

Retrouvez chaque semaine une photo du quotidien carioca. Faits de société, insolite, patrimoine, tourisme, architecture, portrait, faisons le tour en image !
Non, Beija-flor n'est pas qu'une école de Samba qui rafle chaque année la mise pendant le Carnaval. Le Beija-flor, l' « Embrasse-fleur » en portugais, est avant tout le plus petit oiseau du monde et le plus gros cauchemar du photographe. Incroyable petit volatile, on entend plus facilement le bourdonnement de ses ailes battant à un rythme effréné que son chant dont les fréquences restent inaudibles pour nous, grossiers bipèdes.
Dans toutes les régions du Brésil et même en plein c?ur de Rio de Janeiro, ce petit glouton se laisse furtivement observer : un éclair irisé qui fuse et s'arrête, en vol statique, pour butiner le délicat nectar d'une fleur. Le nombre vertigineux de battements de c?ur (1200 par minutes) et d'ailes (entre 80 et 200 par? seconde !) en fait une créature hors du commun.
Pour survivre, il doit passer la journée à se nourrir afin de couvrir les besoins de ce métabolisme énergivore. La nuit tombée, il tombe en une léthargie salvatrice, sans laquelle il mourrait d'épuisement. 12 heures durant, son minuscule c?ur ralentit, s'arrête presque, pour mieux repartir au matin tel un Prométhée ou un Atlas, dans cette course contre la montre frénétique.
Lauriane WHITTAKER (www.lepetitjournal.com ? Rio de Janeiro) jeudi 14 juillet 2011







