Le Ministre français du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, Eric Woerth, de passage à Pékin mercredi dernier, s'est exprimé sur différents projets de collaboration avec la Chine, à l'occasion d'une conférence de presse tenue à l'Ambassade de France en Chine.
Le premier objet de ce rapprochement concernera le blanchiment d'argent. La CAMLMAC (China Anti-Money Laundering Monitoring and Analysis Centre) relevant de la banque centrale de Chine, et Tracfin, la cellule anti-blanchiment de la France, ont signé mercredi à Pékin un accord de coopération sur le blanchiment. Cette initiative permettra à la Chine et à la France d'échanger plus facilement les informations sur les organismes financiers des deux pays, ce qui optimisera la lutte contre le blanchiment d'argent et la fraude fiscale.
Eric Woerth a également rencontré le gouverneur de la banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan. Ce dernier lui a présenté les dernières mesures économiques prises par la Chine pour lutter contre la crise, avec notamment le plan de relance, le programme de subventions à l'achat d'appareils ménagers dans les zones rurales, etc.
Un projet commun concernant la contrefaçon
Le second point évoqué par le Ministre français réside dans l'engagement des deux pays à renforcer leur coopération dans la lutte contre la contrefaçon. Un accord a été signé à cet effet entre l'Administration d'Etat pour l'Industrie et le Commerce de Chine et le Comité national anti-contrefaçon de France, mardi après-midi.
Outre l'énumération des mesures qui seront prises pour lutter contre les faussaires, telles que le télé-enregistrement des marques, on notera que la coopération sino-française ne portera pas exclusivement sur les objets à consonance luxueuse, mais également sur les médicaments, les pièces de rechanges automobiles et d'avions, les logiciels, etc.
L'innovation porte également sur la volonté d'attaquer les contrefaçons distribuées par le biais d'internet. "Nous allons renforcer les contrôles à la douane et envisageons de créer une cyber-douane", a indiqué M. Woerth.
Mohamed Benkadja (Shanghai) édition du 10 juillet 2009







