À New York, des dizaines de milliers de portiers et concierges pourraient se mettre en grève dès le 21 avril 2026. En cause : des négociations salariales tendues et une proposition jugée « insultante » par les syndicats.


Les négociations pour renouveler le contrat des portiers, agents d’entretien et concierges des immeubles sont dans l’impasse. Environ 34 000 travailleurs, employés dans 3 500 bâtiments, menacent de faire grève dès le 21 avril 2026 si aucun accord n’est trouvé avec les représentants du secteur immobilier. L’actuel accord de quatre ans entre le syndicat 32BJ SEIU et le Realty Advisory Board on Labor Relations (RAB), qui représente l'industrie immobilière résidentielle de la ville, devrait expirer le 20 avril 2026.
Des négociations sous pression
Le principal syndicat, 32BJ SEIU, a vivement critiqué la première proposition des employeurs qui prévoit notamment une réduction de la couverture santé et des conditions moins favorables pour les nouvelles recrues. Une proposition jugée « insultante » par le syndicat.
« Nous ne laisserons pas le secteur immobilier réduire ses coûts au détriment de ces travailleurs essentiels, a déclaré Manny Pastreich, président du syndicat 32BJ SEIU dans un communiqué. Nos membres se battent pour vivre dignement dans la ville qu'ils servent au quotidien. Qu'il neige, qu'il fasse une pandémie mondiale ou qu'il soit même victime de violence, nos membres sont présents. »
Les syndicats demandent des hausses de salaire, le maintien de l’assurance maladie payée par l’employeur, davantage de congés payés, une retraite plus avantageuse et une revalorisation des salaires en fonction de l’inflation.
De leur côté, les employeurs appellent à trouver un compromis. « Pour que le secteur reste solide à l'avenir, nous devons continuer à travailler ensemble pour négocier un contrat équitable qui garantit sa viabilité à long terme », a affirmé Howard Rothschild, président du RAB, dans un communiqué.
Le contexte complique les discussions : la ville envisage un gel des loyers, ce qui pousse les propriétaires à limiter les coûts. Mais les travailleurs, eux, subissent de plein fouet la hausse des prix, avec un salaire moyen d’environ 62 000 dollars, inférieur à la moyenne new-yorkaise qui s’élève à 80 000 dollars.
Sans accord d’ici le 21 avril 2026, la grève pourrait perturber des milliers d’immeubles, privés de services essentiels comme la rénovation, l’entretien, la réception des colis ou encore la présence de portiers.
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