

Créée en 2010, Batu'Capoeira concilie la batucada et la capoeira brésiliennes avec l'objectif d'éduquer les enfants des quartiers sensibles de l'agglomération de Grenoble (Isère). En juillet et août prochains, la troupe sera à Rio afin d'échanger avec des jeunes de communautés et d'animer le Club France pendant les Jeux Olympiques.
Batu'Capoeira apporte depuis 2010 la chaleur du Brésil et de ses arts populaires au c?ur des quartiers sensibles de Grenoble (Isère). Issue de la communion de deux associations, BatukaVI (batucada) et Abada-Capoeira (capoeira), la troupe est aujourd'hui "un bel outil pédagogique", selon le groupe, qui entend emmener 25 jeunes de 12 à 17 ans à Rio pour vivre un séjour d'un mois, entre le 13 juillet et le 10 août, entre échange et animation.
Au programme : une véritable immersion dans la vie carioca en partenariat avec l'ONG Favela Experience, qui logera les jeunes à Vidigal, et organisera des rencontres avec d'autres adolescents des communautés de Vidigal, Rocinha et Santa Marta pratiquant la batucada et la capoeira, mais également des spectacles prévus au Club France pendant les Jeux Olympiques.
Nouveau séjour après la Coupe du monde
"En 2014, un premier groupe était parti à la Coupe du monde, séjournant à São Paulo, Curitiba et Rio", explique au

"La batucada leur apprend à vivre en communauté, à s'écouter les uns les autres, il faut s'entraider en sortant les mains des poches, les jeunes donnent beaucoup d'eux-mêmes, et la capoeira apporte des valeurs de liberté, de partage et d'échange", souligne la troupe. D'ailleurs, BatukaVI est la troupe d'enfants artistes qui tourne le plus en France, et aussi à l'étranger, ayant remporté récemment la 3e place du concours des batucadas de France. "Le projet serait de créer un centre national de batucada à Grenoble", annonce le groupe.

Outre les spectacles de grande qualité donc qui animeront les premiers jours du Club France, et la possibilité d'assister à quelques épreuves des JO (beach-volley, natation?), il y aura surtout des rencontres avec des jeunes des communautés cariocas, qui font totalement sens, selon la troupe. "Les jeunes des quartiers populaires français, on peut les comparer aux jeunes des favelas, on les regarde différemment, avec des a priori", estime-t-elle, ajoutant qu'ils n'ont d'ailleurs aucune appréhension à se rendre dans ces favelas : "Ils pensent qu'ils seront très bien accueillis et profiteront d'une très belle vue !"
Si les jeunes vont certainement vivre une expérience des plus enrichissantes, ils ne veulent pas non plus arriver les mains vides. C'est ainsi que Batu'Capoeira a fait appel au financement participatif afin non seulement d'aider à financer leur voyage, mais aussi d'apporter des fonds pour les projets sociaux de Favela Experience et de ses partenaires : création d'une école de ballet, d'un club de football, d'ateliers de soutien scolaire, de théâtre et de cours de langue. A l'heure actuelle, il reste encore 15.000 euros à récolter pour atteindre l'objectif de 25.000 euros : pour participer, cliquez ici.
Faire venir des jeunes de Rio à Grenoble
Ces projets de l'ONG carioca correspondent "tout à fait" à ceux de Batu'Capoeira, selon le groupe. "L'idée, c'est de suivre ensuite ces projets sociaux et pouvoir faire partir régulièrement tous nos enfants (une centaine entre les deux associations) à Rio", ajoute-t-il, entendant également retourner la faveur à leurs hôtes "en les faisant venir à Grenoble en 2020".
En attendant, les enfants de la troupe ont déjà la tête à Rio. "Ils sont assez excités, beaucoup sont fans de football donc c'est un rêve, d'autant plus qu'ils ne sont pas habitués à prendre des vacances l'été, l'une d'entre eux disait que cela était ?le voyage de sa vie'", indique le groupe.
Corentin CHAUVEL (www.lepetitjournal.com - Brésil) lundi 18 avril 2016







