Édition internationale

FREDERIC GARCIA, Lotus F1 Team : « Le pilote fera toujours la différence »

Écrit par Lepetitjournal Pékin
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 8 février 2018

A la veille du Grand Prix de Chine, Frédéric Garcia, responsable événements & marketing de l'écurie Lotus F1 Team, nous livre sa vision d'une saison débutée sur les chapeaux de roue, avec la victoire en Australie de son pilote-champion du monde 2007, le Finlandais Kimi Räikkönen.

Lepetitjournal.com : Quid de votre écurie, Lotus F1 Team ?
Frédéric Garcia : L'équipe roule sous cette appellation depuis l'an passé. Mais nous bénéficions de plus de 30 ans d'expérience en Formule 1, en tant qu'héritiers d'une prestigieuse lignée d'écuries (Toleman, Benetton puis Renault). Identifiables à leur livrée noire et or (crème sur piste, rediffusion TV oblige), nos voitures sont produites à 95% dans notre usine d'Enstone, en Angleterre. Seuls quelques éléments, comme les jantes, les pneus ou encore les moteurs - signés Renault - nous sont fournis. Au total, l'écurie emploie environ 550 salariés, dont près de 200 ingénieurs. Sur chaque grand prix, nous sommes 65 à 70 à faire le déplacement, dont une majorité de techniciens et mécaniciens. Enfin, de toutes les grandes teams en lice cette année, nous sommes certainement un des plus petits budgets. Chaque euro doit donc être investi avec soin.

Frédéric Garcia, responsable événements & marketing chez Lotus Team F1 (photo DR)

Quel est votre planning à Shanghai ?
Le matériel a été livré sur le circuit lundi et le gros de l'équipe est arrivé dans la foulée, le mardi avec, au programme, deux jours de montage, en vue des deux séances sur piste du vendredi. Le matin, l'objectif est de rouler, afin de déposer de la gomme sur la piste pour en améliorer le grip. L'après-midi, nous effectuons de plus longs runs en prévision de la course. Ces essais nous permettent de valider nos options stratégiques, comme le choix de nos pneus, ainsi que nos innovations technologiques, modélisées virtuellement. Ensuite, le samedi matin est dédié à la préparation des qualifs de l'après-midi. Départ prévu demain à 14h. Et place au grand prix dimanche, à partir de 15 h. Malgré les années, l'adrénaline générée par la course reste intacte ! (voir arrêt au stand ci-contre, photo Glenn Dunbar/Lotus F1 Team)

Quelles seraient les conditions idéales pour réitérer votre performance de Melbourne (premier grand prix de la saison, remporté par Kimi Räikkönen - au centre sur le podium ci-contre, photo Alastair Staley/Lotus F1 Team) ? 
Surtout pas de pluie. Nos voitures ne sont pas bonnes sur piste humide. Pour le moment, la météo prévoit plutôt un week-end sec, avec une montée du mercure, ce qui nous va bien. Dans tous les cas, nous adapterons notre stratégie - en temps réel - aux conditions, en sachant que, sous la pluie, c'est l'instinct du pilote qui prime, même si les arrêts aux stands ont été définis en amont. C'est la preuve que le talent, l'expérience, la capacité à fédérer, font toujours la différence en F1, au-delà de la technologie, aussi avancée soit-elle. Par exemple, Kimi Räikkönen, actuel 2e au classement des pilotes, est réputé pour son management des pneus. A 27 ans, le Français Romain Grosjean se distingue déjà par sa vitesse. A noter que nos deux pilotes sont traités sur un même pied d'égalité.

Les deux Lotus, à la fameuse livrée noire et or, en Malaisie, le 24 mars (photo Glenn Dunbar/Lotus F1 Team)

Comment se gère une saison de F1 ?
En 2013, nous allons courir 19 grands prix en huit mois. C'est long et physiquement éprouvant. Surtout lorsque les courses s'enchaînent sans temps mort, comme c'est le cas entre le grand prix de Chine et celui du Bahreïn, le week-end suivant. Dans ces cas-là, le dimanche soir, l'heure n'est pas à la fête, mais au rangement ! Sur une saison, la différence se fait sur la résistance, mais aussi sur la capacité d'innovation. A chaque grand prix, nous intégrons de nouveaux développements. Entre la première et la dernière course, nous pouvons ainsi gagner près d'une seconde ! A la base, cette année, nous avons une bonne voiture. Reste à voir comment les choses vont évoluer en cours de saison. D'expérience, les dés seront en partie jetés après le grand prix d'Angleterre, le 30 juin. D'où la nécessité de performer jusque là pour conserver nos chances dans la course au titre, avec à la clef, pour l'écurie victorieuse, une prime majorée sur les droits TV.

Propos recueillis par Barbara Guicheteau (www.lepetitjournal.com/shanghai) Vendredi 12 avril 2013

Grand Prix de Chine, du 12 au 14 avril, sur le circuit international de Shanghai. Infos en ligne.
A la une : photo d'archives du GP de Chine 2012, signée Charles Coates / LAT.

lepetitjournal.com pekin
Publié le 11 avril 2013, mis à jour le 8 février 2018
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos