Martine Schoeppner : "Le défi N°1, c'est une vraie proximité"

Par Damien Bouhours | Publié le 19/05/2021 à 00:00 | Mis à jour le 19/05/2021 à 00:00
Martine Schoeppner, tête de liste de « AVENIR France Allemagne EUROPE Agir pour vous, loin des querelles partisanes » dans la 3e circonscription d’Allemagne

Martine Schoeppner est tête de liste de « AVENIR France Allemagne EUROPE Agir pour vous, loin des querelles partisanes » dans la 3e circonscription d’Allemagne (Munich, Stuttgart). Elle revient avec nous sur son programme. 

 

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ? 

Martine Schoeppner, conseiller sortant, vice-présidente de l’Assemblée des Français de l’étranger, Auvergnate d‘origine, depuis de très nombreuses années en Allemagne., je suis une européenne convaincue. Je me suis toujours engagée au sein d’associations qui ont longtemps été la base, le vivier des élus à l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) avant que la politique politicienne n’y fasse interruption. Je m’investis actuellement au sein de l’Alliance Solidaire des Français de l’Etranger (ASFE) dont je suis vice-présidente, un mouvement au service des Français de l’étranger.

Je suis élue depuis de nombreuses années à l’AFE dont j’ai été vice-présidente ces sept dernières années. Vous pouvez retrouver mon compte rendu de mandat sur mon site.

J’ai surtout travaillé au sein de la commission des lois de l’AFE en particulier comme rapporteur général lors d’un mandat précédent. Auteur de très nombreux rapports j’ai aussi interrogé à de nombreuses reprises le gouvernement et les services administratifs. Je suis particulièrement engagée en matière de justice mais surtout sur la mise en place du vote électronique que je suis depuis les débuts. Je suis membre titulaire du bureau de vote depuis 2011.

Au plan local, je contribue de mon mieux à travers mon site : www.martine-schoeppner.eu , mes infolettres mais aussi de mes permanences à l’information et au traitement de dossiers.

Au cours des années j’ai mis en place plusieurs groupe FLAM, j’ai participé à la création de l’école Pierre et Marie Curie à Heidelberg, de deux bibliothèques...

Notre rôle n’est que consultatif, il faut avancer à petits pas et surtout convaincre le politique mais surtout l’administration d’opérer certains changements, de prendre en compte certaines réalités.

Ces dernières semaines je me suis battue auprès de l’administration et du ministère pour obtenir l’ouverture des bureaux de vote de Karlsruhe Fribourg et Nuremberg. Dommage que seul le minimum ait été fait ! Une large partie de la communauté sera ainsi rivée de scrutin puisque 3 centres de vote sur 5 sont ainsi supprimés ! Cela souligne le désintérêt total des autorités pour nos compatriotes vivant loin des postes ! Certes, le vote électronique existe mais il ne peut être utilisé par tous et a ses limites.

 

Comment avez-vous constitué votre liste ?

Notre équipe, dont certains font partie depuis très longtemps était prête. Tous les colistiers constituent des relais dans les différentes régions puisque comme vous le savez notre mandat est bénévole. Nous restons en contact. Notre liste reflète la diversité de la communauté; son implantation, souvent loin du poste et comme on le voit encore pour ces élections, abandonnés du poste. Les candidats ont une complémentarité géographique, mais surtout de compétences, de générations, de secteurs d’activités, de situations familiales, d’idées...

Libres de toute tutelle politique, nous voulons être représentatifs de la communauté dans toute sa diversité et son implantation. C’est absolument nécessaire si on veut assurer la proximité voulue par la dernière réforme. Nous consacrons volontiers du temps aux autres. Retrouvez-nous sur Rejoignez notre projet pour les Français de Allemagne - Munich, Stuttgart.

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de Munich et Stuttgart ?

Le défi, non pas des Français de Stuttgart ou de Munich mais de tous les Français de la circonscription, -en particulier de ceux qui sont éloignés du poste et qui sont nombreux à ne plus s’inscrire au consulat (plus de la moitié pour le Bade Wurtemberg), surtout quand ils ont été radiés comme c’est le cas de plusieurs milliers ces dernières années. Le défi c’est justement de faire en sorte que tous soient pris en compte, que le poste ne se focalise pas uniquement sur une ville mais soit présent pour tous, leur donnant ainsi une raison de s’inscrire.

Donc le défi N°1 c’est une vraie proximité ce qui signifie : stop aux naufragés du tout numérique, des numéros accessibles, des réponses personnalisées, du contact humain. Cette vraie proximité sera, à terme réalisée bien entendu pleinement qu’avec des simplifications administratives et passera par le numérique, mais actuellement les conditions ne sont pas encore toutes réunies et cela prive nombre de nos compatriotes d’accès à l’information, à certaines démarches, voire dans le cas des certificats de vie, les prive du versement de leurs retraites. Nous venons par exemple tout juste d’obtenir des avancées sur le certificat de vie qui va devenir biométrique, les élus auront une adresse dédiée pour transmettre certains dossiers à info retraite. Autre exemple : les consuls honoraires non français peuvent maintenant remettre les papiers, pourtant ils ne peuvent toujours pas enregistrer de procurations de vote. Pourquoi d‘ailleurs celles-ci ne sont-elles pas dématérialisées ? C’est possible avec le répertoire électoral et la dernière mission sur le sujet a fait une recommandation ! L’identité numérique sera la solution mais ces dernières années on a bien souvent mis la charrue avant les bœufs !

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?

Sans aucune hésitation l’information et cela dans deux directions : d’abord celle de nos compatriotes pour qu’ils puissent faire leurs démarches, régler les questions - d’état civil, d’études, de double imposition, d’assurances sociales, de successions, donations-, en connaissance de cause, au regard des législations allemande, française mais aussi européenne en sachant où s’adresser. Etre informé, savoir vers qui se tourner est primordial pour d’éviter les situations difficiles (fiscalité, assurances...) voire douloureuses (garde d’enfant, fin de vie...).

L’autre mission est l’information des pouvoirs publics qui méconnaissent la vie des expatriés, des Français de l’étranger et qui bien souvent transcrivent pour nous ce qui se pratique en France sans même se poser la question de savoir si c’est applicable ! Les clichés des parlementaires ou journalistes sur les Français de l’étranger sont multiples : - Non, nous ne rencontrons pas le consul ou l’ambassadeur en faisant notre marché ! Nous ne sommes pas des exilés fiscaux-. Le meilleur exemple est le vote ! On nous critique régulièrement car la participation est trop faible mais que serait-elle si en France il y avait un bureau de vote par département voire par région. On parle pour les régionales du vote par correspondance alors que nous, qui sommes loin des bureaux de vote on nous l’a supprimé !

Notre autre mission est de faire donc remonter les problèmes. Les dossiers qui nous sont soumis. Nous devons être des relais entre nos compatriotes et les autorités, localement comme au plan national.

 

Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme ?

UN SERVICE CONSULAIRE PERFORMANT – DE PROXIMITÉ
° un service plus efficace
° une information plus facile, avec des numéros et une plateforme accessibles à toute heure
° une prise en compte de tous, en particulier de ceux que la numérisation laisse sur le bord du chemin, ou qui sont éloignés du poste.


UNE COLLABORATION FRANCO-ALLEMANDE PLUS POUSSÉE

° en matière d’état civil,
° pour une meilleure exécution des décisions de justice,
° l’amélioration des conventions bilatérales en matière fiscale, successorale.

DES AMÉLIORATIONS pour
° un soutien efficace aux exportateurs français, PME et PMI, leur permettant de bénéficier des appuis réservés aux sociétés en France,
° l’élargissement de l’emploi des Volontaires Internationaux en Entreprises;
° une meilleure reconnaissance des diplômes - et formations,
° un soutien accru à l’enseignement français, un effort sur l’enseignement bilingue en particulier pour la formation professionnelle.


Nous ne vous promettons pas ce qui est impossible : Nous nous engageons à donner toute notre énergie à convaincre les politiques certes mais surtout l’administration à prendre en compte notre spécificité et faciliter vos démarches et à veiller à ce que la mise en place de la législation européenne ne nous défavorise pas.

 

Martine Schoeppner

 

AVENIR France Allemagne EUROPE

Agir pour vous, loin des querelles partisanes

Martine Schoeppner

Fabrice Gireaud

Betty Kirmser

Aurélien Vayssiere

Sophie Lange

Michel Serie

Elisabeth Sohler

Claude Rominger

Najette Kazinczy

Philippe Coignac

Nathalie Lambert

Manuel Monedero

Marie-Louise Mutter

 

Pour en savoir plus sur les élections consulaires et les autres listes : Elections consulaires : modalités de vote et candidats à Munich

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Damien Bouhours

Damien Bouhours

Diplômé de sociologie à l'Université de Nantes et Tromsø (Norvège), il a vécu plus d'une décennie en Asie du Sud-Est (Laos et Thaïlande). Il a rejoint lepetitjournal.com en 2008 dont il est directeur éditorial et partenariats.
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