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Incendies au Portugal: après l'émotion, les critiques

Écrit par Lepetitjournal Lisbonne
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 20 juin 2017

Après l'émotion, les critiques: le Portugal s'interrogeait mardi sur les causes profondes de l'incendie meurtrier qui continuait à être combattu par plus d'un millier de pompiers, sur fond de doutes sur la gestion des routes et des forêts.

L'incendie autour de Pedrogao Grande dans le centre du pays devrait être sous contrôle "d'ici la fin de la matinée", espérait Vitor Vaz Pinto, responsable de la protection civile, grâce aux 1.150 pompiers et près de 400 véhicules toujours à pied d'oeuvre.

Des colonnes de fumée montaient toujours des collines environnantes en début de matinée, certaines d'une couleur noire indiquant la présence de feux actifs, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Dans un ciel plus dégagé que la veille, mais toujours barré d'une couche de fumée, les avions anti-incendie poursuivaient leur ballet, se ravitaillant dans un lac en contrebas du village de Pedrogao Pequeno.

Onze avions spécialisés ont été dépêchés dans la zone par les pays voisins. Dans l'ensemble du Portugal, près de 2.000 pompiers étaient mobilisés sur environ 80 foyers d'incendie.

Le bilan de l'incendie qui a démarré samedi dans le centre du pays était toujours mardi de 64 morts, mais le nombre de blessés a été revu à la hausse à 157, dont sept graves parmi lesquels un enfant, selon la protection civile.

Dans les hameaux de ces zones rurales, la lutte contre le feu se poursuit mais les critiques commencent à émerger. Le père José Gomes, curé de Figueiro dos Vinhos, a déclaré à l'AFP que les habitants "ont manqué de soutien des pompiers, et parfois même d'eau. Il y a un esprit de révolte envers les services de secours".

Certains s'interrogent aussi sur les routes, se demandant si elles ont été coupées suffisamment vite samedi.

47 des victimes ont trouvé la mort sur la route nationale 236, dont 30 piégées dans leurs voitures rattrapées par le feu. Selon les autorités locales, il s'agirait en majorité de familles qui avaient passé leur après-midi sur une plage au bord de la rivière toute proche.

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Publié le 19 juin 2017, mis à jour le 20 juin 2017
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