sur le Brésil et sur São Paulo. J'aime particulièrement les rubriques culture et les informations sur le pays et sur la ville parce que je n'écoute pas trop la radio brésilienne donc ça m'aide à avoir des informations.
Vous parlez portugais : un peu, beaucoup, passionnément ?
Au début, comme je ne parlais pas le portugais j'ai trouvé ça un peu difficile, mais j'ai très vite commencé à prendre des cours. Je ne suis en général pas très douée pur les langues ! Mais, je trouve que c'est vraiment une très jolie langue, agréable à parler. Mon mari et son fils parlent couramment et m'aident beaucoup !
Une belle découverte artistique ?
Ce qui m'a beaucoup intéressée en arrivant au Brésil, c'était de découvrir les artistes brésiliens et d'Amérique du Sud en général. Malheureusement, je trouve qu'ils ne sont pas tellement promus en France. Quand je suis arrivée, il y avait la 29ème Biennale qui mettait en avant la relation entre l'art et la politique : c'était intéressant de voir la production de Brésiliens, Argentins et Chiliens évoquant la période de la dictature qui est encore assez récente.
J'aime le travail de Vik Muniz par exemple, un artiste brésilien qui a déjà été exposé à la Biennale de la Venise et à Paris. J'apprécie Beatriz Milhazes ou encore Ernesto Neto. J'ai aussi découvert l'art naïf grâce notamment à la galerie pauliste de Jacques Ardies. Mes deux coups de c?ur sont sans doute Regina Silveira et Henrique Oliveira.
Ce que je conseille fortement de faire, c'est d'aller à Inhotim qui est un grand centre d'art contemporain à ciel ouvert. C'est vraiment quelque chose à faire sur une journée. Même si on n'aime pas particulièrement l'art contemporain, on peut aussi se promener dans le jardin tropical.
Quelles sont vos adresses préférées à Sao Paulo ?
Les restaurants :
Le Bou, Rua Bandeira Paulista, 387 - Itaim
Ruella, Rua Cachoeira, 1507
Shundi e Tomodachi (sushis), Rua Dr Mário Ferraz, 402
Restaurante Acropoles, Rua da Graça, 364, Bom Retiro, une adresse très simple et très bonne
Restaurants de Musées :
Quinta do Museu au Museu da Casa Brasileira, Avenida Brigadeiro Faria Lima, 2705
Chez MIS au MIS, Avenida Europa, 158
Musées
MAM (Musée d'Art Moderne)
Pavillon de la Biennale (actuellement 30ème Biennale de São Paulo http://www.bienal.org.br )
MASP
Centro Cultural Banco do Brasil
Caixa Cultural
La Pinacoteca et la Estação da Pinacoteca
Itaú Cultural
Museu Afro Brasileiro
Instituto Tomie Ohtake
Instituto Moreira Salles
FAAP (Fondation Armando Alvares Penteado)
MIS (Museu da Imagem e do Som)
Mube
Les SESC
Le Musée de la langue portugaise et celui du foot : ils sont très modernes et interactifs
La Sp-arte qui a lieu une fois par an
Galeries
Galerie Jacques Ardiès (Art Naif)
Choque Cultural (Street Art)
Galeria Fortes Vilaça (2 lieux, le 2ème étant plus loin mais superbe, grand espace)
- Rua Fradique Coutinho 1500 Pinheiros
- Rua James Holland 71 à Barra Funda
Galeria de Babel, Rua Dr. Sérgio Meira, 230, 61, Torre 1
Galeria Nara Roesler, Avenida Europa, 655
IMA Foto Galeria , Rua Fradique Coutinho, 1239
Galeria LEME, Rua Agostinho Cantu, 88
Galeria Vermelho, Rua Minas Gerais, 350
Au cours de leur atelier, nos reporters en herbe ont également rencontré le grand chef français installé à Sao Paulo (Lire leur article)
Propos recueillis par Louis DEQUINCEY, Lionel ELISABETH, Lorena ELISABETH, Erwann HUCK, Vadim MIHALJCUCK, Leandra PAOLOZZI, Milena PAOLOZZI (www.lepetitjournal.com - Brésil) vendredi 28 septembre 2012







