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New York : Knicks, Nets, Liberty et playgrounds, le basketball dans l’ADN de la ville

Avec trois franchises professionnelles et plus de 500 terrains de rue dans sa ville, New York octroie une place importante au basketball. Ce n’est pas le sport le plus pratiqué dans le pays mais il est sans doute celui qui attire le plus de fans du monde entier par sa popularité qui dépasse les frontières et dose de spectacle à chaque match. Puisque la balle orange a pris possession de la ville, il est tant de prendre un temps-mort pour présenter les équipes de basketball qui la compose, et plus encore…

New York basketballNew York basketball
Écrit par Teddy Perez
Publié le 4 décembre 2023, mis à jour le 6 décembre 2023

New York Knicks : l’institution

Un logo iconique qui n’a quasiment pas changé depuis le début des années 1990, une salle mythique en plein cœur de la ville et une histoire folklorique. Inscrits dans la culture populaire, les Knicks n’ont pas besoin de grands résultats pour briller en société. Tout supporter de balle orange qui se respecte rêve de mettre un pied au Madison Square Garden pour assister à une atmosphère unique en NBA.

Les Knicks ont remporté deux titres NBA dans leur très longue histoire débutée en 1946, et c’était il y a de nombreuses années… Le premier a été décroché en 1970, en s’imposant face aux Los Angeles Lakers dans une finale mémorable en sept matches joués - en NBA, les séries des phases finales se déroulent au meilleur des sept rencontres. La première équipe arrivée à quatre succès gagne la série. Deux saisons plus tard, les New Yorkais retournent en finales contre les glorieux Lakers. Mais cette fois, cela ne passe pas. La revanche sera prise la saison suivante. Le collectif compte les mêmes leaders à son bord  - le fantasque Walt Frazier et l’imposant intérieur Willis Reed - et remporte le titre contre les “Pourpre et Or”.

 

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Depuis ses deux trophées, les fans des Knicks n’ont plus eu de grands exploits à fêter. Durant les années 1990, la franchise emmenée par Patrick Ewing - joueur de la Dream Team des USA aux Jeux olympiques de 1992 - a bien tenté de rivaliser les yeux dans les yeux avec les Chicago Bulls. Mais Michael Jordan a toujours eu le dernier mot. Et lorsque “His Airness” a pris ses deux premières retraites, en 1992 puis en 1998, les Knicks en ont profité pour retourner par deux fois en finales NBA. En vain, défaite contre les Houston Rockets en 1994 et face aux San Antonio Spurs en 1999.

Dans leur activité récente, les Knicks possèdent l’étiquette de “loosers”, pas assez dans les bons coûts pour attirer les grands noms, et jamais placés dans les hauteurs du classement. Mais cela n’empêche pas la franchise d’attirer les irréductibles fans, de nombreux de touristes curieux et une poignée de stars installées aux premiers rangs de la Mecque du basketball.

Les légendes des New York Knicks

 

Brooklyn Nets : la contre-culture

Fondée dans le New Jersey en 1967, installée de 1968 à 1977 à New York en ABA - la ligue concurrente à la NBA - puis de retour dans le New Jersey de 1977 à 2012 pour ses débuts en NBA, la franchise des Nets de Brooklyn a une histoire plutôt récente. Souvent dans l’ombre de sa grande sœur de la grosse pomme, l’équipe de Brooklyn n’a rien à lui envier. D’année en année, elle s’est développée et a réussi à atteindre à deux reprises les finales NBA depuis le début du siècle.

Les Nets sont encore dans le New Jersey quand ils atteignent les sommets de la conférence Est - la NBA est séparée en deux conférences, une à l’Ouest et une à l’Est, de 15 franchises chacune - et les finales NBA face aux Lakers puis aux Spurs. Depuis 2012, ils sont installés au Barclays Center et ont ainsi pris le nom géographique de leur arène. Depuis que les Nets sont installés dans l’enceinte de quasiment 18.000 places, ils ont bien failli connaître des heures de gloire. Parfois le collectif était trop vieillissant avec l’épisode Kevin Garnett-Paul Pierce, ou au contraire il a été trop jeune sous la courte ère D’Angelo Russell. Ou pire encore, trop bref lors du pari risqué Kevin Durant - Kyrie Irving.

Mais la “Nets culture” a tout de même fini par prendre ses quartiers chez les fans NBA, en développant sa propre identité graphique et en s’exportant très bien à l'international. La plus grande réussite lorsque l’on cohabite avec les Knicks.

 

Les légendes des Brooklyn Nets



 

New York Liberty : “girl power”

Créé en 1997 au lancement de la WNBA, le New York Liberty est l’équipe féminine de basketball de la grosse pomme. Alors que la NBA prend ses congés durant la période estivale, c’est le moment pour la ligue féminine de prendre possession des parquets. Justement, depuis 2020, la maison du Liberty est la même que celle des Brooklyn Nets, le Barclays Center. Une salle moderne et en centre-ville qui permet d’attirer bien plus de publics que lorsque la franchise évoluait au Westchester County Center, situé à White Plains.

Question palmarès, le Liberty a connu cinq finales, dont trois consécutives entre 1997 et 2000 mais aucune bannière de champion accrochée au plafond. La dernière finale date de 2023, face aux trop coriaces Las Vegas Aces. Le Liberty gagne en popularité chez les fans français d’abord grâce à ses meilleurs résultats collectifs mais aussi depuis que la talentueuse meneuse de l’équipe de France Marine Johannes a rejoint les rangs new-yorkais à l’été 2019. Une spécialiste du tir à trois-points sur une jambe qui lève les foules ! Gare à toi Wembanyama, une Française le faisait avant toi.

 

Playground : un tour obligatoire au Rucker Park

Que serait New York sans ses playgrounds ? Au sein d’une ville qui respire le basketball, ils en sont les poumons. Après avoir assisté au strass des parquets, aller se frotter au bitume des terrains de streetball est incontournable.

Situé dans le quartier de Harlem, le Rucker Park est un des plus connus playgrounds de la planète. S’y rendre, c’est peser le poids de l’histoire, des tournois qui se sont déroulés, des joueurs qui y sont passés, comme Kevin Durant en 2011 ou encore le “propriétaire” attitré du lieu Earl Manigault. Allez-y faire un tour le week-end, c’est à ce moment là que les terrains sont les plus animés.

Parmi les autres terrains mythiques new-yorkais, on retrouve “The Cage”, en plein cœur de Greenwich village au sud de Manhattan, le terrain du film de Spike Lee avec le joueur NBA Ray Allen - surnommé Jesus Shuttlesworth - “He Got Game” situé à Coney Island ou encore le Orchard Beach, récemment rénové dans le Bronx.

Le film He Got A Game a été tourné à New York
L'histoire du film "He Got Game" de Spike Lee se déroule à New York

 

Le NBA Store pour une expérience fan totale

Histoire de ne pas revenir les mains vides de New York, pourquoi ne pas passer par le NBA Store sur la 5th Avenue ? Le magasin fait rêver les plus passionnés. On y trouve les maillots de toutes les équipes américaines, des casquettes, des produits dérivés mais aussi des ballons signés par les plus grands joueurs.

Autre boutique qui vaut le détour, le Flight Club. Situé sur l’emblématique avenue de Broadway, le magasin reprend la forme d’un terrain de basket, unique avec son mur de sneakers customisées.

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