LÉGISLATIVES 2017 - La parole à Natacha Barral, candidate du FN

Par Lepetitjournal Lisbonne | Publié le 28/05/2017 à 22:00 | Mis à jour le 28/05/2017 à 21:56

Les Français installés à l'étranger sont appelés aux urnes les 4 et 18 juin prochains afin d'élire les députés qui les représenteront à l'Assemblée nationale. Tous les jours jusqu'aux élections, lepetitjournal.com donne la voix à chaque candidat pour qu'il puisse se présenter aux Français de la 5ème circonscription. Ils sont au total 112.029 électeurs pour l'ensemble de la 5ème circonscription des Français de l'Étranger, correspondant aux citoyens français installés en Andorre, en Espagne, à Monaco et au Portugal.

Aujourd'hui nous rencontrons Natacha Barral, la candidate du Front National pour la 5ème circonscription des français établis hors de France.

Lepetitjournal.com : Pouvez-vous nous résumer votre parcours et nous préciser quelles ont été vos motivations pour entrer en politique ?
Natacha Barral :
"Française née à Monaco, j'ai passé mon enfance et mon adolescence dans la Principauté, où j'ai reçu cette éducation française que nous défendons. Après un Bac en Sciences Économiques et Sociales obtenu avec mention Bien, je suis partie pour la France où j'ai intégré, à Sophia Antipolis, la SKEMA Business School, une école de commerce ouverte sur le monde qui, en plus d'un diplôme, allait m'offrir la possibilité d'étudier à l'étranger. Après un 1er Bachelor en Gestion, je suis partie pour Londres, à la University of Westminster, où j'ai obtenu un BA(Hons), un bachelor spécialisé, dans la double discipline de Gestion et Gestion des ressources humaines. L'heure du Master venue, mon dossier attira l'?il de l'Université de King's College, et je suis donc restée en Angleterre pour y faire un Master en Politique Publique européenne. Forte de ces diplômes, j'ai rejoint Bruxelles, où j'ai travaillé d'abord comme stagiaire au sein des institutions européennes, avant de rejoindre, en juillet 2014, les équipes des élus du Front National fraîchement arrivés au Parlement européen. J'y travaille toujours, en tant que Conseillère Politique en Emploi et Affaires Sociales, au sein du groupe parlementaire Europe des Nations et des Libertés (ENL). Confrontée au quotidien au rôle de l'UE dans nos vies, et face à la disparition de plus en plus flagrante de tout ce qui fait notre culture, notre identité et notre mode de vie, j'ai décidé de m'engager pour défendre ce en quoi je crois : une France forte dans une Europe des Nations Libres".

Être députée de la 5ème circonscription, qu'est ce que cela représente pour vous? Quels sont vos liens avec cette circonscription ?
"C'est rendre leur voix aux Français que la vie a poussé à partir. Je suis née et j'ai grandi à Monaco, j'y ai étudié et travaillé, c'est comme ça que je me suis rendue compte à quel point les pouvoirs en place, de gauche comme de droite, nous oubliaient systématiquement. Les grands partis traditionnels n'ont que peu d'intérêt pour les Français de l'Étranger, leurs voix ne comptent pas, sauf quand viennent les élections...
Concernant mes liens avec la 5ème circonscription en particulier, je suis moi-même une Française de la circonscription, et ma famille y réside encore. Donc au sein même de notre circonscription, je suis une ?binationale? Française et Monégasque. Si, comme certains semblent déjà me le reprocher, je n'y réside plus, c'est tout simplement que mes fonctions à Bruxelles m'obligent à y vivre. Comme vos collègues français aiment tant le souligner "quand on travaille au Parlement, c'est mieux de résider à Bruxelles". Mais ma  famille réside toujours à Monaco, et j'y fais de fréquents séjours, chaque fois que je le peux. Le sort des Français de la 5ème circonscription me touche donc très personnellement, cela fait 27 ans que cette circonscription est la mienne".

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