

Dans la plupart des pays, la Saint-Valentin se fête le 14 février. Le Brésil, lui, a choisi le 12 juin, veille de la Saint-Antoine. A l'occasion du Dia dos Namorados, lepetitjournal.com présente les différences les plus marquantes dans les rapports amoureux des couples franco-brésiliens. De quoi devenir fou (d'amour) !
Si au Moyen-Age, la Saint Valentin était associée aux célibataires, à l'amour physique et à la fertilité (date de l'accouplement des oiseaux dans La Dame et la Licorne), la société capitaliste du XXème siècle a vite fait de cibler les couples afin d'en exploiter au maximum l'aspect commercial. Au Brésil, pour la plus grande perplexité des Français, le Dia dos Namorados est célébré la veille de la Saint-Antoine, saint réputé pour dénicher un mari, même aux solteiras (célibataires) les plus désespérées. Le seul lien entre les deux dates est qu'il fait généralement aussi frisquet en février à Paris qu'en juin à Rio, et que nos amoureux transis en profitent pour se réfugier sous la couette.
Autre point commun : d'un côté comme de l'autre de l'Atlantique, il est devenu rare que l'on prenne la plume pour s'écrire des poèmes ou des lettres d'amour. Non, aujourd'hui, tous ces cœurs embrasés usent et abusent de courriels, textos, cartes virtuelles, fleurs on line, etc. Cependant, même à l'époque des communications-éclair et du sexe par Internet, Cupidon reste un petit garçon très occupé. Quand on sait que le nombre de couples mixtes ne cesse d'augmenter sur la planète, on imagine qu'il ne chôme pas. En effet, s'il est déjà difficile de concilier Mars et Vénus, qu'en est-il de deux êtres humains nés aux antipodes, dans des hémisphères différents, parlant deux langues étrangères et élevés de manière souvent radicalement opposée ?
Aux dires des Françaises, les Brésiliens sont en général plus ‘‘machos'' et participent moins aux tâches du foyer que l'espèce masculine de l'ancien monde. En résumé : ces messieurs veulent bien céder leur place dans le bus mais hors de question de passer l'aspirateur !… En revanche, le respect de la femme et de la mère est beaucoup plus prononcé ici que dans l'Hexagone. Cette dernière est admirée, complimentée et rarement victime de remarques désobligeantes comme ce peut être le cas en France. Question d'éducation!
En ce qui concerne le sexe (dit) faible, là aussi, on constate des différences. Si les Brésiliennes sont absolument outrées que leur partenaire d'un soir ne les rappelle pas le lendemain, en France, c'est moins grave. Les Brésiliennes sont aussi beaucoup plus jalouses, à la limite de la paranoïa, sans doute parce que leurs compagnons sont apparemment plus coureurs. Enfin, il ne faut pas oublier qu'au Brésil, une aventure n'est pas une relation et la notion de couple n'est abordée que lorsque les rencontres deviennent plus fréquentes et que les sentiments apparaissent.
Mais voilà ! Ce sont justement les opposés qui s'attirent, ce qui explique que les candidats à l'amour binational ne manquent pas… Et avec la lune de miel que vivent depuis quelques années nos 2 pays (Année du Brésil en France puis de la France au Brésil, visites successives du couple Carla – Sarkozy et de Christine Lagarde, l'avalanche des Français à Rio lié au pré-sal, contrats en tous genres), les prochaines années promettent d'être riches en mariages franco-brésiliens... Vive la mondialisation !
Marie-Gabrielle BARDET (www.lepetitjournal.com - Brésil) vendredi 10 juin 2011
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Le saviez-vous ?
En Colombie, la Saint Valentin se fête le 3ème samedi de septembre : Día del Amor y Amistad.
A Taiwan et en Chine, le Jour des Amoureux s'appelle le Qi Qiao Jie et a lieu le 7ème jour du 7ème mois du calendrier lunaire.
Au Japon, à Hong-Kong et en Corée du Sud, le 14 mars est connu comme le White Day. Ce jour-là, les hommes qui ont reçu des chocolats à la Saint Valentin (le mois précédent), rendent la pareille aux femmes, en cadeaux.







