Édition internationale

Le “Trump pressure index”, l’outil déterminant quand Trump reculera dans le conflit

Il est possible de prévoir quand Donald Trump va craquer et renoncer au conflit au Moyen-Orient, grâce au “Trump pressure index”. Basé sur quatre facteurs, majoritairement en lien avec l’économie américaine, l’indice est créé par la Deutsche Bank. Des événements passés lors de sa présidence donnent raison à cet outil.

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Écrit par Julie Danel Amanou
Publié le 7 avril 2026, mis à jour le 8 avril 2026

Le mercredi 1er avril 2026, Donald Trump promet de frapper "extrêmement durement" l'Iran durant deux ou trois semaines. Le président américain s’est exprimé lors d’une allocution télévisée, ne proposant toujours pas d’issue à la situation conflictuelle. Et pourtant, on pourrait prévoir quand il va craquer et renoncer au conflit au Moyen-Orient. C’est possible grâce au “Trump pressure index”, autrement dit un indice de pression sur Trump. 

Cet outil d’analyse est conçu par les économistes de Deutsche Bank, notamment Maximilian Uleer. L’objectif est d’estimer à quel point Donald Trump est susceptible de reculer sous la pression des marchés et de l’opinion publique. 

“Trump pressure index”, quatre facteurs…

L’indice se base majoritairement autour de quatre facteurs. Le premier est le Standard & Poor's 500 (S&P 500) qui représente les 500 plus grandes entreprises cotées sur les bourses américaines, par capitalisation boursière. Si le S&P monte, c’est positif pour les marchés et les investisseurs. Au contraire s’il baisse, ces derniers ne sont pas confiants.

L’indice se base également sur les rendements des bons du Trésor à 10 ans, donc le taux d’argent que les États-Unis doivent offrir pour en emprunter sur 10 ans. Le troisième facteur regroupe les attentes d’inflation dans le pays à court terme, et le dernier la cote de popularité du président.  

Tous ces ingrédients combinés ne permettent pas vraiment de déterminer à quelle date Trump va craquer, mais à partir de quel niveau de pression il reculera probablement. Lorsque le S&P 500 et la popularité de Trump baissent et que l'inflation et le taux du Trésor augmentent, la probabilité que le président américain fasse marche arrière est élevée. Si le marché des actions baisse autour de 5%, Trump est également plus susceptible de changer de ton. 


Le marché a déjà poussé Trump à faire marche arrière 

L’indice de pression sur Trump se base sur des exemples concrets lors de sa présidence où il aurait reculé, permettant aux marchés de respirer. En janvier 2026, à l’annonce de nouveaux droits de douane sur plusieurs pays européens à compter du 1er février 2026, les marchés américains étaient affolés. Les taux d’intérêt de la dette américaine à 30 ans se rapprochaient des fameux 5%. Le 22 janvier 2026, Donald Trump a finalement levé sa menace d’infliger des droits de douane à l’Europe, en annonçant avoir établi “les bases d’un accord” sur le Groenland.

Plus récemment, le président américain a donné raison à cet indice encore une fois. Face à la situation en Iran et la mise en danger de l'approvisionnement mondial, Trump a publié un post le 23 mars 2026, assurant des échanges positifs entre les pays. Ce message rassurant adressé aux marchés américains n’a cependant pas été confirmé par l’Iran. 

 

 

Très rapidement, l’économie américaine s’est revigorée : le S&P 500 augmentant de 2,1% en quelques heures, et le prix du pétrole perdant environ 15€ dans la journée. D’après Axios, ce regain d’énergie des marchés ne se justifie pas par une confiance envers Donald Trump. C’est plutôt le résultat d’un soulagement face à la preuve que le président américain recule si les conséquences économiques sont trop importantes. Les décisions de Donald Trump influencent le marché américain, mais cette influence va dans les deux sens : le président américain est également sensible aux fluctuations dans l’économie américaine. Finalement, Donald Trump a accepté de reculer le 7 avril 2026, après une proposition de l’Iran. Un cessez-le-feu est mis en place pendant 2 semaines, en échange de la réouverture du détroit d’Omuz. Le prix du baril de pétrole est passé sous la barre des 100 dollars, suite à l’annonce rassurante du président américain. 

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