

L'Institute for Economics and Peace a publié une seconde édition de son classement qui porte sur les causes et les dommages du terrorisme. L'étude concerne 162 pays et 99.6% de la population mondiale, sur la période couvrant début 2000 à fin 2013. Elle est fondée sur les données répertoriées par le National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism, qui répertorie 125.000 incidents depuis 2000.
Le terrorisme dans le monde
L'organisme définit la notion de terrorisme comme telle : ?la menace ou l'utilisation d'une force illégale ou de la violence par un acteur non étatique pour atteindre un but apolitique, économique, religieux, social, au travers de la peur, la coercition ou l'intimidation?.
Il explore l'évolution du terrorisme, le niveau de risques, le fonctionnement des groupes terroristes majeurs et la corrélation entre contexte socio-économique et terrorisme. Un groupe de spécialistes conclut leur étude par une série d'essais et donnent leurs recommandations pour comprendre et réagir face à cette menace.
La Malaisie est classée 48ème pays le plus touché et a reculé de 50 places en l'espace de deux ans, même si elle apparaît pourtant comme l'un des pays les plus pacifiques au monde. La France quant à elle arrive, en 56ème position, une donnée qui fluctue sensiblement d'une dizaine de places d'une année sur l'autre. Les données estimatives annoncent plus de 700 combattants de nationalités Française en Syrie, le deuxième chiffre le plus élevé pour les pays non Moyen-Orientaux.
Ils sont un peu plus d'une trentaine de pays à obtenir la meilleure place du classement à la 124ème position qui équivaut tout simplement à l'absence de menace terroriste. Parmi eux, le Turkménistan, la Finlande, la Papouasie, le Vietnam, le Bénin ou le Nicaragua.
L'Irak en première place, suivi dans l'ordre de l'Afghanistan, du Pakistan, du Nigéria, de la Syrie apparaissent être les pays où l'impact est le plus fort, suivi de très près par l'Inde. Il faut savoir que 80% des actes terroristes surviennent dans ces cinq pays.
Des statistiques à la hausse
Le constat est inquiétant, le nombre de victimes du terrorisme a bondi de 61% entre 2012 et 2013, passant de 11.133 à 17.958 morts. Un peu plus d'un tiers de cette triste statistique revient à l'Irak. Il a été multiplié par cinq depuis l'an 2000, année durant laquelle on comptait uniquement 3.361 morts. Après une légère baisse qui a débuté en 2007, la quantité de personnes sacrifiées sur l'hôtel du terrorisme a recommencé à augmenter depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011. En 2013, un triste record a été battu: 24 pays ont vu plus de 50 tués lors d'attaques terroristes.
Sur l'ensemble des attaques, 66% ont été perpétrées par quatre groupes uniquement : Al Qu'aida, l'ISIL, les Talibans et Boko Haram. Seul 5% des 107.000 victimes du terrorisme depuis l'an 2000 sont décédées dans des pays de l'OCDE. Leur nombre reste bien inférieur aux personnes tuées par homicide, avec 40 fois plus par ce biais en 2012, soit 11.000 contre 437.000.
Les pays propices au développement du terrorisme partagent trois caractéristiques : une instabilité politique, des frictions intergroupes, et un Etat peu ou pas légitime. Le PIB a contrairement une causalité marginale. 13 pays risquent une forte augmentation du terrorisme sur leur sol : l'Angola, le Bangladesh, le Burundi, la République Centre Africaine, la Côte d'Ivoire, l'Ethiopie, l'Iran, Israël, le Mali, le Mexique, le Myanmar, le Sri Lanka et l'Ouganda.
Krys Ottino (www.lepetitjournal.com/kuala-lumpur.html) jeudi 11 décembre 2014
Photo Vision of Humanity.com
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