Édition internationale

FRANÇAIS DE BORNEO – Mathilda, instructeur de plongée à Sipadan.

Écrit par Lepetitjournal Kuala Lumpur
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 19 avril 2013

Au sud-est de l'Etat de Sabah, se cache un joyau dont rêvent tous les plongeurs : Sipadan. Cette île de seulement quelques kilomètres carrés  figure parmi les 10 plus beaux spots de plongée au monde. Si pour les vacanciers, Sipadan n'est la réalité que de quelques jours, d'autres Francophones côtoient tortues, requins et barracudas à l'année. Lepetitjournal.com a rencontré Mathilda, instructeur de plongée à Mabul.


Les plus belles plongées d'Asie du Sud-est

Pétillante et passionnée, Mathilda habite depuis trois mois sur l'île de Mabul. L'eldorado de la plongée en Asie du Sud-Est, Sipadan, n'est qu'à une vingtaine de minutes en bateau de l'hôtel pour lequel elle travaille, SMART Resort.

Cette jeune Française de 25 ans a beau pratiquer la plongée tous les jours dans ce petit coin de paradis. Elle ne s'en lasse pas. "Je plonge depuis sept ans. Et portant, je vous jure que mes premières semaines ici, j"étais comme un enfant. Je découvrais tous les jours de la faune et de la flore que je n'avais jamais vu. C'est très facile de tomber ou retomber amoureux de la plongée à Sipadan". La Française explique que Sipadan dispose d'un écosystème extrêmement riche. Le Commandant Cousteau qui a choisi l'île pour un reportage 25 ans auparavant ne s'y est pas trompé. Des dizaines d'espèces animales et végétales endémiques s'épanouissent autour de ces eaux turquoises. Formée sur un volcan millénaire éteint, Sipadan est la seule île océanique de toute la Mer de Chine avec une fosse de 600 mètres au-dessus du fond marin. Entre les coraux vivants dignes des plus beaux paysages terrestres, les rencontres sont spectaculaires: des tortues, des requins ou encore des carangs par dizaines. Les plongeurs reviennent émus de leurs souvenirs dans le cimetière des tortues ou au "barracuda point"."Les poissons sont quasiment toujours au même endroit. On dirait qu'ils sont payés pour être là, surtout le banc de barracudas" décrit la Française.

Des passionnés de toute la planète
Au-delà de la faune et de la flore aquatiques exceptionnelles, Mathilda apprécie la compagnie des centaines d'amoureux des profondeurs qui affluent des quatre coins du monde pour découvrir le spot.  "En général, ce sont aussi des passionnés de biologie marine comme moi. Les échanges sont captivants. Des gens d'horizons très différents adorent la plongée Sous l'eau, tout le monde se ressemble. Ce n'est souvent que bien plus tard que je découvre leur profession. Banquier, danseur?. Pour certains, la passion est telle qu'ils n'hésitent pas à dépenser plus de 10.000 euros pour des équipements de photos. Ces accros ne s'intéressent même plus aux tortues ou aux requins. Ce qu'ils veulent voir, c'est le merveilleux monde microscopique de Sipadan".  S'adapter aux niveaux et à l'envie des élèves est un art auquel Mathilda excelle. Elle sait que les grands plongeurs apprécieront les nudibranches rares et les crabes porcelaine, tandis que les débutants ne voudront pas partir sans avoir croisé un banc de barracudas.

Au fil de l'eau


Comment une jeune Française est-elle parvenue à s'amarrer à ce petit coin de paradis ? "J'ai vraiment de la chance. Partout où j'ai travaillé, tout le monde rêvait d'enseigner là-bas. Surtout, les passionnés de photographie !".  A 18 ans, un brin rebelle, Mathilda arrête le lycée en cours d'année, et part avec son sac dos pour un voyage de quelques semaines. Sept ans après, elle n'est toujours pas rentrée.  En Asie du Sud-Est, cette aventurière se passionne d'abord pour le snorkelling avant de découvrir les bouteilles. Tombée amoureuse de l'île Koh Tao mais avec un budget serré,  elle travaille pour un club de plongée afin de payer sa formation d'instructeur. Des spots d'Indonésie à ceux d'Amérique du Sud, le goût pour l'aventure la conduit finalement à Mabul. "J'espère ne pas m'ennuyer sur une île aussi petite" plaisante-elle. "Le village est minuscule et même si je les adore, j'ai parfois l'impression qu'on vit sur des planètes différentes avec mes collègues malais. On est loin de l'ambiance festive de Koh Tao sur Mabul mais j'ai grandi ".

L'enseignement de la plongée, une vocation
Heureusement pour compenser le manque de distraction de la petite île, Mathilda est passionnée par son métier d'instructeur. "Ce qui est super, c'est de faire découvrir la plongée à quelqu'un, surtout les enfants qui sont très curieux ". A écouter la Française, tout le monde devrait profiter des bienfaits de la plongée. "C'est une école de la sérénité. Je me souviens d'une femme qui avait arrêté la cigarette et l'alcool  pour ses enfants. Elle me disait qu'elle oubliait dans l'eau la sensation de manque".

D'après elle, la plongée est un sport bien moins exigeant physiquement qu'on le pense, surtout quand comme à SMART, les bouteilles et l'équipement son portées par les employés. A condition d'être en bonne santé, les plongeurs de 15 à 70 ans peuvent donc s'essayer à taquiner les poissons.

Avec des rêves d'eau bleue plein la tête et notamment celui d'ouvrir un jour, son propre sanctuaire pour les tortues, Mathilda encourage tous les Français à "venir visiter à Sipidan comme Mabul, ses aquariums géants !".

 

 

 

 

 

 

Texte et photos de Marion Le Texier (Lepetitjournal.com/kuala-lumpur) Vendredi 19 Avril 2013

logofbkl
Publié le 18 avril 2013, mis à jour le 19 avril 2013
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