Édition internationale

MFUC - Les entreprises françaises de Malaisie rencontrent les alumnis malaisiens de France

Écrit par Lepetitjournal Kuala Lumpur
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 2 mai 2016

L'Universiti Kuala Lumpur (UniKL) avait pris l'accent français le temps d'une après-midi le jeudi 14 avril. Elle accueillait le Meeting Career Talk, co-organisé par le Centre Universitaire Franco-Malaisien (MFUC) et la Chambre de Commerce et d'Industrie France Malaisie (CCIFM). À cette occasion, 10 entreprises françaises ayant des bureaux localement étaient présentes, ainsi qu'une trentaine d'anciens alumnis malaisiens parlant français.

C'est un véritable job-dating qui a lieu au 23ème étage de l'UniKL, située Jalan Sultan Ismail. Présidé par Elisabeth Laubel qui représentait la CCI, Maxime Ferraille, le MUFC, et le Professeur Dato' Dr. Mazliham, Président de l'UniKL et parfait francophone. 

Huit représentants de sociétés françaises ont défilé pour présenter l'historique de leur entreprise en Malaisie. Parmi elles, des géants comme Total ou Decathlon (qui ouvrira prochainement son tout premier magasin en Malaisie) côtoyait des PME comme Orinox, Aramis ou MYEvolution, qui dans ce contexte avait la particularité d'être une entreprise née en Malaisie, mais créée par deux Français. Les profils recherchés sont en général des ingénieurs, dont la mission sera de mener à bien différentes opérations dans l'énergie, le transport, l'Oil&Gas ou la manufacture. 

La salle de cours, s'apparentant à un petit amphithéâtre, laisse place à trois alumnis malaisiens venus faire part de leur expérience française. Ils ont tous fait des études en France, aidés pour la plupart par le Malaysia France Institute, sous l'égide de l'UniKL fondé en 1995, et qui offre aux étudiants une préparation pour poursuivre des études en France, avec pour spécialité la robotisation et la maintenance industrielle. Au milieu de discours menés en anglais, se mêlent des noms de villes comme Besançon, Nice, Angoulême, Lille ou encore Lyon, communes où les alumnis ont passé quelques années à parfaire leur formation et leur pratique de la langue française au sein d'IUT, de classes préparatoires ou d'écoles d'ingénieurs. Les anciens étudiants ont pour la majorité trouvé du travail dans des entreprises françaises en Malaisie telles que Lafarge ou Colas Rail. L'un d'eux revendiquent le fait qu'il est le seul à parler français dans son entreprise, ce qui lui offre une compétence non négligeable.

Le but de cette rencontre était avant tout d'aider les alumnis à mettre à profit leur expérience française auprès d'entreprises recherchant des profils bilingues franco-anglais. Dans cette idée, Adèle Pruvost, la directrice adjointe du Campus France Malaisie, a introduit le site malaysia.francealumni.fr, destiné à créer un réseau professionnel entre les deux entités. Une bonne attitude, de l'anticipation et de l'organisation, rappelle Adèle Pruvost, ?c'est le plus important. Mettez à profit vos compétences personnelles plutôt que vos compétences techniques?.

Opinion partagée par les alumnis, forts de leurs expériences en France, pays où l'accent social est mis en avant dans les entreprises. ?Ici on n'a pas de pause café. Ca me manque par rapport à la France car la pause crée une unité d'équipe, des affinités, que l'on n'a pas forcément quand on travaille en Malaisie? explique Gajen, passé par Saint-Etienne et aujourd'hui ingénieur dans une PME à Shah Alam. S'il est venu aujourd'hui, c'est parce qu'il désire mettre en avant ses compétences en français, et pourquoi pas être recruté par l'une des sociétés présentes. D'autres comme Moher, employé à Petronas, cherchent du travail en France. ?Je préfère le froid à la chaleur de la Malaisie?, confie celui qui a étudié à Toulouse et Compiègne, avant de reconnaître avec désarroi qu'il était beaucoup plus simple de trouver du travail en Asie du Sud-Est qu'en Europe. Pour la plupart des alumnis embauchés dans des entreprises françaises, le réel avantage qu'apporte la connaissance de la langue française intervient quand des opérations sont effectuées en Afrique. Pour certains d'entre eux, cela ajoute plus une nouvelle compétence, le français étant une des sept langues qu'ils connaissent. 

 

Gregor Clauss (www.lepetitjournal.com/kuala-lumpur.html) jeudi 28 avril 2016

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Publié le 27 avril 2016, mis à jour le 2 mai 2016
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